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Enquête sur la formation des élites
Garçon François ; Pomerol Jean-Charles
PERRIN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782262030919
Les intelligences sont soumises à la compétition. L'excellence universitaire est mesurable. Dans aumoins trois pays, elle est même palpable et ne doit rien au hasard: là, les universités sont dynamiques et bien gérées, les professeurs correctement payés, les étudiants sont écoutés et traités en adultes responsables. Mais objectera-t-on, ces universités de rêve sont privées, coûteuses, élitistes et réservées aux « riches »... clichés infondés: ces établissements sont principalement publics et quand ils ne sont pas gratuits, ils innovent en matière de droits d'admission. Les ressorts de l'excellence universitaire se nomment rigueur dans les recrutements de professeurs, rigueur dans les processus d'évaluation et gouvernance encadrée des établissements. Or l"« excellence » débouche à terme sur la valorisation de l'intelligence... à l'échelle d'un pays. L'enjeu est donc à la fois vital et stratégique. Comparant les enseignements supérieurs en France, en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, cette étude éclaire les tares françaises. Il tente encore de montrer qu'une France en quête de modèle devrait cesser de se tourner vers le cas nord américain, inexportable, et se pencher sur deux modèles d'excellence à portée de TGV. Ce livre est une invitation à la curiosité et à l'imitation urgente des modèles qui fonctionnent"
Sorti en 2005, le film Le Cauchemar de Darwin accède immédiatement au statut de monument du cinéma documentaire. Il révèle un trafic monstrueux, sacrilège : les avions qui viennent chercher la perche du Nil, poisson abondamment pêché dans le Lac Victoria, arrivent en Tanzanie chargés d'armes destinées à " alimenter " les conflits locaux. L'obscénité du dépeçage de l'Afrique par les pays du Nord éclate au grand jour. Début 2006, une étude de François Garçon paraît dans la revue Les Temps modernes : Hubert Sauper, le réalisateur, aurait instruit uniquement à charge. Suit une polémique virulente qui décide plusieurs journaux à envoyer des reporters sur les lieux du tournage. Le caractère problématique de la démonstration du cinéaste se voit confirmé. Cet ouvrage nous offre un formidable décryptage de la puissance de l'image, allié à une réflexion politique et esthétique plus que jamais nécessaire. Tous les moyens seraient donc bons pour servir n'importe quelle cause supposée bonne ? Ce livre refuse ce bien curieux postulat et nous apporte une autre vision du fonctionnement de la globalisation dans cette région de l'Afrique, nettement plus complexe, moins cauchemardesque aussi.
En cinq ans, la Suisse a subi deux chocs violents : d'abord, le secret bancaire a été jeté à la poubelle ; puis, en février 2014, une votation populaire "contre l'immigration massive" a mis les Suisses au ban de l'Europe. Et gare aux sanctions qui s'annoncent. La Suisse, pays le plus prospère sur la planète, se remettra-t-elle de ces épreuves ? Notre réponse : évidemment ! La Suisse est d'abord une puissance industrielle, fondée sur des centaines de milliers de PME. Xénophobe la Suisse ? C'est le pays qui, en Europe, a accueilli le plus d'étrangers sur son sol ces dix dernières années. La Suisse est un pays coriace ! L'Etat y est léger, peu coûteux, les élites y sont autant rurales que citadines. Bien formée, la population vote ses impôts, finance un système de formation hors norme, du primaire jusqu'aux niveaux supérieurs. Si la machinerie fonctionne à la perfection, c'est que la population se mêle de tout, tout le temps, de manière pacifique. Par comparaison avec tous les pays qui l'environnent, la Suisse apparaît comme un modèle d'efficacité politique et économique.
Sur Le plan politique, La Suisse paraît être L'Etat où La démocratie est La plus développée, avec notamment une procédure référendaire dynamique, ainsi que des vestiges de démocratie directe. Au niveau économique, La Suisse connaît un faible taux de chômage, un niveau de richesse élevé, maintient une finance et une monnaie fortes, une industrie compétitive et diversifiée, en partie grâce à une capacité d'innovation reconnue. En ce qui concerne L'éducation, La Suisse possède parmi Les meilleures écoles de La planète, avec des établissements très bien évalués par Les classements internationaux. Et même sur Le plan sécuritaire, La Suisse fait figure de sanctuaire. Antre de La neutralité, ce pays militarisé, où Le service national paraît constituer un ciment social, est jusqu'à présent quasiment épargné par Le terrorisme et La délinquance de masse. Alors, La Suisse est-elle un modèle ? Si La question peut Légitimement se poser, La réponse ne saurait bien sûr n'être qu'une ode au système helvétique. Suivant des approches critiques analytiques, une quinzaine de chercheurs et de praticiens, d'horizons différents, explorent Les atouts de La Confédération, tout en remettant en question La notion même de modèle. Le résultat est un ouvrage passionnant et étonnant, y compris pour Les citoyens suisses, qui découvriront des regards extérieurs portés sur Leur pays.
Résumé : A l'origine, la rencontre d'un jeune ingénieur passionné par la technique photographique, Léon Gaumont, et du cinématographe. Aujourd'hui, une société qui produit, distribue et exploite aux quatre coins du monde un patrimoine comptant parmi ses nombreux talents Alice Guy, première réalisatrice, Louis Feuillade et ses Vampires, Jean Vigo le rebelle, Martine Carol la sulfureuse ou les mythiques Tontons flingueurs. Plus près de nous, de La Boum à 37°2 le matin, de La Gloire de mon père au Grand Bleu, de La Folie des grandeurs à La Chèvre ou aux Visiteurs, les nouveaux films cultes. Gaumont, doyenne mondiale des compagnies de cinéma : une histoire qui se confond avec celle du cinéma français.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.