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La Licorne N° 77 : Saint-John Perse sans masque. Lecture philologique de l'oeuvre
Camelin Colette ; Gardes Tamine Joëlle ; Mayaux Ca
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753503090
Le présent volume propose une nouvelle approche de Saint-John Perse. qui replace dans la temporalité humaine, celle de l'histoire et celle du processus d'écriture, une autre qui se Ovulait toujours hors du lieu et hors du temps, comme frappée d absolu, fixée pour l'éternité sur le papier bible d'une collection prestigieuse. Dans le volume de la "Bibliothèque de la Pléiade", Saint-John Perse a édifié la figure d'un Poète inspiré, si bien que l'historicité de l'?uvre et la spécificité de sa langue ont été peu abordées par la critique. Pourtant, les archives du poète ont permis de revenir sur cette image. Des travaux sur les correspondances ont montré que certaines avaient été écrites ou récrites pour la Pléiade. D'autres travaux, à partir de l'examen des manuscrits. ont conduit à revenir sur la fiction d'un poète qui rédige d'un seul jet sous le coup de l'inspiration. D'autres encore ont révélé combien Saint-John Perse avait emprunté aux livres de sa bibliothèque par une pratique du collage qui n'a rien à envier à celles de Cendrars ou d'Apollinaire. Toutes ces recherches ont légitimé une nouvelle approche du texte qui se penche sur sa genèse, sur les matériaux linguistiques qu'il utilise, et ont replacé le poète dans l'histoire, qu'il s'agisse de son histoire personnelle ou de l'Histoire de son temps. C'est cette analyse, d'inspiration philologique, qui est mise en ouvre dans ce volume. Ainsi peut-on saisir toute la richesse d'un univers, qui met en relation diverses civilisations, de multiples savoirs, et apprécier une ?uvre dédiée à l'honneur du langage poétique.
Résumé : L'année 1913 est le moment où la culture européenne, à son sommet, semble suspendue au bord de l'abîme. Revenir sur le paysage intellectuel et artistique de 1913 nous permettra-t-il de mieux nous orienter aujourd'hui ? C'est le pari qui est le nôtre. Il s'agit de comprendre ce qui a fécondé le XXe siècle, mais aussi ce qui lui a manqué, ce qui a été perdu pendant les apocalypses et les glaciations qui ont suivi. De quels espoirs, de quelles illusions, de quelles révoltes cette génération fut-elle porteuse ? Les années qui ont précédé la guerre sont un prodigieux laboratoire de formes nouvelles, aussi voit-on souvent 1913 comme l'origine de cette modernité esthétique revendiquée par les avant-gardes. Nous avons cherché, pour notre part, à montrer la richesse et les tensions de cette année-là. L'Homme sans qualités de Musil incarne " un homme du possible " qui traite la réalité comme " une tâche et une invention perpétuelles ". C'était en 1913 : quels sont nos possibles aujourd'hui ?
Si l'intensité d'un texte est souvent commentée, la notion elle-même fait rarement l'objet de définitions théoriques. Continent expliciter ce "je-ne-sais-quoi" au-delà de l'effet qu'il produit, de l'émotion immédiate, de l'ineffable? Quelles sont les limites (durée, degré) entre lesquelles l'intensité parvient à son maximum d'efficacité? Comment apprécier les variations d'intensité? Une intensité qui se maintiendrait à son propre paroxysme finirait par rester égale à elle-même, donc diminuerait. Le problème des degrés d'intensité s'est posé: au-delà de seuils à définir l'intensité se dissout, devient obscure ou insoutenable. L'intensité est-elle nécessairement éphémère? L'intensité est-elle située du côté de la simplicité classique, de la raréfaction, de la réticence, du murmure et du silence? Est-elle plutôt située du côté de la prolifération baroque, de l'augmentation d'intensité sonore, du cri, du hurlement? Aux deux extrêmes: le délire dionysiaque et le langage apophalique des mystiques. Dans quelle mesure l'intensité serait-elle compatible avec la clarté de la représentation? A la limite, l'intensité échapperait-elle à l'analyse? Ne pourrait-elle que s'éprouver? Parcours à travers les séminaires, les journées d'étude et le colloque organisé par l'équipe B 1 "Poétiques de la représentation" du FoReLL (UA 3816) de l'université de Poitiers, du 11 au 13 juin 2009, ce volume fait le point sur la problématique de l'intensité dans ses divers aspects. Notion complexe, issue des sciences naturelles, l'intensité demande plusieurs types d'approches: l'analyse lexicale du mot, l'étude de l'historicité de la notion, des études linguistiques contemporaines, des approches scientifiques, l'analyse des implications esthétiques et éthiques de l'intensité. Le colloque a permis de diversifier les éclairages en ouvrant la problématique à différents genres, à différents arts (musique, danse, cinéma), à différentes périodes (de la rhétorique romaine à la littérature contemporaine) et à différentes approches théoriques de la notion. Des lignes de force se font jour, des références (Nietzsche, Bergson, Proust, Deleuze...), des notions (rythme, consonantisme, voix, couleur, sublime, choc, énergie, réel, corps).
Sujet du programme XXème siècle des agrégations de Lettres 2007. La partie "repères" s'attache dans un premier temps à situer l'oeuvre dans son contexte historique et littéraire. "Problématiques" analyse les différentes questions que le texte suscite. "Le travail du texte" aborde les questions d'ordre méthodologique, grammatical et stylistique. L'ouvrage s'achève sur la bibliographie d'usage.
Segalen Victor ; Lebrun Adélaïde ; Camelin Colette
Résumé : A l'image de son héros, Le Maître-du-Jouir est un livre inclassable dont la beauté sauvage et la modernité stupéfient. Le Maître-du-Jouir, c'est Paul Gauguin. Un Gauguin légendaire, réinventé par Segalen qui nous conte l'aventure géographique et spirituelle de ce superbe "hors-la-loi" fuyant une Europe exsangue, venu chercher en Polynésie un paradis terrestre aux couleurs primitives. Le Maître veut sauver la race maorie et ressusciter les anciens dieux. Sa quête hallucinée dans l'île de Möuna-Roa, terre du Grand-Jouir, se heurte bientôt à l'hostilité de l'administration coloniale... Le narrateur, de plus en plus fasciné, enquêtant dans le dernier décor de son héros, va tenter de reconstituer son épopée en côtoyant ceux qui l'ont bien connu comme le fidèle Tioka ou Sara la belle vahiné, qui ne le laisse pas indifférent. Mais qui était vraiment le Maître-du-Jouir ? Plongée dans la moiteur des tropiques et les ténèbres d'une âme tourmentée, ce roman inachevé de Victor Segalen (1878-1919), publié pour la première fois dans un volume accessible, est ici préfacé et annoté par Colette Camelin, professeur émérite de littérature française à l'université de Poitiers et illustré par Adélaïde Lebrun. Un cahier intérieur inclut des reproductions couleurs des oeuvres de Paul Gauguin.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.