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La raison du moindre Etat. Le néolibéralisme et la justice
Garapon Antoine
JACOB
29,90 €
Épuisé
EAN :9782738125545
Maîtrise des coûts, indicateurs de performance. rémunération des juges indexée au mérite, généralisation du traitement en temps réel des affaires pénales, introduction du plaider coupable à la française, généralisation de la transaction, rétention de sûreté, jugement des malades mentaux, etc.: ces innovations n'ont rien d'une lubie autoritaire ou d'une mode passagère. Elles marquent l'avènement d'un nouveau modèle de justice: la justice néolibérale. Cette évolution doit-elle être diabolisée? Déchiffrant la cohérence de ce nouveau modèle, Antoine Garapon propose une analyse en profondeur de cette évolution qui affecte toutes les institutions publiques (l'Université, la recherche, la santé, la psychiatrie entre autres). Si elle connaît un tel succès, c'est qu'elle repose sur un consensus bien plus profond qu'on ne le croit et traduit une conception de la liberté qui nous permet de gérer nos vies et donc d'être modernes sans nous embarrasser des difficultés de la démocratie. Dès lors, face au néolibéralisme, que faire? Comment sortir de la simple protestation?
Résumé : Le droit se structurait autour de découpages fondateurs ayant pour fondement une répartition spatiale (droit interne/droit international, espace public/espace privé par exemple). Or le numérique substitue à ces divisions spatiales porteuses de légalité une nouvelle division plus radicale qui oppose la totalité de l'espace d'une part et une nouvelle écriture du droit fondée sur le calcul ne relevant pas de l'espace de l'autre : la révolution numérique envisage l'espace comme un tout uniformisé, sans localité ni diversité à partir d'un point de vue extérieur, celui d'un fonctionnement algorithmique hors de tout espace. La légalité qui émane de ce nouveau partage est d'un tout autre ordre que l'ancienne, d'autant plus difficile à saisir qu'elle est en cours de construction et qu'il s'agit encore d'une proto-légalité. Ce nouveau " partage du monde " prend de court le droit comme le politique, en redéfinissant la plus-value économique, en offrant de nouvelles armes à la contestation sociale, en renouvelant les instruments de contrôle politique et en disqualifiant les récits collectifs au profit du calcul ; sans toutefois parvenir à éliminer le partage de l'espace qui reste l'acte fondateur des communautés humaines et de leur droit, seul moyen d'éviter la propagation de la violence.
Corruption, blanchiment, évasion fiscale, contournement des sanctions internationales... Les autorités de régulation américaines traquent ces pratiques chez les entreprises transnationales qui, si elles sont avérées, peuvent entraîner des sanctions considérables : procès à rallonges, mises en causes personnelles, pénalités as-tronomiques et, plus grave encore, préjudice porté à la réputation de l'entreprise. Devant ces menaces et la perspective de se voir interdire l'accès au marché américain, mieux vaut souvent coopérer en mettant en oeuvre une nouvelle logique. L'entreprise suspectée doit alors renoncer à se défendre judiciairement, pratiquer elle-même des enquêtes internes poussées, s'acquitter d'amendes colossales et mettre en place des processus de compliance lourds et coûteux ; en bref : acheter la paix avec les autorités américaines. Cette justice sans la Justice n'a-t-elle pas le mérite de l'efficacité ? Ne préfigure-t-elle pas aussi un nouveau mode de régulation globale ? N'annonce-t-elle pas un nouveau régime d'obéissance mondialisée où l'on demande à chacun - sujet ou entreprise - de se faire le juge et le dénonciateur de lui-même ? Avec une préface inédite pour l'édition " Quadrige ".
La vie est une succession de séparations par lesquelles on ne cesse de grandir. A chaque instant, on meurt à soi-même, à l'autre, au monde, au temps. Deuil de la langue maternelle, de sa jeunesse, d'un engagement politique, d'une vie professionnelle... Cette expérience de la perte sans cesse répétée n'est-elle pas la trace d'un deuil originel inscrit en nous à la naissance? Perdre l'autre réactive alors un deuil qui a déjà eu lieu. Et cette perte dans l'amour comme dans la mort rejoint le rêve du "pour toujours" et la chute du "plus jamais'. Dans les deux cas, il est question d'éternité. Pour faire son deuil, il faut le vivre. Or notre société a procédé à un gommage de toutes les manifestations extérieures, qu'elles soient individuelles, comme les larmes, les gémissements, les cris, ou collectives à travers les rituels laïcs ou religieux. De l'intime au social: exorciser, apprivoiser, prendre le temps, garder la mémoire sont les conditions nécessaires pour qu'il y ait réparation. Le deuil comme un apprentissage, vivre malgré tout, car"vivre c'est perdre'. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Biographie de l'auteur Magistrat, secrétaire général de l'IHEJ (Institut des hautes études sur la justice), Antoine Garapon est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner (Odile Jacob, 2002) et, avec Denis Salas, La République pénalisée (Hachette Littératures, 1996)Magistrate, Sylvie Perdriolle a été directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
Nos démocraties se montrent aujourd'hui très sourcilleuses en matière de morale publique. Celle-ci a en effet opéré son retour sous la pire des formes : le scandale. Affaires de corruption, malversations financières, faits divers sordides... Parfois, les trois sont réunis, comme en Belgique dernièrement, et l'on ne tarde pas à suspecter l'ensemble de la classe politique. La justice - sans doute la dernière instance d'identification du mal - est fortement mise à contribution et finit par sortir de son rôle : chaque jour, on lui demande davantage de trancher des conflits moraux. Mais par quoi nos concitoyens sont-ils tant fascinés ? Par la justice en elle-même ou par sa matière : le crime ? Pour le savoir, les participants au séminaire de philosophie du droit de l'Institut des hautes études sur la justice ont choisi d'appuyer leur réflexion sur des cas extrêmes - tueurs en série, délinquants sexuels, détenus dangereux-, montrant notamment que le mal ne peut pas plus se réduire au " traitement " des criminels qu'à des statistiques : la question qu'il pose est de nature profondément politique...
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
Faut-il préférer le concubinage au mariage ? Comment maintenir le bon équilibre entre intimité et autonomie ? Comment faire durer la passion ? Comment se disputer sans se déchirer ? Quand consulter et comment choisir la thérapie adaptée à votre cas ? A l'heure où le couple traverse une crise sévère, ce livre, nourri d'exemples très concrets, nous fait mieux connaître le territoire mystérieux des rapports entre les hommes et les femmes. Si toute histoire d'amour comporte un risque, le bonheur à deux est cependant possible.
Le célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.fr
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.