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POESIES. Tome 1
Garcia Lorca Federico
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070239962
Heureuse, géniale, miraculeuse, éminemment gracieuse, [la poésie de Federico Garcia Lorca] est aussi tragique. Et c'est là sans doute la raison profonde de son universel succès. Ses pièces sont fascinantes parce qu'elles sont, non seulement tragiques, mais la tragédie même, l'actus tragicus, l'auto sacramental, la représentation, non point d'une circonstance particulière et de ses contingentes conséquences, mais de la Fatalité elle-même et de l'inexorable accomplissement de sa menace : elles sont une algèbre de la Fatalité. Et la moindre des poésies lyriques de Federico Garcia Lorca ou tel moment de celles-ci qui se réduit à un cri, à un soupir, à l'incantatoire évocation d'une chose, nuit, lune, rivière, cheval, femme, cloche, olive, possèdent la même vertu. Laquelle est si puissante que même à travers la traduction (et il faut dire que les traductions françaises ici réunies sont toutes des réussites extraordinaires, fruit de ferveurs diverses, mais également au-dessus de tout éloge) on perçoit le son et la chanson, le ton, le tour, l'évidence du langage original, sa vérité espagnole, sa vérité populaire. Et du même coup se laissent deviner, inhérente au délice, poignante, obscure, terrible, la présence de la passion et, imminente, l'effusion du sang." Jean Cassou.
Né à Fuentevaqueros près de Grenade le 5 juin 1898, Federico García Lorca fait des études de droit par obligation mais surtout de la musique. Ses parents lui interdisant de poursuivre des études musicales, il bifurque vers la littérature et plus particulièrement la poésie et le théâtre. Il fut fusillé par la garde franquiste le 19 août 1936 dans la région de Grenade.
Résumé : Ce troisième volume du Théâtre de Federico Garcia Lorca comprend la pièce que certains considèrent comme son chef-d'oeuvre, La Maison de Bernarda. Tragédie de l'honneur, elle met en scène une veuve et ses cinq filles, murées dans la maison pour obéir à la vieille coutume cruelle du deuil paternel. Mais le diable rôde autour de la maison sous la forme d'un beau séducteur dont s'est éprise l'une des filles. Et le diable est aussi dans la place, en la personne de la mère de Bernarda, vieille folle enflammée par des idées de luxure. A une conception folle de l'honneur s'oppose le prosaïsme, le bon sens populaire de Poncia, la servante, qui joue, en face de Bernarda-Quichotte, le rôle d'un Sancho Pança. On trouvera aussi, outre les pièces en un acte du Petit Théâtre, la délicieuse farce pour guignol, Le jeu de don Cristobal, farce poétique qui ferait songer à un Musset espagnol.
Una joven granadina es encarcelada en 1831 por haber mandado bordar la bandera que servirá de insignia a una insurrección liberal. Le prometen la libertad si delata a sus jefes, pero, al negarse, es condenada a muerte y ejecutada. Federico García Lorca (1898-1936), poeta dotado de fuerte temperamento y gran originalidad, fue una de las figuras más representativas de la Generación del 27. En su obra conjuga sabiamente tradición y modernidad, y trata con gran carga simbólica y aparente sencillez los grandes temas del amor y la muerte. Edición de Andrés Soria Olmedo.
Résumé : Dans un quartier bourgeois de Grenade, un homme cultive une rose qui naît le matin, s'épanouit à midi, et se fane le soir. Il ignore qu'elle préfigure le destin de sa nièce Rosita. Fiancée à son cousin, la jeune fille mène une vie joyeuse jusqu'au moment où il lui annonce son départ pour l'Argentine. Comme il lui a fait le serment de revenir l'épouser, Rosita garde en secret l'espoir de ces noces. 1900 est là, riche de promesses, mais l'attente se prolonge. A travers cette quête de l'amour impossible, Lorca épanche sa mélancolie dans la dernière pièce jouée de son vivant, fin 1935. Telle la rose "changeante" de son oncle, la vie de Rosita s'écoule en trois actes, que l'empreinte du temps marque inexorablement.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.