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Entre l'Etat et l'usine. L'école des Mines de Saint-Etienne au XIXe siècle
Garçon Anne-Françoise
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868479587
Que voulez-vous... Nous sommes trop noirs et trop loin de Paris... ". Le propos, désabusé, reflète le peu de cas que faisait l'intelligentsia française de la fin du XIXe siècle des Ecoles professionnelles et provinciales de surcroît. Un désintérêt relayé par l'Histoire... Et pourtant... S'intéresser à l'Ecole des Mines de Saint-Etienne, au XIXe siècle, c'est découvrir qu'elle forma Fourneyron, Boussingault, Pourcel et Fayol, qu'elle procura à l'industrie du pays l'essentiel de ses cadres supérieurs, directeurs, ingénieurs. Cette étude historique s'attache à définir les trois temps de l'ingénieur dans la France du XIXe siècle, celui de l'ingénieur pédagogue, celui de l'ingénieur expérimentateur, celui de l'ingénieur administrateur. A contrario des idées reçues, elle montre que le pays n'a pas manqué d'ingénieurs ; que le désir de " Science industrielle " est né avec l'industrialisation; enfin, qu'une Ecole d'Etat a été parfaitement capable de former des ingénieurs performants, rompus à la pratique industrielle, à l'innovation, aux sciences expérimentales. Technologie et technocratie ne se confondent pas. Les débuts de l'industrialisation ont fait émerger à partir du modèle allemand, un profil d'ingénieur industriel, arc-bouté sur la mixité privé/public, avec le soutien de l'Etat libéral, au nom de l'utilité publique. Il a fallu la grande crise technique du milieu de siècle pour que cette figure prenne corps et trouve une légitimité autre que celle que lui donnait l'entreprise. Dans les années 1880, la crise économique a frappé l'industrie. Le diplôme est né, comme une parade tandis qu'une lutte sévère se livrait entre grandes Ecoles. Alors, la figure de l'ingénieur s'est intellectualisée... L'ouvrage ouvre de nombreuses perspectives pour une réflexion actuelle sur la figure de l'ingénieur. Une figure placée entre l'Etat, la science et l'industrie.
Querrien Anne ; Garcin-Marrou Flore ; Candore Marc
En Amérique Latine, la schizoanalyse (Gilles Deleuze, Félix Guattari, L'Anti-Odipe, 1972) a été accueillie comme une pensée nécessaire face aux dictatures. Gregorio Baremblitt en a fait la trame de la pratique du "squizodrame", pour la recherche, l'autogestion et la thérapie collective (avec M Amorim, J-A Nunes Bichuetti, M de Fatima Oliveira, A Lans). Peter Pal Pelbart accompagne le théâtre Ueinzz, dont les acteurs peuvent échapper à l'hôpital psychiatrique. En France, nombreuses sont les tentatives de mises en scène passionnées par les subjectivités dissidentes. Chacun et chacune construit sa machine de soulèvement de l'état des choses : machine d'écriture (Flore Garcin-Marrou, Jean-Claude Polack, Laura Cull, Jean-Pierre Sarrazac, Audrey Olivetti, Gabriela Berti, Anne Querrien) ; machine de représentation (Fabienne Brugel, Jérôme Bel, Serena Reinaldi, Serge Sandor) ; machine de fiction (Marco Candore, Jacques Besse, Damien Schultz, Allen S Weiss). Il ne s'agit pas de théâtre mais de production de nouvelles subjectivités, exigée par la férocité de notre temps, illustrée ici par le sort fait à la ville de Detroit (Elsa Bernot) et celui fait aux Rroms (Aline Beley, Laurent Ott).
Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d'incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, l'Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C'est qu'il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l'acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d'un éternel jeune homme.
Garzon Ricard Ruiz ; Cohen Beucher Anne ; Pusterle
Judit a bientôt douze ans. Passionnée de dessin, elle se rend régulièrement au parc des Bastions, à Genève, pour croquer les pièces des jeux d'échec géants. Un jour, elle rencontre Roger et son père, qui lui apprennent à jouer. Dès lors, Judit accorde aux échecs autant de temps et d'investissement qu'au dessin. Elle s'entraîne, fait des progrès, jusqu'à tenter sa chance face à Mister Aliyat, un vieil Iranien imbattable qui joue tous les jours dans le parc. Mais Mister Aliyat n'a pas de papiers, et risque de se faire expulser. Alors Judit, utilisant tous les moyens possibles, réunissant toutes les personnes qui pourraient l'aider, mettant en pratique tout ce que la vie lui a appris, dispute une partie d'échec médiatisée contre son mentor pour plaider sa cause. Se déroule alors un très intense face-à-face, dont l'enjeu dépasse l'idée même de victoire.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.