Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un soleil dans chaque image
Gance Abel ; Icart Roger
CNRS EDITIONS
38,00 €
Épuisé
EAN :9782271060365
Abel Gance n'a pas écrit ses mémoires. Plusieurs éditeurs l'avaient pourtant sollicité vers la fin de sa vie, l'incitant, entre autres, à évoquer, non seulement son existence tumultueuse, mais aussi ses rapports avec les nombreuses personnalités politiques et littéraires dont il avait acquis l'amitié. En fait, c'est à autre chose que songeait l'auteur de Napoléon. Depuis longtemps, les incessants déboires rencontrés pour la mise sur pied de ses grands sujets, le manque de foi et d'enthousiasme, l'arrivisme de beaucoup, l'incitaient plutôt à composer un ouvrage vengeur sur les milieux cinématographiques rongés d'un mal qu'il dénommait le " cancerama ". Dans ce but, il avait fait transcrire un certain nombre de notes inédites consignées tout au long de sa vie, qui devaient servir de base, à ce travail. Las, la vieillesse, la fatigue, la maladie eurent raison de ses efforts. C'est pour lui rendre hommage d'une autre façon, et en s'inspirant quelque peu de ces intentions, que ces " mémoires " ont été composés par un " montage " chronologique des principaux documents, utilisant aussi bien textes et lettres d'époque, comme interviews récents, pour des articles ou des émissions de radio et de télévision. Le choix des textes et leur ordonnance obéissent aux intentions de Gance et au souci de ne pas trahir sa mémoire. Le titre retenu, Un soleil dans chaque image, est tiré des propos tenus à Armand Panigel, en 1973, en préface à la présentation de Bonaparte et la Révolution à la télévision. Les chapitres dont les intitulés sont pour la plupart tirés des textes cités - se divisent en deux parties, qui reprennent le titre auquel il songeait, dans la tristesse de ses vieux jours, pour son ouvrage vengeur : Du cinéma au cancerama. Les lettres et les propos de l'auteur, à la fin de sa vie, explicitent assez ce titre amer et désabusé pour qu'il ait paru logique de l'inclure dans le corps de ces " mémoires ". Roger Icart
Des controverses, il y en a eu et il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond ? Fender ou Gibson ? Borg ou McEnroe ? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : Beatles ou Rolling Stones ? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes ont incarné leur époque et la génération qui les a portés : génie créatif, jeunesse, insolence, libération, sexe, drogue... L'aventure populaire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. Pas de place pour le compromis. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, Delmas et Gancel démontrent qui, des Stones ou des Beatles, est l'irréfutable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.
Quand Gérard et Yann, deux agents immobiliers, sont envoyés en mission de repérage dans un hospice pour personnes âgées que leur patron désire voir redevenir le palace qu?il fût à la fin du dix-neuvième siècle, ils sont loin de se douter de la tournure que vont prendre les événements.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.