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Le glouton, le gourmand et le gastronome. Les plaisirs de la table de Balzac à Yourcenar
Gagneux Yves
VENDEMIAIRE
24,05 €
Épuisé
EAN :9782363583413
Le mot seul gastronomie fait dresser toutes les oreilles ; le sujet est à la mode" écrivait Brillat-Savarin en 1826. C'est au XIXe siècle, en effet, que l'on voit se codifier un ensemble d'usages spécifiquement français, organisés autour des arts et des plaisirs de la table. Inévitablement, et savoureusement, la littérature s'en fait le reflet, des dîners mondains du comte de Monte Cristo au surréaliste repas de cheveux de Pieyre de Mandiargues, en passant par tous ceux que Balzac, Zola, Colette ou Duras décrivent avec verve. Et à travers le repas, c'est toute la société que les écrivains interrogent. Pourquoi des règles de bienséance, et qui peut dire ce qui est "convenable" ? Les femmes doivent-elles montrer de l'appétit, peuvent-elles seulement boire ? Faut-il se réjouir de bien manger quand d'autres meurent de faim ? Le repas gastronomique est-il réservé à une élite fortunée ou s'offre-t-il à la portée de tous ? Yves Gagneux éclaire ce subtil équilibre entre hédonisme, ritualisation et savoir-faire, qui forme la Bible des gourmets. La sensualité et la convivialité qui s'y expriment ont produit des pages inoubliables, qui subliment à leur tour l'idée même de gastronomie. Parcours d'un moment de civilisation, reconnu par l'Unesco, depuis dix ans, comme patrimoine immatériel de l'humanité.
Dans le Paris d?entre 1830 et 1860, carnaval rime avec bal. Le soir, les masques se réunissent dans les restaurants, chez Véry, chez Pétron ou au Rocher de Cancale, pour les soupers les plus chics, puis finissent la nuit dans des bals costumés. Le bal de l?Opéra, de l?Ambigu, de l?Opéra-Comique, le bal Chicard ou encore le bal Musard, sont autant de lieux de fête dispersés dans la capitale. Le jour, ce sont des cortèges et notamment " la marche du boeuf gras ". Ce dernier est sélectionné dans ses herbages, amené à Paris puis promené dans la ville durant les deux journées qui précèdent le mardi gras, suivi d?une foule masquée et déguisée. Dans les cortèges comme dans les bals, l?aristocrate côtoie l?ouvrier, l?avocat ou la grisette, les masques féminins les plus raffinés se mêlent aux sauvages, arlequins, balochards, turcs, polichinelles, pierrots, débardeurs, titis, chicards ou flambards. Masques et costumes sont propices à la séduction, occasionnelle ou professionnelle. Jeunes ouvrières ou femmes du monde, maris et amants, profitent allègrement de l?anonymat et de travestissements ambigus pour chercher de bonnes fortunes. Seul le " municipal " veille à la préservation des bonnes moeurs. Onzième titre de la collection " Petites capitales ", cet ouvrage présente un choix de gravures ?poétiques, grotesques, revendicatrices ou simplement descriptives ? de Gavarni, Daumier, Adam, Benjamin ou Maurisset, issues du fonds très riche et d?une qualité exceptionnelle de la Maison de Balzac, que complètent quelques oeuvres du musée Carnavalet.
Issues de la collection d'art décoratif du musée d'Art moderne, plus de quarante pièces - mobilier et objets d'art de 1919 à 1939 - évoquent les intérieurs luxueux, les aménagements des prestigieux paquebots transatlantiques et la modernité des pavillons conçus pour les Expositions internationales de l'entre-deux-guerres: autour du panneau Les Sports (1935), réalisé par Jean Dunand pour le fumoir du paquebot Normandie, sont réunis des meubles signés Jacques-Emile Ruhlmann, Eugène Printz, André Arbus, Pierre Chareau ou Jacques Adnet, ainsi que de nombreux objets - céramiques, verreries, paravents, vases, tapis - de tout premier plan. Soulignant l'inventivité et la virtuosité technique d'artistes et d'artisans qui renouvellent alors le répertoire des formes et des matières, cette sélection d'oeuvres fait revivre l'esprit Art déco: quand le luxe, par l'alliance du savoir-faire et de l'innovation, réconcilie l'élite et l'ouvrier.
Gagneux Dominique ; Gabriel Fabrice ; Darragon Eri
Le Musée d?Art moderne de la Ville de Paris organise une exposition consacrée aux sculptures de Georg Baselitz (né en 1938). Cette manifestation proposera une lecture rétrospective d?un des aspects de l??uvre de cet artiste allemand, d?abord peintre et graveur, en présentant, la quasi-totalité d?une production peu montrée en France qui s?étend sur plus de trente ans. Désormais autonome par rapport à la peinture, la sculpture de Baselitz, qui occupe une place privilégiée au sein de son ?uvre, a gagné en monumentalité. Une quarantaine de sculptures en bois peint exécutées entre 1979 et 2010 montreront le cheminement de l?artiste qui a réinventé un langage plastique à part entière à travers ce medium spécifique. En contrepoint des sculptures, plusieurs peintures et ?uvres sur papier de Baselitz éclaireront l?extrême cohérence d?une ?uvre, quel que soit le médium dans son traitement de la figure, des sources et le défi aux règles habituelles de la perception. La présentation d?un grand ensemble de dessins mettra en évidence le lien avec les sculptures, qu?il s?agisse d?esquisses ou d?évocation de formes en trois dimensions: corps et têtes.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
Résumé : Dès les premiers mois de la Libération, sur l'ensemble du territoire français, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de collusion avec l'occupant sont arrêtées puis incarcérées dans les camps d'internement. Dans la région de Marseille vont se côtoyer de véritables collaborateurs, de simples suspects, des civils italiens et allemands, une poignée de prisonniers de guerre, mais aussi des femmes et des enfants en bas âge. Les directeurs de ces établissements sont confrontés chaque jour à des prisons surpeuplées, où les conditions d'hygiène sont déplorables, risquant à tout instant de propager des épidémies de rougeole ou de fièvre typhoïde, tandis que les denrées alimentaires et le matériel de base manquent cruellement. Comment, en effet, financer ces lieux ouverts à la hâte, comment recruter et rémunérer le personnel, comment assurer la surveillance et la protection des internés ? Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en exploitant des archives jusque-là inédites, un historien consacre pour la première fois un livre au parcours de ces internés et nous fait découvrir la gestion quotidienne de l'épuration officielle.
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.