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Au nom du père et du fils
Gandelman Pierre
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246552710
Charles est un homme qui a dépassé la quarantaine. Il est comptable, vit en province, aime son ordre à lui et fumer la pipe. Il rencontre Irène, orpheline, pâle, effacée et pieuse. Charles l'épouse. Irène obéit mais pas assez pour que n'éclatent de temps à autre les colères de Charles. Elle est enceinte. Charles exige que cet enfant à venir soit un garçon, un petit Charles... Irène passe sa grossesse à redouter qu'il lui naisse une fille. Heureusement c'est un garçon. On le prénomme Charles et le père décide de prendre son éducation en main. Irène, épuisée, sombre dans une dépression, elle entre en clinique. A son retour, Charles a pris une maîtresse, Elisabeth, qu'il installe chez lui. Très vite Elisabeth évince Irène - reléguée dans la chambre de bonne tandis qu'Elisabeth partage le lit de Charles : Irène tombe malade et meurt. L'enfant grandit, couvé par son père. Il a surpris les ébats amoureux de Charles et d'Elisabeth, et le jour où sa mère meurt, on se contente de lui dire qu'elle est partie en voyage. Mais les choses se dégradent entre Charles et Elisabeth. Elle le quitte. Les deux Charles se retrouvent seuls. Charles fils n'aime pas l'école, c'est un mauvais élève, buté. La pension n'arrangera rien. Charles y révèle un comportement gravement asocial. Charles père accuse le collège. Mais il faut se rendre à l'évidence, Charles fils va si mal qu'on doit l'interner. Le père, indigné, décide de récupérer son fils : c'est le début d'une étrange réclusion...
Marchand Thibaud ; Haussener Vanessa ; Gandelin Mu
Résumé : Eté 2003. La canicule étouffe l'Europe. Dans les Alpes helvétiques, la chaleur fait disparaître la couche de glace en contrebas du col du Schnidejoch, si bien qu'un chemin de grande randonnée est ouvert jusqu'au sommet. Après trois jours de marche, une randonneuse découvre un objet étrange d'environ quarante centimètres de long, qu'elle ne parvient pas à identifier. Intriguée, elle l'emporte et le fait examiner par une archéologue du musée national d'histoire de Berne, Sabine Bolliger. Celle-ci se rend compte qu'il s'agit d'un objet rare et ancien : un morceau de carquois resté enfermé près de 5000 ans dans la glace. C'est donc un témoignage direct de cette période de la Préhistoire qui a bouleversé l'humanité et provoqué une rupture dans l'histoire des hommes : la révolution néolithique. Parviendra-t-on à retrouver le corps momifié du propriétaire du carquois, surnommé Schnidi ? Et qui étaient les hommes du néolithique ? Nous ressemblaient-ils ? Qu'apprend-on sur nous grâce à Schnidi ? C'est tout l'objet de ce livre palpitant !
Résumé : Si on vous raconte la zone, vous verrez qu'il n'y a pas de quoi rire, qu'après les années passées là, s'impose le désir de partir, oui la fuite à grandes enjambées vers le soleil, les plages de galets, quelque part dans un pays que le narrateur a peut-être rêvé et d'où, un jour, il lui faudra cependant revenir. Alors commencera la nostalgie de la mer Morte...
Les lagunes évoquent un lieu de passage, ou de ralliement, entre l'élément maritime et la terre. La notion d'intermédiaire qu'exprime la terminologie liée à l'eau (Lagunes) est associée à un autre élément du provisoire, l'air, la brume, si légère et qui efface avec douceur les contours de la réalité ferme. Le recueil se compose de trois parties ? ; la première, "? bruissement d'aile ? ", traduit l'infime perception d'un envol possible -, issu d'un amour qui ne s'ouvre, ni ne se ferme jamais complètement, sans cesse ravivé par l'absence. La deuxième partie, "? le chant des orchidées ? ", représente conjointement le ravissement provoqué par l'art, rencontré de manière contingente (musique, danse, chant, peinture), et celui qui relie l'homme à la transcendance. Enfin, la dernière partie, "? sables des temps passés ? ", se concentre sur le voyage, le mouvement qui permet de saisir subtilement le sens des rencontres (paysages, êtres humains) lors d'un voyage. Celui-ci, pleinement assumé comme nostalgique, mène vers l'Europe centrale et son Danube.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.