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Théâtre. Tome 7
Garcia Lorca Federico
GALLIMARD
12,50 €
Épuisé
EAN :9782070286782
Miraculeusement sauvés du naufrage de la guerre civile espagnole, les deux très importants inédits que le hasard rassemble dans ce volume (ainsi qu'un très curieux scénario de film) plus de quarante ans après la mort tragique du poète, suffiraient à eux seuls à donner une plus juste idée de son génie, absurdement enfermé dans une légende de folklorisme andalou. Le Public (1930) plonge au plus profond de la métaphysique et, pour atteindre la "vérité des sépultures", c'est-à-dire l'ultime réalité de l'homme, dépouille furieusement ses personnages de tous leurs masques avant de les réduire au néant, non sans mettre en pièces sur son passage la morale conventionnelle et ses tabous. C'est peut-être la plus haute vague de la révolte surréaliste. S.T. (1935), premier acte d'un drame inachevé sans titre, ouvre, au contraire, toutes grandes les portes du théâtre sur l'actualité la plus brûlante, sur la vie brute qui palpite dans la rue, la faim et la souffrance des exploités que le poète appelle dans un grand cri libertaire à la révolution. Toutes les structures classiques du théâtre y sont bouleversées. La richesse imaginative et conceptuelle, la puissance, la double ou triple profondeur, la portée universelle de ces pièces font apparaître Lorca, tel qu'en lui-même enfin, comme le grand rassembleur des extrêmes, comme le lieu privilégié où dialoguent sans cesse le pessimisme le plus radical et l'engagement fraternel.
Résumé : Ce troisième volume du Théâtre de Federico Garcia Lorca comprend la pièce que certains considèrent comme son chef-d'oeuvre, La Maison de Bernarda. Tragédie de l'honneur, elle met en scène une veuve et ses cinq filles, murées dans la maison pour obéir à la vieille coutume cruelle du deuil paternel. Mais le diable rôde autour de la maison sous la forme d'un beau séducteur dont s'est éprise l'une des filles. Et le diable est aussi dans la place, en la personne de la mère de Bernarda, vieille folle enflammée par des idées de luxure. A une conception folle de l'honneur s'oppose le prosaïsme, le bon sens populaire de Poncia, la servante, qui joue, en face de Bernarda-Quichotte, le rôle d'un Sancho Pança. On trouvera aussi, outre les pièces en un acte du Petit Théâtre, la délicieuse farce pour guignol, Le jeu de don Cristobal, farce poétique qui ferait songer à un Musset espagnol.
Résumé : "Heureuse, géniale, miraculeuse, éminemment gracieuse, [la poésie de Federico Garcia Lorca] est aussi tragique. Et c'est là sans doute la raison profonde de son universel succès. Ses pièces sont fascinantes parce qu'elles sont, non seulement tragiques, mais la tragédie même, l'actus tragicus, l'auto sacramental, la représentation, non point d'une circonstance particulière et de ses contingentes conséquences, mais de la Fatalité elle-même et de l'inexorable accomplissement de sa menace : elles sont une algèbre de la Fatalité. Et la moindre des poésies lyriques de Federico Garcia Lorca ou tel moment de celles-ci qui se réduit à un cri, à un soupir, à l'incantatoire évocation d'une chose, nuit, lune, rivière, cheval, femme, cloche, olive, possèdent la même vertu. Laquelle est si puissante que même à travers la traduction (et il faut dire que les traductions françaises ici réunies sont toutes des réussites extraordinaires, fruit de ferveurs diverses, mais également au-dessus de tout éloge) on perçoit le son et la chanson, le ton, le tour, l'évidence du langage original, sa vérité espagnole, sa vérité populaire. Et du même coup se laissent deviner, inhérente au délice, poignante, obscure, terrible, la présence de la passion et, imminente, l'effusion du sang." Jean Cassou.
Né à Fuentevaqueros près de Grenade le 5 juin 1898, Federico García Lorca fait des études de droit par obligation mais surtout de la musique. Ses parents lui interdisant de poursuivre des études musicales, il bifurque vers la littérature et plus particulièrement la poésie et le théâtre. Il fut fusillé par la garde franquiste le 19 août 1936 dans la région de Grenade.
- Mourez-en de jalousie, mais Pépé le Romano est à moi. Il m'amène aux roseaux de la rivière... Je ne supporte plus l'horreur de ces murs après avoir goûté la saveur de sa bouche. Je serai sa chose... tout le village contre moi, me brûlant de ses doigts de feu... poursuivie par "les honnêtes gens"... Et je me mettrai la couronne d'épines des femmes qui sont aimées par un homme marié.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.