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La gestion mentale en question. A propos des travaux d'Antoine de La Garanderie
Gardou Charles
ERES
29,50 €
Épuisé
EAN :9782865863730
Nul n'ignore le succès de la gestion mentale et, plus précisément, des travaux d'Antoine de la Garanderie. On sait l'engouement dont ses publications sont l'objet et la forte médiatisation de ses théories. Si on s'accorde volontiers à les reconnaître comme vecteurs de recherches et de nouvelles pratiques pédagogiques, de plus en plus nombreux sont ceux qui déplorent l'absence d'évaluation contrôlée et la présentation souvent simpliste et maladroite d'une " méthode miracle qui éradiquerait l'échec scolaire ". Dans cet objectif, près de trente auteurs d'horizons divers (instituteurs, maîtres spécialisés, professeurs, formateurs, psychologues, orthophonistes, universitaires...) ont accepté, sous la direction de Charles Gardou, d'ouvrir le débat autour des propositions de l'un des pédagogues les plus connus et les plus lus en France, propositions certes séduisantes mais qui méritent d'être analysées, interrogées, mises en questions.
Résumé : Développer et diffuser des savoirs scientifiquement établis sur le handicap, pour produire de nouvelles Lumières, changer le regard et faire évoluer les pratiques professionnelles et politiques. Des chercheurs français reconnus dans le champ de la recherche sur le handicap répondent aux questions suivantes : quelles sont les contributions de votre discipline scientifique à la connaissance du handicap ? Quels sont ses apports essentiels, en termes d'auteurs, de théories de référence, de concepts et méthodologies, etc. ? Quels sont les "fondamentaux" de ce gisement de savoirs disciplinaires à (re)découvrir, à exploiter, à faire connaître ? Issues de l'ensemble de ces savoirs, des propositions, complémentaires et articulées, sont formulées aux pouvoirs publics.
Dans des récits incarnés, les auteurs, frères ou soeurs de personnes handicapées donnent à comprendre leurs sentiments, leurs attitudes, leurs réactions, leurs faiblesses, leurs forces, leurs attentes. Pour explorer les mystères de ces vécus fraternels "hors normes", Charles Gardou a demandé à des acteurs directement concernés de faire un retour sur leur passé et de revisiter leur "roman familial". Sans faux fuyants, sans écran interposé, mais avec authenticité, pudeur et capacité de distanciation, ils dévoilent leur expérience existentielle singulière, mettant ainsi au jour ce qui reste habituellement dans l'ombre et que ne peuvent ignorer ceux qui ont la charge de les aider.
A travers l'oeuvre-vie de Robert Schumann, Frida Kahlo, Blaise Pascal, Jean-Jacques Rousseau, Fedor Dostoïevski, Joë Bousquet, Helen Keller, Démosthène et de bien d'autres figures souvent mythifiées, Charles Gardou donne à voir la place de la vulnérabilité dans toute vie et les ressorts nécessaires pour la surmonter. Comme tant d'anonymes, ces femmes et ces hommes font subir un renversement, un retournement au handicap. Ils composent, peignent, écrivent, créent, certes pour s'exprimer, mais avant tout pour s'emparer de leur vie et lui rendre sa hauteur. Leurs itinéraires singuliers témoignent d'une réalité paradoxale : le handicap impose de multiples limitations et impuissances, d'indicibles détresses, des sentiments d'infériorité. Il contraint à renoncer à des aspirations, il réduit parfois en poussière des désirs et des projets, il restreint certaines capacités, mais en aucun cas, il n'obère l'ensemble des possibilités d'un être. Certaines peuvent même s'accroître. A l'heure où l'on exalte la facticité, où s'affiche la loi de la force, parfois avec indécence, l'auteur rappelle combien l'oubli des valeurs de la fragilité génère mépris et exclusion. A l'instar de Fragments sur le handicap et la vulnérabilité. Pour une révolution de la pensée et de l'action (éd. 2013) et de La société inclusive, parlons-en ! Il n'y a pas de vie minuscule (2013), il montre que l'homme est d'autant plus fort qu'il se connaît et s'assume vulnérable. Il ouvre ainsi à une intelligence de la fragilité.
Cet ouvrage-synthèse aborde sans esquive, les questions fortes inhérentes au handicap: parents, fratrie, professionnels, affectivité et sexualité, éthique, école, société... En même temps qu'une réflexion ouverte à tous, il propose un itinéraire à l'usage des formateurs. Son objectif: faire rupture dans la manière de penser et de prendre en compte le handicap, afin de susciter une mutation culturelle. La notion de norme et celle de catégorisation président aujourd'hui dans nos sociétés de manière inconsciente, obsessionnelle ou névrotique! Qui ne voit les dégâts qu'elles génèrent? Elles opposent, marginalisent, enferment. Elles empêchent de connaître ceux qui ne sont pas "comme les autres", de construire avec eux à partir du lieu qui est le leur. La frontière reste étanche entre d'un côté, les "bien-portants" qui constituent la majorité, et de l'autre, les "handicapés" considérés comme un groupe en soi, un genre, une humanité spécifique. Or le handicap n'est qu'un des aspects des problèmes généraux de notre humanité. Il ne fait qu'en jouer le rôle d'amplificateur. Le sort peut amener celui-ci ou un autre, sans aucune prévisibilité ni équité, à en être victime. Parce qu'il relève de l'ordinaire de la vie, il est à prendre en compte chaque fois que l'on pense l'homme et ses droits, que l'on éduque ou que l'on forme, que l'on élabore des règles et des lois,que l'on conçoit l'habitabilité sociale ou que l'on aménage les espaces citoyens, etc. C'est de cette seule manière que pourra s'accomplir la désinsularisation de ceux qui ne sont pas du bon côté du hasard. Trois conditions sont nécessaires pour opérer cette mutation culturelle: conscientiser ce que vivent les personnes en situation de handicap, apprendre à contester le pouvoir des normes, et déployer, hors du misérabilisme ou de l'héroïsme, une volonté profondément réformatrice. C'est à cela que s'emploie Charles Gardou dans cet ouvrage en écho à ses recherches et à ses actions sur le terrain.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.