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Jeanne et Léon Bloy. Une écriture à quatre mains
Galpérine Natacha
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204124010
En 1889, la vie de Léon Bloy (1846-1917), fervent écrivain catholique en lutte contre la société bourgeoise de son temps, va être transformée par la rencontre de " la Fiancée de sa pensée ". De son côté, Johanne-Charlotte Molbech (1859-1928), fille du poète Christian Molbech et future Jeanne Léon Bloy, abandonne tous ses repères pour devenir la compagne du " Mendiant ingrat ": protestante, elle se convertit au catholicisme ; férue de philosophie, elle arrête ses recherches ; attachée à son Danemark natal, elle s'en arrache pour venir vivre en France. A deux, ils affronteront la misère, la douleur de la perte de deux enfants, la mise au ban de la société littéraire. Ensemble, ils sauront conquérir de " Grandes Amitiés " (les Maritain, les Rouault, Vincent d'Indy...) et parachèveront l'oeuvre puissante et visionnaire de Léon Bloy. De Copenhague à Lausanne, en passant par Lagny, Montmartre et Bourg-la-Reine, le lecteur suit tout à la fois l'extraordinaire aventure intellectuelle et artistique du tournant du XXe siècle et l'itinéraire spirituel de deux âmes qui avancent de plain-pied dans l'absolu.
Résumé : Claudel, poète chrétien universel, a été le contemporain d'une période historique importante pour le destin d'Israël, qui s'étend de l'affaire Dreyfus à Auschwitz et d'Auschwitz à la fondation de l'État hébreu. Quelle fut sa réflexion devant une telle histoire ? Après un préambule sur l'antisémitisme en France jusqu'en 1914, des études et de nombreux textes inédits éclairent les figures juives du Pain dur et du Père humilié. Des documents inédits très importants permettent de suivre l'attitude de Claudel devant le problème sioniste et surtout lors des massacres nazis et la période du gouvernement de Vichy. Des extraits du Journal, des textes comme la lettre de protestation de Claudel, en 1941, au grand Rabbin de France, des pièces officielles complètent le dossier. Des études sur d'autres écrivains, entre autres Péguy, Bloy, J. Maritain, enrichissent ce Cahier auquel de nombreux auteurs et universitaires israéliens ont apporté leur contribution.
Un policier « PJPP » est victime d’une machination qui l’implique avec son arme professionnelle dans un assassinat, à deux pas de sa résidence secondaire normande… « Il prend un an de prison, sort la semaine dernière, et fonce se faire tuer devant chez moi. Que venait-il me dire? » Un an plus tôt, sa femme s’est-elle vraiment suicidée? Coupable? Culpabilisé? Il s’est mis à boire. La police locale diffère sa décision de mettre en garde à vue un collègue apprécié de ses supérieurs du 36. Pour prouver son innocence, celui-ci met à profit cette hésitation en menant sa propre enquête et en doublant ceux qui en ont la charge. Au terme d’épreuves professionnelles et affectives accablantes, cet homme est déstabilisé dans l’amour qu’il portait à sa femme et dans celui qu’il réserve à sa fille. Isolé et victime d’un faisceau de suspicions, il trouve la force de cesser de boire et celle de faire éclater une vérité particulièrement violente. L’amitié y est perdante, mais l’honneur de la police sort renforcé de cette intrigue émouvante et mouvementée où il apparaît que la principale qualité du policier n’est pas forcément l’orthographe mais la confiance en sa hiérarchie. A l’ombre d’une jeune fille en…pleurs, un policier qui n’a plus peur de son ombre, tire plus vite qu’elle et s’en tire… Maintenant que la vérité n’est plus dans le whisky, à quoi peuvent bien se mettre à rêver les jeunes filles?
Résumé : Le roman du violon, par Alexis Galpérine, violoniste virtuose internationalement reconnu et éminent pédagogue : "La destinée de cet instrument me fascine par sa dimension romanesque, et j'ai voulu, c'est certain, aller d'un monde à l'autre, d'un univers à un autre, attentif aux différents langages musicaux et instrumentaux, sans entraves et si possible sans préjugés". Arrière-petit-fils de l'écrivain Léon Bloy, petit-fils du grand organiste Edouard Souberbielle, formé au Conservatoire de Paris et à la Juilliard School de New York, disciple de Ivan Galamian, Henryk Szeryng et Salomon Bernstein, Alexis Galpérine est le dépositaire de multiples héritages artistiques. Défenseur des grands concertos comme des répertoires oubliés, interprète privilégié de nombreux compositeurs contemporains, il passe avec le même bonheur du récital en solo aux plateaux de cinéma et de l'enseignement à l'écriture. Evoquant les centaines de rencontres qui ont marqué sa très riche carrière, il retrace dans ces entretiens avec son fils Nicolas toute une histoire du violon et de la musique, faisant preuve d'une mémoire phénoménale et d'indéniables talents de conteur. Chaque volume de la collection Dialogue, destinée à un large public, dévoile les arcanes de la transmission musicale ou chorégraphique, au fil d'une conversation avec un artiste dont le parcours est étroitement lié au Conservatoire de Paris, par la richesse de son enseignement et son implication dans la création contemporaine. Le dialogue permet de mettre en mots l'indicible du geste et de l'intuition artistique, pour mieux comprendre ce qui se joue entre l'interprète et le public, mais aussi les élèves qu'il forme et les créateurs qu'il rencontre.
Golbérine Georges ; Raphaël Anne-Marie ; Raphaël S
Une chute dans l'escalier, une cheville qui enfle: direction les urgences. Marie a 78 ans, une vie familiale et associative riche et active. "Une vraie jeune fille", disent d'elle ses amis. Mais Marie ne sait pas que, selon l'hôpital qu'elle choisira, elle ressortira sur ses deux pieds ou grabataire. Quatre années d'enquête dans les milieux hospitaliers aboutissent à ce terrible constat: huit établissements sur dix sont incapables d'assurer une bonne prise en charge des seniors. La canicule de l'été 2003 n'aura été qu'un tragique révélateur de cette carence française, dont les auteurs dressent ici un tableau implacable. Car les plus de 75 ans sont les grands oubliés d'une époque qui se dope au "bien vieillir" grâce aux progrès scientifiques. En état de faiblesse physique, parfois mentale, souvent économique et sociale, les personnes âgées comme leurs familles doivent affronter au quotidien une véritable machine à broyer qui relève de l'euthanasie. Une machine administrative et médicale qui transforme chaque étape de l'existence d'un "vieux", du domicile à la maison de retraite en passant par l'hôpital, en autant de "pertes de chances"
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.