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Economies populaires et luttes féministes. Résister au néolibéralisme en Amérique du Sud
Gago Verónica ; Cuillerai Marie ; Ivanovic Mila
RAISONS D AGIR
11,00 €
Épuisé
EAN :9791097084059
L'Amérique du Sud : lieu d'expérimentation des politiques néolibérales. Les classes populaires s'adaptent, détournent les normes de la compétitivité néolibérale ; les groupes subalternes s'approprient la rue, inventent des pratiques, mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme. Ex de La Salada. Luttes féministes (violence domestique, économique, endettement, précarité). Formes d'auto-organisation générées, remise en cause des modes de domination (portée internationale). L'Amérique du Sud constitue depuis plusieurs décennies le lieu d'expérimentation des politiques néolibérales. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit aussi le foyer le plus spectaculaire des résistances à ces politiques : conflits sociaux de grande ampleur, protestations de rue, succès électoraux de gouvernements de gauche, processus de remunicipalisation, etc. C'est d'autres aspects de ces résistances, moins visibles mais pas moins novateurs politiquement, que ce livre de Verónica Gago explore. L'auteur développe une perspective " par en bas " qui permet de comprendre le pragmatisme déployé par les classes populaires pour s'adapter et, en même temps, détourner les normes de compétitivité néolibérales, tout en les intégrant à d'autres pratiques et d'autres savoirs. Gago étudie en premier lieu les économies informelles des marchés populaires où les groupes subalternes (migrants, femmes, etc.) s'approprient les rues, inventent d'autres pratiques économiques et mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme. Gago fait ensuite le lien avec le renouveau des luttes féministes, en particulier contre les féminicides, en montrant comment la violence domestique renvoie à la violence économique, l'endettement et la précarité. Les formes d'auto-organisation générées par ces nouvelles luttes portent ainsi une remise en cause, à l'échelle internationale, des modes de domination économiques, familiaux et culturels associés à l'économie capitaliste, tels que l'illustre la diffusion récente du mouvement " un violeur sur ton chemin ", du Chili à l'Europe et à l'Asie.
Résumé : Des mobilisations féministes massives éclosent sur presque tous les continents, bouleversant les mÅurs et les législations répressives. Verónica Gago, figure émergente majeure du féminisme latino-américain, observe ici avec un regard brillant et original l'émergence de cette internationale féministe. Mêlant analyse captivante et manifeste politique, La Puissance féministe revient sur les débats actuels dans le champ théorique du féminisme, et sur les controverses autour du modèle de développement néo-extractiviste. Riche de son expérience au sein des mouvements radicaux, l'autrice questionne aussi les possibilités et les limites du populisme de gauche, ainsi que le lien étroit entre le genre et la race. Gago se demande à quoi pourrait ressembler une autre théorie du pouvoir, fondée sur notre désir de tout changer.
Pride in the city retrace l’origine et l’existence de la Belgian Pride en la replaçant dans le XXème siècle. Richement illustré, l’ouvrage constitue un véritable livre d’art qui présente l’histoire du militantisme et des luttes LGBTQIA+ européennes et d’outre-Atlantique depuis le XIXème siècle. Très largement documenté, il est passionnant à découvrir et rappelle l’importance des Pride dans ce qu’elles illustrent encore aujourd’hui un droit à la liberté d’être et d’aimer qui nous voulons.
Ce nouveau recueil de poésie de José Maria Paz Gago approfondit son univers poétique personnel où les scénographies se construisent à travers l'éducation imaginaire et littéraire, amoureuse ou érotique, festive et presque toujours joyeuse. Basilio R. Canada, président du PEN Club d'Espagne
Résumé : Les formes architecturales et le bâti hérités du 19e siècle ont marqué de leur empreinte l'image et le tissu urbain de la plupart des villes européennes. Afin d'en préserver le caractère distinctif, il paraît alors essentiel de rénover et conserver ce vaste patrimoine. Cependant, au-delà de la qualité des matériaux et des techniques de construction de l'époque, cette exigence doit composer avec les évolutions des modes de vie, des normes et des critères de confort qui rendent la transformation de cet ensemble construit délicate : rénover tout en respectant le caractère original des bâtiments constitue un véritable défi architectural. Cet ouvrage se focalise sur trois villes européennes dont l'héritage bâti du 19e siècle est significatif : Genève, Lisbonne et Porto. L'auteure procède à une reconstitution de leur contexte historique et examine un grand nombre de projets de réhabilitation récents et d'interventions in situ, afin de réaliser une étude typologique exhaustive des immeubles d'habitation de l'époque et de proposer une analyse systématique des stratégies contemporaines de rénovation. Grâce à la systématique typologique et constructive restituée dans ses pages, Rénovation d'un héritage bâti fournit des outils permettant d'appliquer à d'autres contextes plusieurs des solutions présentées, dans le but d'optimiser les projets futurs ainsi que d'améliorer le cadre de vie et le bien-être des habitants.
