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La vie magnétique
Gailliot Jean-Hubert
OLIVIER
13,80 €
Épuisé
EAN :9782879291451
Je m'en tiendrai pourtant à ce récit légendaire de notre jeunesse, où tout est vrai sans avoir besoin d'être réel. " Au volant de la Volvo qu'il a " empruntée " au directeur du centre où il effectue sa scolarité (très surveillée), Tom fonce vers le sud. Sa destination : un château, une fête " ça va être dément ", lui a dit son copain Jean-Hubert. Conduite sportive, sono à fond, rêveries autour d'écrivains culte et de personnages de roman... A l'évidence, nous sommes en présence d'un détournement sauvage de tous les clichés concernant le thème de l'adieu à l'adolescence, du Grand Meaulnes à Rusty James, en passant par les sitcom et les chansons qu'on entend à la radio. Ce qui se joue ici, c'est la littérature même, lorsque, atteignant sa vitesse de libération, elle propulse l'auteur - et nous avec lui - au coeur de la vie.
Résumé : " Maintenant c'est joué. L'hacienda, tu ne la verras pas. Elle n'existe pas. Il faut construire l'hacienda. " (Internationale Situationniste, n° 1, 1958) Cloîtré dans un bunker, à la limite du Texas et du Nouveau-Mexique, Benjy visionne sans interruption des émissions de télévision dans lesquelles il croit reconnaître les signes d'une apocalypse annoncée. Vol d'une arme dans un club de tir, déchéance d'une actrice de séries Z, théories sur la clochardisation de l'Occident, musée-clinique où on enferme des vedettes... tels sont quelques-uns des sujets qui défilent devant ses yeux et alimentent sa paranoïa. Un de ses programmes favoris est une série intitulée L'Hacienda. On y perçoit les échos dénaturés d'un demi-siècle d'histoire de la contre-culture, où le stade final de la libération de l'individu semble coïncider avec la mise en place d'un système de surveillance et de coercition inédit. L'Hacienda décrit un monde - le nôtre - où " les rêves sont devenus réalité, puis la réalité cauchemar ".
D'un séjour à Harlem, Jean-Hubert Gailliot a rapporté une vision singulière : celle d'une cité bouleversée par un nouveau mixage entre les cultures et les communautés. Les garçons noirs déambulent au bras de jeunes asiatiques dans les rues saturées « par la bande-son la plus agressive jamais diffusée en milieu urbain » et littéralement embrasées par la pyrotechnie publicitaire « abolissant toute distinction entre le dedans et le dehors ».
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.