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Le Voyage dans le Midi du comte de Provence, frère de Louis XVI (1777)
Gabard Louis
GAUSSEN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356982216
En 1774, à la mort de son grand-père Louis XV, le jeune Louis XVI monte sur le trône de France. Ses frères, les comtes d'Artois (futur Charles X) et de Provence (futur Louis XVIII), entreprennent, l'un dans le Midi et l'autre dans l'Ouest du royaume, deux voyages destinés à faire connaître, à travers eux, le nouveau monarque. C'est au périple du futur Louis XVIII en Languedoc et en Provence que s'est intéressé Louis Gabard. Il a compulsé la presse parisienne et provinciale du temps, mais aussi les courriers officiels, les délibérations consulaires, en tentant de débusquer la réalité derrière la " photo officielle " que constitue cette documentation. L'accueil réservé au prince révèle ce que les villes traversées cherchent à mettre en valeur aux yeux du pouvoir (comme les manufactures de Carcassone ou de Marseille), tandis que lui-même manifeste ses propres intérêts, par exemple en s'attardant devant les ruines de Nîmes, où il communie sans doute avec Ovide, qu'il aime lire et traduire.
Un homme agonise en sonnant du cor, un autre échappe à ses ennemis grâce à un anneau d'invisibilité, deux amants cachent leur folle passion au fond des bois, un renard s'attaque à des anguilles, des moutons plongent dans la mer déchaînée, des cannibales font un festin de leurs prisonniers: autant de scènes qui, de Chrétien de Troyes à Ronsard, illustrent la variété de la littérature française naissante. Ce recueil propose des extraits représentatifs du Moyen Age et de la Renaissance en liaison avec le programme de français de cinquième. Un appareil pédagogique et des textes adaptés aux élèves de collège leur feront découvrir le récit épique, l'amour courtois, l'esprit satirique des farces et des fabliaux, les récits de voyage, l'humour rabelaisien, ou encore la poésie lyrique.
Résumé : Les rapports entre hommes et femmes ont toujours été plus ou moins conflictuels au cours de l'histoire. Mais ils sont plus que jamais d'actualité : on ne parle aujourd'hui que d'égalité femmes-hommes, de parité, de lutte contre les stéréotypes sexistes, contre le harcèlement, contre les violences faites aux femmes, on milite contre le genre, pour l'écriture inclusive, pour la destruction de livres jugés sexuellement incorrects... Pourtant, l'immense majorité de la population de nos pays est prête à mettre fin au sexisme subsistant dans la société patriarcale et soutient le mouvement de libération des femmes. Mais, fortes de cet accord tacite, les néo-féministes veulent imposer leur nouvelle idéologie et avancent des revendications extrémistes. Plus soucieuses de combattre que de débattre, refusant toute critique, elles surenchérissent dans la radicalité et appellent à une "déconstruction" totale. S'appuyant sur des études de philosophes, psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues, pédagogues... souvent passées sous silence, ainsi que sur de nombreux témoignages, l'auteur montre que le néo-féminisme est devenu une idéologie sexiste et même totalitaire. Déniant la différence des sexes indépendante de la culture, elle vise non seulement à corriger les erreurs sexistes du patriarcat mais à créer "un homme nouveau" . Ce faisant, elle crée des problèmes pires que ceux qu'elle prétend vouloir résoudre. Ces dérives égalitaristes rendent encore plus difficiles les rapports femmes-hommes et plus problématique l'éducation des enfants.
Gabard-Allard Anne ; Martigny Hugo ; Cariou Juliet
Résumé : Docteure, pourquoi moi ? Cette question, Anne Gabard-Allard l'a entendue des centaines de fois dans la bouche des femmes qu'elle a suivies dans son cabinet de gynécologie. Au-delà des données des examens cliniques et complémentaires habituels, quelle réponse apporter quand la maladie ne guérit pas ou récidive ? Quand l'infécondité reste "inexpliquée", irrésolue ? Les symptômes ont-ils un sens ? Ce livre est l'aboutissement de quarante années de pratique, de réflexion et d'entretiens menés avec trois cents patientes. Anne Gabard-Allard y livre sa vision d'une médecine intégrative qui enrichit la médecine traditionnelle, focalisée sur l'organe, et donne des clés pour mieux comprendre les maladies gynécologiques. Certaines émotions devenues toxiques peuvent nous faire souffrir, déstabiliser notre "zone d'habitabilité émotionnelle" et nous rendre malades. Reconnaître ces émotions, en chercher la cause dans son histoire, son vécu, sa lignée, les exprimer et les légitimer participent aussi du processus de guérison. Tel est le parcours proposé à travers cet ouvrage. Neuf problématiques gynécologiques et pathologies abordées via le prisme du lien corps-esprit : l'infécondité, l'endométriose, les cystites récidivantes, la ménopause précoce, la toxémie gravidique, l'obésité, le cancer, les maladies auto-immunes, les pathologies qui parlent de violence. Cinquante cas cliniques qui offrent autant de pistes pour revisiter son parcours de santé à la lumière de son vécu et se poser des questions sur son histoire personnelle et familiale. Ecoutons les signaux, les alertes que notre corps nous envoie.
Depuis plus de 40 ans, des réformes sont menées à la maternelle, au primaire, au collège ou au lycée, pour améliorer l'école et permettre aux élèves de s'y épanouir. Or, ces derniers sont de moins en moins motivés et de plus en plus inscolarisables. Comment une vision du monde, au départ progressiste, a-t-elle contribué à fabriquer des petits-dieux peu portés à étudier et à vivre en société ? Le problème ne prendrait-il pas sa source dans l'entreprise d'élimination du père, parallèlement à l'effacement de la fonction d'enseignant relégué au rôle d'animateur, tous deux symbolisant une autorité à abattre contre laquelle s'acharne une idéologie féministe et égalitariste qui n'a pas évolué depuis les années 1970 ? Cela a engendré dans nombre de familles et d'établissements scolaires une perte des repères et la montée des tensions conduisant à l'avènement d'un enfant-roi qui refuse les leçons et l'expérience de ses aînés. Cette soumission au jeunisme fait le jeu du libéralisme et réduit l'école à un outil de formatage. Les réformes ministérielles successives, en accentuant les dérives, déstabilisent les programmes, les enseignants et les élèves qui risquent de devenir des jeunes peu instruits, rétifs à l'effort et incapables d'affronter la vie et ses combats ! Instruction et éducation forment depuis toujours un tout, mais notre société de l'apparence et de l'assistanat a-t-elle vraiment envie de construire des adultes responsables ?
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...