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Confiance par-delà la méfiance. Un essai pluridisciplinaire
Ganoczy Alexandre ; Jeannerod Marc
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204096942
Sensibilisés par l'omniprésence de comportements défiants dans nos sociétés civiles et ecclésiales, les auteurs - l'un chercheur en neurosciences sociales, l'autre en anthropologie théologique - explorent les tenants et les aboutissants de la dialectique qu'ils y relèvent entre confiance et méfiance. En faisant appel à des acquis de la neurophysiologie, de la psychologie, de la sociologie, de l'ethnologie et des philosophies contemporaines, leur discours devient pluridisciplinaire. Leur ouvrage procède à une analyse critique des dérives vers une autodestruction à l'oeuvre dans notre monde postmoderne, en particulier en France, au sein de l'Union européenne depuis le Traité de Rome, et dans l'Eglise catholique depuis Vatican II. Il esquisse des "sorties de crise" en proposant une thérapie de confiance, en même temps qu'il cherche à répondre à des questions que chacun de nous se pose concernant, par exemple, le développement de la personnalité, le mystère du mal subi et agi, la mort et la possibilité d'une existence nouvelle et étemelle. Sont aussi abordées des questions d'actualité (telles que la vie en couple, l'éducation, l'euthanasie...). -- Acutely aware of the omnipresent wariness in civil and ecclesial societies today, the authors - one a researcher in social neuroscience, the other in theological anthropology - explore the whys and wherefores of the dialectic they reveal between confidence and distrust. Drawing from the fruit of neurophysiology, psychology, sociology, ethnology and contemporary philosophies, their discourse is multidisciplinary. Their work precedes a critical analysis of the drift towards self-destruction in our postmodern world, especially in France, the European Union since the Treaty of Rome, and the Catholic Church since Vatican II. They sketch a possible 'way out' by proposing a therapy to induce confidence, while seeking to answer questions we all ask concerning, for example, the development of the personality, the mystery of evil whether suffered or enacted, death and the possibility of a new and eternal existence. Topical issues (living as a couple, education, euthanasia...) are also treated.
Nous disposons depuis 2013 de la traduction de la Théologie systématique de W. Pannenberg. Ces trois volumes restent d'un accès difficile. Il était donc utile d'offrir au public francophone les clefs permettant d'ouvrir à l'intelligence du texte. Voici une introduction aux grands thèmes de cette dogmatique. Mais ce résumé ne prétend pas seulement servir de guide de lecture : il veut aussi présenter la réponse d'un dogmaticien catholique au discours théologique de ce grand systématicien luthérien, et cela dans le même esprit oecuménique qu'il manifeste tout au long de son oeuvre. Il s'agit là d'une introduction "en dialogue". Un ouvrage essentiel pour entrer dans l'oeuvre et la pensée de l'un des plus grands théologiens du XXe siècle.
Résumé : Voici, en douze courts chapitres, une lecture théologique de la fin de vie. Une réflexion sur l'expérience de la maladie s'enrichit ici d'une analyse des conditions de son accompagnement médical, psychologique, spirituel et pastoral. Octogénaire, l'auteur, atteint d'un type de cancer rare, ce qui lui a valu plusieurs interventions chirurgicales, parle d'expérience. Son étude met en synergie des acquis de plusieurs sciences de l'homme, que la bioéthique contemporaine intègre dans sa démarche : la biologie médicale, la psychiatrie, une anthropologie philosophique d'inspiration personnaliste, une théorie juridique des droits de l'homme mais aussi et surtout un discours théologique.
La théologie contemporaine a peu exploité la nouvelle chance de dialogue que représente l'intérêt actuel de plusieurs représentants des sciences de la nature pour les questions religieuses comme celles de l'être, de la création, de la vie éternelle et de Dieu. C'est à un tel dialogue que le présent ouvrage est consacré. Dans la première partie, l'auteur tente une exégèse des énoncés de quelques fondateurs de la physique moderne (Newton, Einstein, Heisenberg), et aussi de certains scientifiques contemporains, tels que Weizsäker, Prigogine, Capra. C'est l'occasion pour lui de réfuter l'affirmation de ce dernier qui prétend que la physique moderne ne s'harmonise bien qu'avec la mystique moniste de l'hindouisme, du taoïsme et du bouddhisme. A partir des écrits de Maître Eckhart et de Hildegarde de Bingen, il croit pouvoir montrer que les mystiques chrétiens répondent tout aussi bien à l'attente des scientifiques modernes que les religions de l'Orient. Dans la deuxième partie il voudrait poser les jalons d'une nouvelle " théologie de la nature " qui prît en compte ces deux acquis révolutionnaires que constituent la théorie de la relativité et la théorie postdarwinienne de l'évolution. A partir des découvertes d'Einstein, nous sommes invités à une reprise du discours judéo-chrétien sur le temps et l'espace sous l'angle de l'éternité divine. Et la théorie de l'évolution que l'on trouve chez des auteurs comme Monod, Eigen, Jantsch, Lorenz et Prigogine, conduit le théologien à une réflexion inédite sur les concepts d'origine, d'auto-organisation du vivant, de hasard et de nécessité, d'ordre et de chaos, de sélection naturelle et de symbiose coévolutive. C'est l'homme qui constitue le sujet de la troisième partie. A défaut de présenter une anthropologie intégrale, l'auteur retient deux thèmes particulièrement significatifs ; les rapports corps-âme-cerveau-esprit et le problème de l'agression naturelle avec ses retombées concernant le mal moral. En s'appuyant sur les travaux de K. Lorenz sur la psychologie animale, il nous invite à ne pas confondre le " prétendu mal " et le mal proprement dit, et il propose un commentaire théologique des " péchés mortels de l'humanité civilisée ". Voici donc un ouvrage très original, qui confronte courageusement les données irréfutables des sciences modernes aux enseignements traditionnels de la théologie et qui tente à la lumière de la christologie et de la pneumatologie de porter un jugement sur ce signe des temps que constitue le drame écologique.
Biographie de l'auteur Alexandre Ganoczy, né à Budapest en 1928, a enseigné la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Paris, puis aux universités allemandes de Münster et de Würzburg. Il a déjà publié aux Editions du Cerf : Calvin et Vatican II (1964), Calvin, théologien de l'Eglise et du ministère (1964) ; Devenir chrétien (1973) ; Homme créateur, Dieu créateur (1979) ; Dieu, l'homme et la nature (1995)
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.