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Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner. Pour une justice internationale
Garapon Antoine
JACOB
33,66 €
Épuisé
EAN :9782738112057
Un des grands bouleversements politiques de ces dernières décennies est sans aucun doute l?instauration d?une justice pénale internationale. Tout commence à Nuremberg et à Tokyo; les procès Barbie, Touvier et Papon ont défrayé la chronique; mais tout s?est accéléré après la fin de la guerre froide. En mars 1999, l?impunité du général Pinochet est levée, atteinte majeure au concept de souveraineté nationale au nom du combat contre l?impunité pour les crimes contre l?humanité. Deux mois plus tard, un chef d?État en exercice est mis en accusation par une juridiction internationale et, en octobre 2001, son procès s?ouvre à La Haye, devant la toute nouvelle Cour pénale internationale.Quoi de nouveau? Une justice pénale internationale qui remet en cause la notion de souveraineté nationale est une véritable révolution.Traditionnellement accusateur, l?État, d?un coup, se retrouve en position d?accusé? Les conceptions aussi bien du droit pénal que de du droit international s?en trouve bouleversées.Au bout du compte, l?expérience du mal radical, pendant la Deuxième Guerre mondiale mais peut-être aussi plus récemment, a changé le sens de la justice. Peut-elle se montrer à la hauteur de sa tâche sans se trahir? Peut-elle répondre à ces attentes nouvelles? Ne risque-t-elle pas de sombrer dans une illusion de toute-puissance, comme si ses arrêts suffisaient à assurer la paix, à apaiser la souffrance des victimes, presque à garantir le bonheur futur? Et la justice « internationale » n?est-elle pas simplement une « justice de vainqueurs », comme le soutiennent ses détracteurs? Ne confond-on pas droit et morale?Pour sortir de l?affrontement entre enthousiasme naïf et cynisme amer, le moment est venu de confronter les réalisations de cette justice émergente avec son projet: qu?apporte-t-elle vraiment à la construction de la paix? Les procès qu?elle instruit guérissent-ils les victimes? La justice empêche-t-elle la guerre civile?Antoine Garapon poursuit la réflexion profonde et incisive sur la place de la justice dans la démocratie qu?il a engagée avec Le Gardien des promesses.
La vie est une succession de séparations par lesquelles on ne cesse de grandir. A chaque instant, on meurt à soi-même, à l'autre, au monde, au temps. Deuil de la langue maternelle, de sa jeunesse, d'un engagement politique, d'une vie professionnelle... Cette expérience de la perte sans cesse répétée n'est-elle pas la trace d'un deuil originel inscrit en nous à la naissance? Perdre l'autre réactive alors un deuil qui a déjà eu lieu. Et cette perte dans l'amour comme dans la mort rejoint le rêve du "pour toujours" et la chute du "plus jamais'. Dans les deux cas, il est question d'éternité. Pour faire son deuil, il faut le vivre. Or notre société a procédé à un gommage de toutes les manifestations extérieures, qu'elles soient individuelles, comme les larmes, les gémissements, les cris, ou collectives à travers les rituels laïcs ou religieux. De l'intime au social: exorciser, apprivoiser, prendre le temps, garder la mémoire sont les conditions nécessaires pour qu'il y ait réparation. Le deuil comme un apprentissage, vivre malgré tout, car"vivre c'est perdre'. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Biographie de l'auteur Magistrat, secrétaire général de l'IHEJ (Institut des hautes études sur la justice), Antoine Garapon est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner (Odile Jacob, 2002) et, avec Denis Salas, La République pénalisée (Hachette Littératures, 1996)Magistrate, Sylvie Perdriolle a été directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
Maîtrise des coûts, indicateurs de performance. rémunération des juges indexée au mérite, généralisation du traitement en temps réel des affaires pénales, introduction du plaider coupable à la française, généralisation de la transaction, rétention de sûreté, jugement des malades mentaux, etc.: ces innovations n'ont rien d'une lubie autoritaire ou d'une mode passagère. Elles marquent l'avènement d'un nouveau modèle de justice: la justice néolibérale. Cette évolution doit-elle être diabolisée? Déchiffrant la cohérence de ce nouveau modèle, Antoine Garapon propose une analyse en profondeur de cette évolution qui affecte toutes les institutions publiques (l'Université, la recherche, la santé, la psychiatrie entre autres). Si elle connaît un tel succès, c'est qu'elle repose sur un consensus bien plus profond qu'on ne le croit et traduit une conception de la liberté qui nous permet de gérer nos vies et donc d'être modernes sans nous embarrasser des difficultés de la démocratie. Dès lors, face au néolibéralisme, que faire? Comment sortir de la simple protestation?
Corruption, blanchiment, évasion fiscale, contournement des sanctions internationales... Les autorités de régulation américaines traquent ces pratiques chez les entreprises transnationales qui, si elles sont avérées, peuvent entraîner des sanctions considérables : procès à rallonges, mises en causes personnelles, pénalités as-tronomiques et, plus grave encore, préjudice porté à la réputation de l'entreprise. Devant ces menaces et la perspective de se voir interdire l'accès au marché américain, mieux vaut souvent coopérer en mettant en oeuvre une nouvelle logique. L'entreprise suspectée doit alors renoncer à se défendre judiciairement, pratiquer elle-même des enquêtes internes poussées, s'acquitter d'amendes colossales et mettre en place des processus de compliance lourds et coûteux ; en bref : acheter la paix avec les autorités américaines. Cette justice sans la Justice n'a-t-elle pas le mérite de l'efficacité ? Ne préfigure-t-elle pas aussi un nouveau mode de régulation globale ? N'annonce-t-elle pas un nouveau régime d'obéissance mondialisée où l'on demande à chacun - sujet ou entreprise - de se faire le juge et le dénonciateur de lui-même ? Avec une préface inédite pour l'édition " Quadrige ".
Antoine Garapon, magistrat, a fondé l'Institut des hautes études sur la justice et est membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Il a notamment publié Le Gardien des promesses, Bien juger, Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner, Juger en Amérique et en France.
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine
Résumé : À la différence des innombrables " régimes minceur " déséquilibrés et souvent dangereux, il existe une manière de manger qui permet de concilier forme, bien-être et santé. Ce " régime santé " s'inspire de l'alimentation traditionnelle crétoise qui, année après année, permet au même miracle de se reproduire. Car c'est en Crète que l'espérance de vie est la plus longue ; c'est là que l'on échappe, plus que partout ailleurs dans le monde occidental, à ce terrible fléau que constituent, pour les pays industrialisés, les maladies cardio-vasculaires. " Que la nutrition soit ta médecine ", disait Hippocrate. Avis aux populations des pays industrialisés désireuses de vivre mieux et plus longtemps !
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient? Qu'est-ce que cette relation a de particulier? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes? "François Roustang excelle dans ce texte très polémique." (Corinne Ehrenberg, Esprit.) "François Roustang: un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esprit. Ce qu'il nous propose: un" gai savoir "de l'inconscient. Il y a donc urgence à le lire et à le relire." (Le Monde.)