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Alexandre Chayanov pour un socialisme paysan
Garcia Renaud
CLANDESTIN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782369350668
L'économiste agraire Alexandre Chayanov (1888-1937), loyal soutien de la transition vers le socialisme fusillé pour ses idées par la police politique soviétique en 1937, a jeté les bases d'une étude rigoureuse de l'économie paysanne familiale. Encore largement à l'oeuvre dans l'agriculture de subsistance des pays du Sud, celle-ci figure aussi dans les déclarations de nombreux paysans en lutte contre le développement des grandes exploitations agro-industrielles. En présentant le fonctionnement d'une économie dénuée des catégories de base du capitalisme (salaire, intérêt, rente, profit) et fondée sur le sens populaire des équilibres, des échelles pertinentes de production et de l'autonomie locale, l'oeuvre de Chayanov permet de combattre l'imaginaire de l'homo economicus. Sa réflexion sur l'extension coopérative de cette économie offre en outre de solides points d'appui à la réorganisation de la production agricole dans les sociétés de l'après-croissance.
Résumé : Qui, dans les rangs de la critique autorisée, s'offusque de voir les penseurs du vivant et leurs compagnons postmodernes, disciples de Bruno Latour, Phillipe Descola et Donna Haraway, considérer le concept de nature comme réactionnaire ?? Il en résulte pourtant cette incongruité? : ils défendent une écologie sans nature. En évacuant cette notion pour lui substituer celles de "? vivant ? " et de "? non-humain ? ", réputées plus inclusives, y compris pour les machines et les systèmes "? intelligents ? ", les "? descolatouriens ? " avalisent le développement technologique. Ils s'accommodent de l'expansion de l'industrialisme, ou ordre du technique, né des noces de l'accumulation du capital et de la science physique galiléo-newtonienne. A la Belle Epoque, des anarchistes ont, eux, saisi intuitivement l'ampleur des nuisances de l'industrialisme, voué à artificialiser la nature jusqu'à vouloir totalement la maîtriser. Ce livre vise à renouer le fil de leur révolte. La nature mérite en effet d'être méditée et sentie pour elle-même, dans son caractère énigmatique, par ceux qui naissent d'elle, oeuvrent à ses côtés, puis acceptent leur mort. Ceux-là, dont l'honneur est de lier, indissolublement, nature et liberté, nous les nommons "? naturiens ? ".
Résumé : La nature humaine ? Fiction dangereuse. La raison analytique ? Instrument d'uniformisation culturelle. La vérité ? Objet relatif masquant les dispositifs de pouvoir. Le langage ? Geôlier de la créativité. L'universalisme ? Alibi de l'Occident pour dominer le monde. Le corps ? Pâte à modeler au gré des innovations technologiques. Tels sont les lieux, devenus communs, de la pensée de la déconstruction. Déconstruire... D'un concept plutôt ésotérique, les gauches "radicales" ont fait un programme systématique consistant à suspecter un rapport de domination sous chaque idée ou comportement. Si elles permettent de redoubler de subtilité sur les questions de moeurs - le domaine "sociétal" -, les théories de la déconstruction rendent les armes devant la marchandisation généralisée, l'emprise des industries culturelles et l'artificialisation du monde. Qui évoque la nécessité d'une décélération, parle d'aliénation, remet au coeur de l'analyse le corps vécu dans un environnement limité, commet dès lors le crime ultime : réintégrer un moment conservateur dans la critique. Occupées à déconstruire et à se déconstruire à l'infini, les gauches "radicales" ont négligé le terrain du social, qu'une extrême droite opportuniste a investi en exploitant la détresse des perdants de l'histoire. Cet ouvrage tente de comprendre comment nous en sommes arrivés là, de donner les raisons de ce sabordage intellectuel et politique, en analysant l'influence de la déconstruction sur la critique sociale contemporaine. Il en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.
