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L' Ile intérieure
Gallais Jean-Marie
DILECTA
39,00 €
Épuisé
EAN :9782373721690
Des oeuvres détachées de la réalité. / Une île. Des oeuvres dont le sujet échappe à la datation et au temps. / Une île où l'on perd ses repères. Des oeuvres qui ne sont pas uniquement en dialogue avec l'histoire de l'art. / Une île qui nous fait oublier le temps de la civilisation. Des oeuvres qui partagent une énergie intérieure, contenue en chacun de nous. / Un morceau du Gondwana surgi en Méditerranée, Une île qui procure une énergie vitale et des ressources à protéger. Une énergie antique, moderne, actuelle, sauvage, tribale. Des îles de pensées, des îles de gestes, des îles inventées, des îles essentielles. / Une île inspirante mais aussi une île protectrice où l'on vient vivre une expérience mémorable et inattendue. Au commencement, il y a des paysages et des corps, des paysages dans des corps, un enchevêtrement de situations comme les rêves savent en produire. Il est difficile de comprendre ce qui est à l'intérieur, ce qui est à l'extérieur. Les yeux sont tantôt éblouis par une lumière solaire, tantôt plongés dans l'obscurité des profondeurs ou de la nuit. Une lune, deux lunes, trois lunes veillent sur des mondes dont l'homme est souvent absent. Mer et montagne se confondent comme les saisons se jettent l'une dans l'autre. Il arrive que des animaux et des végétaux bâtissent des empires et s'adonnent à des rituels. Dans cette île intérieure, l'oeil est invité à la divagation et entraîne avec lui tout l'être qui le porte. Mettant en abîme la situation insulaire de la fondation, L'Ile intérieure explore l'un des moteurs essentiels de la création : la mise à distance du réel pour révéler une intériorité. L'art contemporain n'a jamais été aussi politique et en prise avec le monde qui nous entoure. Pourtant, tout un pan de la création, dans la peinture contemporaine en particulier, semble s'en détacher pour offrir de vertigineuses plongées dans des mondes intérieurs et des replis imaginaires - après tout, n'est-ce pas là le privilège de l'artiste ? Mais que signifie cet écart du réel aujourd'hui ? Profitant souvent de la péremption de la distinction nette entre figuration et abstraction, de nouvelles formes et de nouveaux paysages émergent, assumant leur matérialité, dans lesquels méditation romantique et expérience viscérale peuvent se trouver réunies. L'exposition propose de confronter les visiteurs à ces mondes flottant hors des géographies et des temporalités connues, qui finissent par nous parler du réel et des urgences du monde mieux que toute autre formule.
Gallais Jean-Marie ; Adnan Etel ; Le Bon Laurent ;
L'artiste, poète et philosophe Etel Adnan met en regard de précieux manuscrits anciens et des oeuvres d'artistes et d'écrivains contemporains où l'écrit se mêle à l'image, allant parfois jusqu'à disparaître complètement. Témoignant de la richesse des langues et d'une imbrication primordiale entre écriture et dessin, ce voyage dans les inscriptions révèle une énergie vitale universelle. Etel Adnan rêve ainsi que l'on puisse regarder une écriture, quelles que soient sa langue et sa graphie, "comme un tableau dans un musée".
Ufan Lee ; Gallais Jean-Marie ; Morgan Jessica ; L
Créé par Lee Ufan, ce centre d'exposition, ouvert en avril 2022, est un musée présentant des travaux emblématiques autant que récents de l'artiste coréen dans un bâtiment historique de la ville d'Arles, l'hôtel Vernon. Depuis 2017, Lee Ufan, ami proche de l'architecte Tadao Ando, échange avec lui pour transformer le lieu en un écrin artistique épuré en harmonie avec l'architecture plurielle de l'hôtel Vernon. Les oeuvres de Lee Ufan, peintre, sculpteur, poète et philosophe, agissent comme des révélateurs. Elles attirent l'attention sur les matériaux, sur le vide ou bien sur la distance entre deux éléments, sur les reflets et les ombres : tout ce que nous n'avions pas forcément vu au premier regard, et qui pourtant participe de l'oeuvre d'art. La collection conservée au centre Lee Ufan Arles, combinant des scuptures autant que des peintures et des dessins, témoigne d'un travail à la croisée de trois cultures (la Corée où il est né, le Japon où il a étudié et ou il vit, et la France où il vit également le reste de l'année), se voulant universel. Ses sculptures sont le résultat de rencontres, entre des matériaux naturel (pierres, lin, etc.), industriel (plaques d'acier, verre, etc.) et un espace ; elles amènent à méditer sur la relation entre l'homme et la nature. Ses peintures, travaillées par séries sur plusieurs décennies parfois, sont aussi le support de réflexions sur le temps, le geste, la relation entre le plein et le vide. L'expression personnelle s'est effacée dans une quête d'infini régulièrement renouvelée. L'ouvrage, première publication sur la collection depuis l'ouverture du musée, donne à voir un choix d'oeuvres emblématiques du travail de Lee Ufan. Construite comme un cheminement dans l'espace, de salle en salle, cette publication souhaite rendre hommage à un espace et à une scénographie pensé par Lee Ufan lui-même.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.