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Comme une lettre
Gansel Mireille
COOPERATIVE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791095066118
Ecrits après une longue période de silence, les poèmes de ce recueil ont marqué pour leur auteur une véritable renaissance à la parole, par-delà l'expérience cruciale de la traduction à laquelle elle a consacré une partie de sa vie. Des poèmes comme des lettres : tournés vers l'autre ? destinataire ou lecteur?, beaucoup comportent une date et un lieu. Reflets d'une expérience à chaque fois unique, située dans l'espace et le temps, et qui pourtant semble s'adresser directement à nous. Mireille Gansel est un poète de la rencontre. Elle porte sur le monde qui l'entoure un regard attentif à tout ce qui est fragile et menacé, mais aussi à tout ce qui témoigne des forces invincibles de la vie, à tous ceux qui, comme elle, s'attachent à préserver la mémoire des êtres et des lieux. Plus qu'une poésie du voyage, un art d'habiter le monde.
Gerlach Heinrich ; Gepner Corinna ; Gansel Carsten
Résumé : Ecrit par un officier allemand prisonnier des Soviétiques, Eclairs lointains retrace l'enfer du chaudron de Stalingrad vu à hauteur d'homme - l'ennemi n'étant pas seulement les terribles orgues de Staline, mais aussi le froid, la faim, la décrépitude physique, la démoralisation, la perte de tout sentiment humain. Nous plongeant à la fois dans l'histoire immédiate - celle du nazisme et de ses conséquences désastreuses - et dans l'histoire universelle, Heinrich Gerlach fait vivre de l'intérieur l'absurdité et l'inanité de la guerre. De sa propre expérience et de ce que ses compagnons de captivité lui ont raconté, il tire, avec un talent exceptionnel, une "fiction" âpre, bouleversante de réalisme, de rudesse et de tendresse mêlées.
Les dix dernières années de la vie de Nelly Sachs, de 1960 à 1970, auraient pu être simplement celles de la consécration. L'attribution du prix Nobel de littérature en 1966, la multiplication des traductions en langues étrangères, la parution des premières études importantes sur son ?uvre, sont alors autant de signes d'une large reconnaissance. Pourtant, les poèmes de cette période marquée par de nombreux séjours en hôpital psychiatrique comptent parmi les plus anxieux qu'elle ait écrits. Tendue à l'extrême, l'écriture y est plus que jamais le lieu d'un combat spirituel. La douleur de celle qui "cherche son bien-aimé et ne le trouve pas" (il s'agit toujours du "fiancé mort" disparu dans les camps de concentration, qui figurait au c?ur de Dansles demeures de la mort) ne saurait connaître d'apaisement en ce monde: seule, sans doute, la poésie peut pressentir le "nouveau chemin" d'une "guérison" hors du temps, par-delà "l'inguérissable blessure de la vie". Après deux livres brefs (Toute poussière abolie et La mort célèbre encore la vie), les Enigmes ardentes, composées de 1962 à 1966, sont le dernier recueil de grande ampleur achevé par Nelly Sachs. Après sa mort, ses amis suédois réuniront sous le titre Partage-toi, nuit les poèmes des quatre dernières années, les plus douloureux, les plus émouvants aussi. S'adressant à ses morts bien-aimés, Nelly Sachs y réaffirme, par-delà la souffrance, le sens de sa quête: chercher "la langue du pays natal/au commencement des paroles".
Des extraits de l'autobiographie de Yehudi Menuhin où se révèle avec force le portrait d'un homme engagé dans les combats de son temps et hanté par la paix.
Résumé : C'est un livre qui ne ressemble à aucun autre, gorgé d'images, de paroles glanées au fil des lectures, jalonné de rencontres. Un livre d'errance ou de transhumance, un livre d'émerveillement aussi, dont les quatre parties se composent de chapitres longs ou brefs, écrits dans une langue vibrante et passionnée, où viennent s'insérer tout naturellement quelques poèmes. De Hanoï à Budapest, de Berlin à Jérusalem, de la guerre du Vietnam à la France d'aujourd'hui, Mireille Gansel a fait de chacun des textes de ce livre le mémorial d'un moment inoubliable, la trace d'une rencontre. On y croisera Yehudi Menuhin, Imre Kertész, Claude Vigée, Aharon Appelfeld, Blaga Dimitrova ou Reiner Kunze (dont elle est la traductrice), ses amis vietnamiens poètes, peintres ou philosophes, mais aussi un vieux berger, un facteur... et beaucoup d'enfants. Ce ne sont pas des portraits qui les transformeraient en personnages, mais une série d'instantanés qui cernent au plus près le mystère de leur présence : magie du surgissement d'un visage, force d'un geste ou d'une parole qui sont bien souvent des actes de résistance. Du reste, pour Mirelle Gansel, du Baal Chem Tov à Kafka, de Rachi à Nelly Sachs, les grands esprits du passé sont eux aussi pleinement vivants. C'est pourquoi son livre est une admirable leçon de vie.