Résumé : "Il y a des époques dans la vie de l'humanité, où la nécessité d'une secousse formidable, d'un cataclysme, qui vienne remuer la société jusque dans ses entrailles, s'impose sous tous les rapports à la fois. A ces époques, tout homme de coeur commence à se dire que les choses ne peuvent plus marcher ainsi , qu'il faut de grands événements qui viennent rompre brusquement le fil de l'histoire, jeter l'humanité hors de l'ornière où elle s'est embourbée et la lancer dans les voies nouvelles, vers l'inconnu, à la recherche de l'idéal". Pierre Kropotkine, géographe et théoricien du communisme anarchiste, livre ici un vibrant appel aux exploités du monde entier à s'unir et à détruire toute forme d'autorité, politique, économique et religieuse.
Face à la marche en avant du capital, voué à conquérir des territoires toujours plus reculés au dehors comme en dedans de nous-même, des voix s'élèvent et en appellent à prendre en compte les limites. Mais leur nature reste encore à définir : tel est l'objet de ce livre. Les limites sont constitutives de notre être-au-monde, elles lui donnent sa densité et sa saveur. Dans chaque moment de la vie quotidienne, nous évoluons dans un lieu précis du vaste monde, situé autour de notre corps et imprégné de nos manières d'être personnelles. Or le capitalisme s'attaque à cette dimension fondamentale, en sapant toujours davantage les possibilités de contact direct avec notre environnement. Aliments privés de goût par l'industrie, technologies nous donnant l'illusion d'être partout sans jamais être vraiment quelque part, transformation du travail en activité absurde et désincarnée, obsession de la santé nous poussant à gérer notre corps et notre "mental" comme un système performant : nous nous retrouvons en fait privés de monde, et par là de culture. Toutes ces formes de dépossession nourrissent un même mouvement d'abstraction de la vie. Alliant philosophie, sociologie et littérature, ce livre tente de déterminer où se situent désormais les résistances à opposer à la dynamique du capital, en redonnant à notre sensibilité une puissance politique.
La France compte plus de cartes SIM en circulation que d'habitant·es, et demain, avec l'arrivée de la 5G, ce seront tous les objets du quotidien qui seront connectés. Les voitures seront autonomes. Les foyers communicants. Les villes " intelligentes ". Mais est-on vraiment sûr que l'utilisation tous azimuts d'ondes électromagnétiques ne présente aucun risque ? Absolument pas, répond Nicolas Bérard au terme d'une enquête sur l'envers de cette " révolution technologique ". Comment et par qui les normes, censées nous protéger, ont-elles été mises en place ? Quels liens entre opérateurs téléphoniques, médias et gouvernements ? Quels sont les effets de cette technologie sur la santé humaine et le vivant ? A l'aube du développement d'une nouvelle pollution de masse, ces questions ne sont jamais posées dans le débat public."
Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l'accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d'engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l'organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l'auteur brosse aussi le portrait d'une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances et des expériences qui s'opposent à l'extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares.
Résumé : En 1972, R. Silverberg imagine des voyages organisés pour assister à la fin du monde. Dans un avenir proche, des jeunes couples friands de divertissements en tous genres sont réunis à l'occasion d'une soirée entre ami·es. Au centre des discussions, une distraction inédite tout juste expérimentée par la plupart d'entre eux : les agences de voyages temporels proposent une nouvelle destination. Il est désormais possible d'aller assister, à bord d'un vaisseau, à la fin du monde. Tandis que les invité·es comparent, à l'aune de leur caractère spectaculaire, les paysages mortifères contemplés, de l'extérieur arrivent des nouvelles alarmantes (catastrophes naturelles, épidémies...) mais qu'ils semblent totalement ignorer. A l'heure où la notion d'effondrement fait florès tant dans l'industrie culturelle que dans les grands médias, Silverberg nous enjoint à nous arracher de notre position indolente de spectacteur·ices d'un effondrement qui ne relève plus de la fiction. Un cri d´alerte !