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Rudolf Steiner artiste et enseignant. L'art de la transmission
Gaillard Céline ; Dufrêne Thierry
ORIZONS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296088207
Tracer un parcours entre le début du XXe siècle et l'aube duXXIe siècle en compagnie de plusieurs artistes enseignants etde Rudolf Steiner en particulier, tel est l'objectif de cetteétude. En mettant en connivence les grandes aventures quereprésentèrent la construction du Goethéanum près de Bâle àDornach (1913-1918) et celle du 5e Bauhaus à Weimar,Dessau, Berlin (1919-1933), l'auteure voulu faire découvrirVie des territoires nouveaux d'où émergeait une Utopie demission civilisatrice. Rudolf Steiner, tout comme Kandinsky,Klee ou encore Beuys furent tout à la fois artistes etenseignants. Les témoignages de leurs contemporainspermettent de les saisir dans cet instant fugace de latransmission, impalpable et magique à la fois, qui révèle larichesse de leurs êtres. Leur manière de vivre la transmissionest imprégnée d'art: c'est un moment créateur dans l'échange.Alors que certains de ces idéaux perdurent d'un point de vueartistique, mais également pédagogique à travers l'existencedes écoles Steiner-Waldorf, par exemple, qu'en est-ilaujourd'hui de la question de la transmission par l'art? Cetteimmense liberté conquise par les artistes du XXe siècle nedevrait-elle pas faire valeur d'exemple lorsqu'il s'agitd'interroger son point de vue sur le monde?
PONSON Du TERRAIL, le génial auteur de Rocambole, durant toute sa carrière, dont la durée coïncide avec celle du second Empire, fut le romancier le plus prolifique, le plus lu et le mieux payé de son temps. Son audience dépassait largement celle d'Alexandre Dumas, de Victor Hugo ou de Lamartine. Sollicité par les journaux qui se disputaient sa collaboration à prix d'or, c'est lui qui posa les fondements du roman populaire. Son imagination prodigieuse, son sens aigu de l'intrigue assuraient à ses écrits un immense succès. Pour cela, Ponson du Terrail fut jalousé, critiqué, décrié, avec un acharnement qui confinait à la malveillance. Ses origines, sa noblesse, son mariage, furent attaqués avec la plus féroce des mauvaises fois. Elie-Marcel Gaillard mène ici une enquête passionnante sur les péripéties rocambolesques qui ont jalonné la vie de Ponson du Terrail, rétablit la vérité sur sa famille (implantée à Simiane-la-Rotonde au moins depuis le XIVe siècle), et rend justice aussi bien à l'homme d'honneur qu'à l'homme de plume dont l'?uvre compte près de quatre cents volumes.
La Grèce, Rome : douze siècles d'histoire. Douze siècles de littérature : parlons au singulier, là encore. La Grèce a déjà produit maints chefs-d'oeuvre quand Rome, puissance conquérante, s'éveille à la littérature. Mais le vainqueur, on le sait, imitera et prolongera les talents du vaincu : voici d'autres chefs-d'oeuvre. Dès lors, sans cesser d'être grecque, la littérature antique sera aussi romaine. La continuité est si forte, dans les genres et les formes littéraires, dans les thèmes de réflexion, dans l'inspiration et l'esthétique, qu'il nous a paru juste de ne pas séparer ce que l'histoire et la culture ont uni. Cette anthologie de la littérature gréco-romaine descend le fleuve du temps en acceptant une confluence fondamentale. Au bout, il y a notre mémoire culturelle.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.