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Avent
Füst Milan
OMBRES
14,20 €
Épuisé
EAN :9782841421176
Milan Füst (Budapest, 1888-1967). Poète cosmique et visionnaire, alliant archaïsme et modernité, abstraction et sensualité des images, auteur de tragi-comédies expressionnistes où le sublime et le grotesque mêlés se teintent d'humour noir (Les Malheureux, 1923 ; Catullus, 1929), sa prose fait preuve d'une égale maîtrise de style et analyse avec une rare acuité psychologique des possédés d'une imagination tyrannique - jaloux, rêveurs, etc. - comme dans ce chef-d'?uvre qu'est L'Histoire de ma femme (1942), traduit dans la plupart des langues européennes. Publié en 1922, Avent est un récit centré sur le rapport de fascination mutuelle entre persécuteur et persécuté, qui devient " une parabole à l'intention de tous ceux qui, au nom du Christ, se font les acteurs de l'inhumanité". Ici nous sommes confrontés à l'Histoire, mais revue et corrigée par le poète. Dans l'Angleterre du XVIIe siècle, deux êtres séparés par l'abîme de leur différence d'âge et celle de leur appartenance religieuse se rencontrent grâce à un instant de vérité qu'ils parviennent à partager...
Milan Füst (1888-1967) poète, prosateur et essayiste, fut l'un des plus grands maîtres de ta littérature hongroise. Ami de Kosztolànyi et de Karinthy, rédacteur de la revue littéraire Nyugat, il a été l'un des rares écrivains hongrois de sa génération à connaître une renommée internationale de son vivant. En dépit de ce succès, il est resté un être solitaire, fidèle à son étrangeté. Troublant écho à l'Histoire de ma femme, publié aux éditions Gallimard, L'Histoire d'une solitude, paru en 1956, est un chef-d'oeuvre de sa maturité.
Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. (...) Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble." Albert Gyergyai.Notes Biographiques : Milan Füst est un des plus célèbres écrivains de la Hongrie moderne. Au cours d'une jeunesse mouvementée, il fit des études qui l'amenèrent au professorat. Devenu à demi paralysé, il garda cependant toute son activité intellectuelle, occupant notamment la Chaire d'esthétique à l'Université de Budapest. Il est mort en 1967.
Résumé : "Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble".
Le De Mulieribus claris, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du Décaméron. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure. La traduction du De Mulieribus dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son Recueil des Dames, pour rendre hommage au " beau livre " du " grand Boccaccio ". Seule peut-être cette langue du XVIe siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Résumé : Un collier de perles d'une valeur inestimable convoité par un millionnaire californien dont les comportements équivoques soulèvent les suspicions les plus invraisemblables, un ranch situé en plein désert autour duquel rôdent les personnages les plus étranges, un meurtre dont on ne connaît ni la victime ni le coupable, telles sont les premières pièces de cette mystérieuse affaire pleine d'imprévus et de rebondissements que le célèbre détective de la police d'Honolulu, Charlie Chan, résout, non sans péril, avec un calme et une maîtrise extraordinaires. "Pour réussir, dit-il en prononçant un de ses aphorismes favoris, pratiquons la patience. Le sage recule d'un pas pour mieux sauter". Charlie Chan, est un détective américain d'origine chinoise créé en 1925 par Earl Derr Biggers (1884-1933). Héros de six romans, il établit un pont entre ses cultures d'origine, mettant en application les principales facettes de sa personnalité : la politesse, la patience, la lenteur, la résignation, l'humilité, la prudence et l'humour, qu'il exprime grâce à d'innombrables aphorismes à la Confucius. Il fut également le héros d'une soixantaine de films réalisés entre 1926 et 1981 (avec divers interprètes), de séries pour la télévision, de dessins animés, de bandes dessinées, de feuilletons radio phoniques et même de jeux de société.