Résumé : Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l'emprise des rationalités marchandes sur l'organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s'est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique. Pour attirer l'attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du "plus grand nombre". Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l'abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d'autant plus que les prescriptions "éco-citoyennes" occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes. Loin d'être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C'est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l'ordre établi que contribue l'enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des "sociétés de marché".
Sayad Abdelmalek ; Tassadit Yacine ; Fassin Eric ;
Résumé : Edition présentée par Salima Amari et Eric Fassin Accompagnée d'un entretien avec Tassadit Yacine. Cet ouvrage donne à lire deux entretiens inédits d'Abdelmalek Sayad (1933-1998). Le sociologue algérien les a menés en France au tournant des années 1970-1980, avec deux Algériennes de générations successives. Ils font entendre la voix de femmes exceptionnelles, tant par leur force et leur lucidité que du fait de leurs parcours atypiques. Elles analysent elles-mêmes la condition qui leur est imposée, et contre laquelle elles s'insurgent. Confrontées à la domination masculine, ainsi qu'à la domination coloniale et postcoloniale, elles ne se laissent ni l'une ni l'autre assigner une place. Elles sont, de multiples façons, en rupture de ban. Ces entretiens mettent en lumière une dimension passée inaperçue de l'oeuvre de Sayad, sociologue de l'émigration/immigration : on prend conscience qu'il développait en même temps une sociologie du genre - sans le concept, bien sûr, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. En effet, Sayad ne se contente pas d'ajouter des femmes au portrait de groupe de l'émigration ; en dialogue avec elles, il explicite des mécanismes touchant les définitions de la masculinité et de la féminité, qui contribuent à la redéfinition des identités et des rapports sociaux en migration. Ce livre constitue donc une invitation à relire d'autres textes du sociologue et d'y retrouver l'importance de l'expérience de genre dans l'analyse de la migration.
Dépensier, "inefficace", l'État social est la cible d'attaques récurrentes et l'objet de multiples réformes. Mais que sait-on des professionnels qui ?uvrent en son nom au quotidien? Comment font-ils face aux changements incessants de leurs conditions de travail? Au cours d'une longue enquête dans plusieurs services sociaux, la sociologue Delphine Serre a choisi comme fil directeur les signalements d'enfant en danger qui sont envoyés à la justice. Entre 1994 et 2006, le nombre de mineurs concernés a quasiment doublé. A travers ces signalements on découvre les savoirs et les pratiques, les règles juridiques et les normes éducatives qui guident les assistantes sociales chargées d'identifier les désordres familiaux. La décision de faire appel au juge dépend aussi du contexte de travail, de l'appartenance générationnelle et de la trajectoire de ces agents. Partagées entre le souci d'agir et la peur d'aggraver des situations déjà dramatiques, les assistantes sociales doivent surmonter leurs doutes et trancher. Elles sont d'autant plus déstabilisées qu'elles sont soumises à un nombre croissant d'injonctions, parfois contradictoires, et disposent de peu de ressources pour venir en aide à un public de plus en plus précarisé. Derrière leur réticence ou au contraire leur empressement à signaler apparaissent les causes structurelles du "malaise" des travailleurs sociaux. En nous faisant entrer dans les coulisses de l'Etat social, ce livre permet de comprendre l'épreuve que traversent les professions du public qui, sur le terrain, sont confrontées au désarroi des familles tout en voyant leurs moyens se réduire.
Impossible aujourd'hui de soutenir la thèse de la disparition des entreprises familiales dans le capitalisme contemporain: implantées sur tous les continents, les entreprises familiales représentent plus des trois quarts des entreprises enregistrées dans le monde et contribuent aux deux tiers de la production totale chaque année. Dans le secteur agricole en France, elles sont massivement prédominantes. C'est alors tout à la fois un métier, un statut de chef d'entreprise indépendante, un patrimoine, un lieu de travail et de résidence qui sont transmis de génération en génération. L'école républicaine promeut le mérite individuel. La société salariale fait du travail un accomplissement personnel. Et, désormais, la famille serait davantage centrée sur les relations affectives plut, que sur la transmission de patrimoine! Dans ces conditions, comment comprendre que des jeunes gens reprennent une entreprise familiale? Est-ce une charge ou une chance? À contre-courant des analyses qui n'en finissent pas d'annoncer la fin des paysans, ce livre propose une enquête de terrain sur les transformations des entreprises viticoles de la région de Cognac, au début des années 2000. Céline Bessière, enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Dauphine, a enquêté pendant huit années auprès de jeunes viticulteurs et viticultrices, mais aussi de leurs parents, leurs grands-parents, leurs compagnes (ou compagnons), leurs frères et soeurs. En poussant la porte des exploitations, on mesure l'imbrication des rapports économiques et familiaux ainsi que les tensions entre les aspirations personnelles des individus, leurs appuis et leurs devoirs familiaux. Contribution à une sociologie économique de la famille et de la reproduction sociale, ce livre montre comment, dans les exploitations de Cognac et bien au-delà, se fabriquent des entrepreneurs qui sont aussi des héritiers.