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Revue d'éthique et de théologie morale N° 236 : Parole opportune, parole importune ?
Gagey Henri-Jérôme ; Somme Luc-Thomas ; De Vaujuas
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204079938
La parole, entendue au sens large de vecteur de communication, pose dans notre vie quotidienne nombre de questions d'ordre éthique. Le titre général du colloque, organisé à Toulouse en septembre 2004, par l'Association des théologiens pour l'étude de la morale (ATEM), le signale de manière interrogative : " parole opportune, parole importune ? " L'expérience nous apprend à recevoir de manière critique l'information diffusée par les media, les politiques, les autorités personnelles ou collectives. La parole est alors le lieu d'un discernement éthique bien souvent crucifiant : que faire d'un secret dont la divulgation pourrait sauver ? Doit-on mentir par amour pour cacher une vérité nuisible ? Quelle valeur donner à une promesse, à un engagement dont la sincérité est révolue ? Les meilleurs contributions du colloque ici réunies explorent quatre axes : parole et promesse, parole et vérité, parole et relation, parole et violence. Cette réflexion a été menée dans la perspective de provoquer un dialogue entre éthique, expériences professionnelles (psychologie, journalisme, diplomatie, magistrature) et réflexion théologique.
La prétention de mettre en valeur la clinique psychopathologique en tant que discipline spécifique - fût-ce in statu nascendi - se heurte à l'idéologie, présente et active, selon laquelle toutes les incidences psychologiques dont la prise en charge de la souffrance psychique - trouvent assez leur identité à paraître comme des applications, ou des "branches" de la démarche caractéristique d'une discipline mère homogène : la psychologie. Cette étude n'a pas pour objet une présentation encyclopédique des troubles du comportement et de la personnalité et pas davantage d'exposer les tentatives d'explication comme les efforts thérapeutiques déployés à leur entour. Elle propose un ensemble de réflexions - reprises pour partie de textes publiés au fil des circonstances - dont il a paru qu'elles pouvaient donner à pressentir la spécificité du regard posé sur ces troubles. L'audace du titre avancé veut signifier que dans ce regard est en jeu l'émergence d'une discipline scientifique à part entière : la clinique psychopathologique. C'est plus au "pourquoi" qu'au "comment" que se réfère cette étude à l'argumentation serrée et au ton personnel et engagé.
Résumé : Un ouvrage vivant, illustré par de nombreuses photos et enrichi par des témoignages de parents, pratique et complet qui répond aux besoins des parents d'aujourd'hui avec des explications claires et rassurantes. Un suivi mois après mois pour accompagner son enfant de la naissance jusqu'à leur entrée à l'école maternelle. L'ouvrage est organisé en 12 chapitres pour tenir compte des grandes étapes de développement de l'enfant : Les progrès de votre bébé : taille, poids, le premier sourire, la découverte des mains, les premiers déplacements... L'alimentation : l'allaitement au sein, le biberon, la diversification alimentaire, des repas équilibrés. Le sommeil : les cycles de sommeil, les besoins, le rituel du coucher les réveils nocturnes, les cauchemars... Le suivi médical : les maux courants, les vaccins, les maladies infantiles, les médecines douces... Le quotidien : l'aménagement de la chambre, les mesures de sécurité, les soins (toilette, massages, règles d'hygiène)... Les loisirs : les bébés nageurs, les premiers jouets, les activités manuelles, la télévision...
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.