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Rome et l'impossible conquête de l'Ecosse. 1er - IVe siècles apr. J.-C.
Galliou Patrick
LEMME EDIT
17,95 €
Épuisé
EAN :9782492818042
Les trois tentatives que fit Rome pour s'emparer de l'Ecosse et contrôler ses tribus rétives, à la fin du Ier, au milieu du IIe et au début du IIIe siècles apr. J. -C. , se soldèrent par autant d'échecs. Le Mur d'Antonin et ses forts et fortins, qui, s'étendant de l'embouchure de la Clyde, à l'ouest, à celle du Firth of Forth, à l'est, constituent les vestiges les plus remarquables de la seconde de ces entreprises ne furent ainsi occupés que pendant une vingtaine d'années, l'armée romaine se repliant ensuite, de manière quasi définitive, vers le Mur d'Hadrien, barrière statique située plus au sud. Ces revers, qui ne sont aucunement liés à des défaites sur le terrain, ne peuvent se comprendre que si l'on analyse les motivations et le déroulement de ces campagnes septentrionales, ainsi que leurs liens avec les choix et la personnalité des empereurs concernés et plus encore avec la géographie de l'Ecosse et la nature sociopolitique des peuples autochtones.
Longtemps ignorés ou méprisés par les spécialistes des civilisations grecque et romaine qui ne voyaient en eux que des barbares à la langue informe et à l'art grossier, les Celtes sont aujourd'hui l'un des peuples les mieux étudiés de l'Antiquité. De ce renouveau, où s'associent spécialistes de linguistique, d'archéologie, d'ethnologie et d'histoire de l'art, témoigne aussi le vif succès des grandes expositions consacrées aux Celtes à Paris, Venise ou Daoulas. Bien que nous connaissions mieux maintenant les habitats et les tombes, la langue et les moeurs des peuples celtisés d'Europe occidentale, bien des incertitudes demeurent et certains éminents spécialistes doutent même de l'existence d'une ethnie particulière qui se fût elle-même qualifiée de "celtique". Sans prétendre apporter de réponse définitive à cette difficile question, cet ouvrage s'attachera à faire le point de nos connaissances sur l'une des grandes civilisations qui ont, voici des millénaires, façonné notre passé commun.
Dernier bastion des langues celtiques sur le continent, la Bretagne adopta-telle, à la fin de la protohistoire, les façons de faire, de penser et de croire des peuples dits "celtiques", occupant, à cette époque, une grande partie de l'Europe tempérée ? Le concept d'une identité ethnique et culturelle propre à ces communautés qu'auraient largement diffusée, dans la zone concernée, d'amples mouvements migratoires, étant fortement contesté par les archéologues et les historiens, il est nécessaire, afin de comprendre l'évolution et les affinités des Armoricains au cours du dernier millénaire avant notre ère, d'en étudier précisément la culture matérielle et spirituelle. De cette analyse on pourra conclure que, si ces peuples firent leurs certains traits, artistiques ou religieux, de communautés proches ou lointaines ou en furent eux-mêmes les créateurs, ils ne sauraient être considérés comme les représentants occidentaux d'un ensemble de populations que l'on n'accepte plus guère, aujourd'hui, d'appeler "celtiques".
Ce livre est une réflexion sur l'intégration et l'identité nationale, en France et plus généralement en Europe. Traduction d'un ouvrage paru d'abord en anglais en 1993, il analyse la manière dont se constituaient les nations et se forgeaient les identités, à la fois sous et contre l'influence de forces émanant des capitales des Etats et de leurs élites politiques. Devenu classique, ce livre a eu un impact intellectuel considérable depuis un quart de siècle dans les mondes anglo-saxon et français. La théorie de la modernisation, illustrée notamment par l'ouvrage d'Eugen Weber, La Fin des terroirs (1870-1914), ne prenait pas suffisamment en compte la façon dont ces identités étaient façonnées par des conditions locales et des allégeances régionales, dont celles de la langue. Caroline Ford a réussi à remettre en question cette perspective et a montré comment les hommes et les femmes dans un département de Basse Bretagne (le Finistère) s'étaient opposés à un Etat qui, à la fin du XIXe siècle, s'efforçait d'intégrer ces régions dites périphériques à une culture politique commune. Elle analyse les stéréotypes fortement péjoratifs qu'utilisaient les représentants de l'Etat et les observateurs, afin de contester ce que l'on a qualifié de "l'énorme condescendance de la postérité", en attribuant indépendance, rationalité et humanité aux Bretons des campagnes et des villes, vivant très loin de la capitale.
Parmi les bouleversements qui ont suivi, dans l'est de l'Europe, la chute des empires russe et austro-hongrois, les tentatives d'indépendance de l'Ukraine (1917-1921) occupent une place à part. L'étendue du pays, sa population, son poids économique, en ont fait un enjeu âprement disputé entre les Ukrainiens de diverses tendances, les Russes "rouges" ou "blancs", mais aussi la Pologne et d'autres encore. Pour la première fois en France, un ouvrage tente de faire la synthèse de ces évènements, qui ont été déterminants pour la suite de l'histoire de l'Europe orientale et dont la connaissance est indispensable à la bonne intelligence de l'actualité agitée de cette région.
La fin de la République voit Rome conquérir de vastes territoires en Occident (Gaule) et en Orient (Asie Mineure, Syrie, Judée, Egypte). Ces conquêtes suivent les initiatives de généraux ambitieux et concurrents : César, Pompée, Lucullus, Crassus. Mais elles ne furent possibles que grâce aux légionnaires, les principaux acteurs de ces entreprises. Ce livre ne se veut pas qu'un récit de batailles, ou un catalogue des armés romaines au 1er siècle avant J-C, il veut saisir, autant qu'il est possible, le quotidien de ces soldats, et montrer pourquoi la légion manipulaire a pu supplanter les autres armées de l'Antiquité.
Biographie de l'auteur Agrégé d'histoire et maître de conférences en Histoire médiévale à l'Université de Clermont-Ferrand 2, Damien Carraz centre surtout ses recherches sur les interactions multiples développées entre les ordres militaires et les sociétés méridionales au Moyen Age.
Aucun auteur jusqu'à maintenant n'avait rigoureusement étudié Vercingetorix comme chef de guerre. Que sait-on de la formation militaire de ce célèbre Arverne ? Comment a-t-il pu, en peu de temps, abandonner Avaricum, remporter une victoire éclatante à Gergovie, et être battu à Alesia, alors que son armée et celle de secours n'étaient pas détruites ? l'organisation de l'armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entraînement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ? Vercingetorix vivait-il au contact de ses hommes ? Savait-il se montrer convaincant vis-à-vis de ses pairs, et ceux-ci lui sont-il restés fidèles ou au contraire l'ont-ils trahi ? Etait-il indifférent aux difficultés de ses compatriotes ? Comment se sont déroulés les derniers jours de son existence ? Peut-on encore croire César, quand celui-ci clôt son De Bello Gallico sur l'image d'une Gaule vaincue et soumise à Rome ? Cet ouvrage répond à toutes ces questions sur la base des recherches les plus récentes, et démontre qu'en dépit des défauts qui lui sont imputés à tort, Vercingetorix peut assurément figurer parmi les grands commandants de l'Histoire.