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Michel de M'Uzan. 2e édition
Gagnebin Murielle
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130477709
L'?uvre de Michel de M'Uzan, membre titulaire de la société psychanalytique de Paris, ancien directeur de l'Institut de psychanalyse et cofondateur de l'Institut de psychosomatique, se présente comem un réel système orinté par des notions originales, à la fois cliniques et théoriques, tels que " le paradoxal ", " la chimère ", " le darwinisme interprétatif ", ou encore " le spectre d'identité ". L'interprétation et ses possibilités mutatives, la mémoire conçue non plus comme un ensemble de strates mais bien comme un réquisitoire permanent, la mort et le travail du trépas qu'elle insuffle, ou encore les mécanismes de la création artistique, ainsi que la sexualité de la femme sont réétudiés. Murielle Gagnebien examine ces problèmes à travers une série d'oppositions et de paradoxes propres à faire apparaître l'unité et la fécondité de cette ?uvre qui entretient des liens serrés avec l'écriture de fiction développée, elle-même dans plusieurs recueils. Selon Murielle Gagnebin, ce travail sur la langue dirige l'intérêt du lecteur vers une conception dramatique de la prose, rejoignant en cela la dynamique de la séance considérée, ici, comme une ?uvre d'art.
Le conflit psychique impliqué dans la création artistique est ici analysé à travers les éléments plastiques et amène à repenser la question classique de l'illusion créatrice. Ruses, pièges, leurres mettent à l'épreuve l'artiste et son public. La vision participe donc d'un scandale en ce qu'elle révèle un inassimilable, une sorte d'excès. C'est de ce reste, commandant l'inquisition de regards désormais actifs, qu'il est traité chez des peintres (Cranach, Titien, Zurbaran, Picasso, Cy Twombly, A. Kiefer), des dessinateurs et des graveurs (M. -C. Escher, P. Klossowski, A. Rainer), des cinéastes (Visconti, Bresson). L'oeuvre d'art livre une figuration formellement héritée d'Aristote mais revisitée par la psychanalyse où les mécanismes de la bisexualité, du deuil, de la perversion et de l'emprise, apparaissent susceptibles de se laisser codifier. Sur horizon analytique, une éthique de l'art se profile...
Habitée par l'énigme, l'image ne cesse de nous provoquer dans nos certitudes et ouvre au "leurre" comme à la "présence", dirait Yves Bonnefoy. Dans ce livre qui est consacré à son ?uvre, l'image se trahira sans cesse: éclaire-t-elle ou trompe-t-elle l'être dans son rapport au monde? Lumière ou nuit de l'image?Parfois le poète se prononce en faveur de l'image: "L'homme a besoin d'images". Yves Bonnefoy invoque alors "le blé de l'image", mais ailleurs il la dévalorise et va jusqu'à mentionner "la boue de l'image aux yeux déserts", voire sa disparition "Et bientôt même il n'y a plus d'image", car "leur syntaxe est incohérence, de la cendre". Il en vient ainsi à répudier l'image qui méconnaîtrait la finitude de ce dont elle est l'image, ce "dehors du sens" qui appelle tantôt "un irréparable silence", tantôt le pouvoir, sans cesse en éveil, de revivifier son apparition.Yves Bonnefoy n'a cependant jamais renoncé à interroger l'image: simple réfraction ontologique? réinvention du réel? facteur de rassemblement?"Point de contact" entre les êtres, l'image pourrait devenir une expérience de la plénitude du réel mais aussi bien de sa vanité.Dans ce livre plusieurs chercheurs. fidèles à l'âpre mise en question de l'image, poursuivie sa vie durant par Yves Bonnefoy, vont aborder celle-là à travers tous ses aspects: littéraire, poétique, plastique, musical, architectural. Plus que jamais, sous ces filtres divers, l'image apparaîtra dans sa profonde ambivalence: lumière ou nuit? L'ouvrage se clôt sur une centaine de pages du poète, parfois inédites, parfois difficilement trouvables. consacrées à l'image et à ses ambiguïtés.
Les Images parlantes: l'étrangeté habite ce titre! Les détournements de l'image vers quelque langage codé, les contrebandes de l'image au gré de textes particulièrement transgresseurs (hiéroglyphes aventureux, cryptogrammes religieux, trésors de l'iconologie, subversions insolites de l'Art brut, mécanismes sulfureux du rêve, étranges translations d'un langage dans un autre), les transports sur la langue sont multiples. Une évidence s'impose donc: l'image ne parle pas, mais elle doit être parlée. Dès lors s'ouvre le domaine des fables et des fictions émanant de l'image elle-même, aptes toutefois à la spécifier comme à la sonder (livres en duo alliant l'image et le texte, fantasmagories du cinéma et parallèlement humilité signant le travail de toutcritique d'art). Exhiber une fonction inédite et captatrice de l'image en tant qu'elle est parlée, c'estse prononcer pour son capital créateur, son ingénieuse inventivité. Bref, le registre del'iconique pourrait, au terme de ce livre, se laisser argumenter en ces mots: "Voir, c'est faire parler"!
Tout affrontement ne procéderait-il pas d'un malentendu? Celui-ci ne résiderait-il pas dans le sujet lui-même, dans ses drames intérieurs? La notion d'affrontement est très loin de pouvoir être ramenée à la seule mise en face à face de sujets, d'entités, de pensées, d'idéologies. Cette notion complexe englobe tout spécialement la jalousie, en réservant une place à l'incertitude: sujet/ objet, dedans/ dehors, aujourd'hui/ autrefois. Cela se vérifie dans le champ des images aussi bien picturales, théâtrales, cinématographiques, musicales que verbales. Cette problématique s'observe dans les oeuvres de créateurs que rapproche un regard animé par une cruauté provocante. Se trouvent ainsi réunis des artistes allant de Villon ou de Shakespeare à Godard, en passant, entre autres, par Gustave Moreau, Welles, Verdi, Antonioni, Georges Bataille, Pasolini, Wim Wenders, Kieslowski, Elfriede Jelinek et Abramovic- Ulay. Des images de l'affrontement à l'affrontement des images tel est le cheminement, à la fois esthétique, philosophique et psychanalytique de ce livre. Dès lors, les termes de déconstruction, de démembrement, de démantèlement, élevés au rang d'instruments, et s'exerçant dans le champ strict de l'image, engagent une fécondité révolutionnaire.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.