Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Incertitude d'Éros
Gantheret François
GALLIMARD
20,90 €
Épuisé
EAN :9782070702633
Eros est un rôdeur de barrières. Là où il s'arrête n'est déjà plus ce à quoi il aspire ; là où, pour l'instant, il n'est pas encore allé, là se tient l'objet invisible, le seul objet, terra ignota. Ainsi se tracent les frontières, les limites entre le totalement identique et le radicalement étranger. Ce livre rôde sur les mêmes frontières : celles qui délimitent un espace psychique. Il tente, sans jamais lâcher l'appui de la clinique, d'en comprendre l'édification, les fragilités, les déplacements. Entre le corps biologique, le réel sociopolitique, l'antériorité d'une généalogie, et le fantasme qui les rêve, quelle distance, quelles reprises, quels empiétements destructeurs ? En ces confins sourd, toujours vive, l'énergie libidinale, et naît la pensée qui tente de la lier, de l'épuiser. Il arrive que dans un suspens, par un fugitif pas de côté, l'homme se saisisse de ce qui, ainsi, le constitue : dans le mouvement de la création. Il est ici affirmé que c'est aussi celui de l'interprétation proprement psychanalytique.
Résumé : Le moi, instance rassurante que nous prenons pour notre meilleur camarade, est un compagnon plus inattendu qu'il n'y paraît. En vérité, le moi est fragile, contradictoire, peut-être en danger par nature et, comme nous passons notre vie avec lui, nous chantons ses louanges. Mais qui vante mon moi sinon moi - c'est-à-dire lui ? Nous voilà pris, comme certaine truite de ce recueil, appâtée par une illusion. La lecture de Fins de mois difficiles n'aidera pas à se déprendre. Sous des formes diverses - plus elles sont plaisantes, plus elles sont sérieuses -, et toujours en lien avec la théorie, François Gantheret met le moi en péril : c'est une condition de la psychanalyse et de la liberté qu'on y rencontre.
Images et mots ou encore rêve et langage s'opposent-ils ou sont-ils complémentaires ? Sommes-nous voués au culte des images et à leur pouvoir de fascination ou à la célébration d'un tout langage ? Sommes-nous contraints de choisir ? Images et langage, loin d'être antagonistes, se rejoignent en ce temps et ces lieux des royaumes intermédiaires - ceux de la littérature, de la psychanalyse et du rêve. Royaumes illimités qui se veulent sans Dieu ni maître. Tel fut le fil rouge, en septembre 2006 et à Cerisy, d'un singulier colloque. Poètes, romanciers, psychanalystes se rencontrèrent, une semaine durant, pour évoquer l'inspiration qu'ils ont puisée, pour leurs oeuvres et recherches respectives, dans les livres de J.-B. Pontalis, psychanalyste et écrivain.
Résumé : Pourquoi n'y a-t-il, dans le tiroir, qu'une seule chaussette de chaque paire ? En quels limbes errent les jumelles disparues ? L'homme du XXe siècle triomphera-t-il des cafards ? Le Grand Chauve au Col Roulé est-il le dernier des serial killers ? La chouchou est-elle comestible, et comment doit-on la consommer ? Ces questions capitales pour notre époque trouvent ici leurs réponses, et les perspectives qui s'ouvrent ne sont guère rassurantes : Libido, victime d'un virus inconnu, hoquette... Des joufflus jusque-là florissants se dessèchent, et meurent... Et pourtant, des divans, monte encore le rire des inconscients !
Résumé : Pourquoi n'y a-t-il, dans le tiroir, qu'une seule chaussette de chaque paire, et en quels limbes errent les jumelles disparues ? Homo sapiens triomphera-t-il des cafards ? Le Grand Chauve au Col Roulé est-il le dernier des serial killers ? La chouchou est-elle comestible, et comment doit-on la consommer ? Ces questions capitales pour notre époque trouvent ici leurs réponses, et les perspectives qui s'ouvrent ne sont guère rassurantes : Libido, victime d'un virus inconnu, hoquette, des joufflus jusque-là florissants se dessèchent et meurent. Et pourtant, des divans, monte encore le rire des inconscients !
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.