Résumé : En 1922, Hofmannsthal publie de manière presque confidentielle Le Livre des amis, un recueil d'aphorismes qui connaîtra rapidement une diffusion beaucoup plus large que son auteur lui-même ne l'imaginait, et peut-être ne le souhaitait. Dans ces pages, le poète autrichien mêle ses propres pensées, tirées de ses carnets intimes, à celles qu'il a rencontrées chez les auteurs qu'il aime le plus. Les amis que désigne le titre sont donc aussi bien ses propres lecteurs que les écrivains de tous les temps, qui forment autour de lui une sorte de "collège invisible". Le Livre des amis est un livre magique, dont la profondeur ne se dévoile qu'avec le temps : ceux qui l'ont lu ne cessent d'y revenir. Il est peut-être aussi la meilleure initiation à l'oeuvre de Hofmannsthal, grand esprit doublement attaché à sa patrie autrichienne et à la défense de la culture européenne au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Résumé : Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.
Cet ouvrage paru en 1869 est une sorte d'encyclopédie des chats qui examine leur place dans l'histoire de l'art et de la littérature, combat les préjugés à leur endroit, rend hommage aux grands hommes qui les ont le plus aimés et décrit leurs comportements à travers une foule d'observations fines et d'anecdotes curieuses et amusantes. Pour accompagner son livre, Champfleury, qui était au coeur de la vie artistique de son temps, s'est assuré la collaboration de ses amis les plus prestigieux, parmi lesquels on trouve notamment Manet, Delacroix ou Viollet-le-Duc. Les illustrations que ceux-ci lui ont confiées donnent à cet ouvrage un charme rare. La présente réédition rend pleinement justice, par une mise en page soignée, à ces documents graphiques exceptionnels qui dialoguent avec le texte. Qu'il s'agisse des chats dessinés par Grandville, du chat de Victor Hugo en personne, des chats égyptiens du Louvre dessinés par son conservateur d'alors, Prosper Mérimée, ou de l'oeuvre de G. Mind que Madame Vigée-Lebrun surnommait "le Raphaël des chats" , le livre de Champfleury est une magistrale déclaration d'amour au plus littéraire de tous les animaux.
En 1931, Paul Valéry accepta de poser pour une jeune sculptrice, Renée Vautier (1898-1991), qui souhaitait réaliser son buste. Récemment séparée de son premier mari, elle avait alors trente-trois ans. Bien plus âgé qu'elle, Valéry, encore douloureusement éprouvé par la fin de sa longue liaison avec Catherine Pozzi, subit la fascination de la jeune artiste et ne tarda pas à lui faire part de la passion qu'il commençait à éprouver pour elle. Passion sans espoir : celle qu'il surnomma bientôt "Néère" (anagramme de Renée et titre d'un célèbre poème d'André Chénier) ne lui cacha jamais qu'elle ne partageait pas ses sentiments. Cela n'empêcha pas le poète de continuer à lui faire la cour durant plusieurs années. Les cent soixante lettres inédites que nous révélons aujourd'hui témoignent de cette histoire d'amour malheureuse. D'une qualité littéraire digne de ses grandes oeuvres en prose, elles montrent un Valéry tendre et plein d'esprit, sachant jouer de tous les charmes de sa conversation pour séduire, sans cacher à sa correspondante (dont les réponses n'ont pas été conservées) qu'il est sujet à de graves accès de mélancolie : ceux-là même qu'il décrit si bien, au même moment, dans le dialogue intitulé L'Idée fixe. Bien plus qu'un témoignage sur la vie privée d'un grand poète au sommet de sa gloire, ces Lettres à Néère méritent d'être considérées comme une oeuvre à part entière, pleine de bonheurs d'écriture surprenants.