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Pandémie et biopouvoir. La nouvelle précarité contemporaine
Furtos Jean
ULM
12,00 €
Épuisé
EAN :9782728807413
La pandémie à la Covid-19 n'est certes pas un fantasme. Mais comment comprendre qu'elle suscite une peur folle, en grande partie coupée de sa dangerosité réelle, et qui relève, en réalité, d'une contagiosité psychosociale aux effets mortifères ? Cette contagiosité est une conséquence de la mondialisation, qui produit une mauvaise précarité associée à une triple perte de confiance en soi, en l'autre et dans le temps long. Dans ce contexte, l'ultime "objet" à perdre, pour le sujet humain, est son corps biologique chosifié, sans qualité psychique, sociale ni spirituelle, dans le contexte d'un biopouvoir qui réduit précisément le sujet à sa vie nue, otage de l'hygiène et de la médecine. L'état d'exception permanent, ou urgence sanitaire, peut rendre les humains fous d'angoisse et les remplir d'incertitude quant à la fiabilité des liens sociaux. Sapant les assises symboliques des cultures et des personnes, les excès du biopouvoir affectent la notion même d'avenir et de projets porteurs de sens. En tout cela, ils sont antagonistes aux droits de l'homme. Un seul antidote serait véritablement efficace : le retour à une bonne précarité, à la conscience du fait que l'on ne peut absolument pas vivre sans l'aide d'autrui.
Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion : une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux" : en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
L'objectif de cet ouvrage est d'abord d'apporter un éclairage novateur sur la notion de précarité et ses implications psychopathologiques, avec pour souci constant la prise en compte du contexte social, économique et anthropologique. Il s'agit de proposer une conception élargie des pratiques de santé mentale, qui ne peuvent pas être réduites à une bonne pratique de la psychiatrie, mais qui s'ouvrent à la clinique psychosociale où de nombreux partenaires (médecins et soignants, psychologues, travailleurs sociaux) interagissent avec la psychiatrie, au sein d'un champ où le coeur des métiers est à la fois préservé et sensiblement modifié. Il est ici question des plus démunis sur le plan économique, comme des plus vulnérables - nouveau-nés, enfants, adolescents, demandeurs d'asile - cependant, toute précarité pathogène n'appartient pas nécessairement à la marge de la société. L'ouvrage est le reflet d'une réflexion pluridisciplinaire, enrichie de la comparaison avec d'autres cultures. Les contributions font état de réflexions et de pratiques en pays francophones, mais les orientations des pays anglo-saxons sont aussi abordées. Enfin, une large place est faite aux dispositifs mis en place et notamment aux Equipes mobiles psychiatrie-précarité (EMPP). Ce livre s'adresse aux psychiatres, pédopsychiatres, psychologues, psychanalystes, mais aussi aux médecins libéraux et hospitaliers d'autres spécialités, ainsi qu'aux praticiens paramédicaux et intervenants sociaux intéressés par les cliniques de la précarité. II peut être utile aux élu(e)s locaux et décideurs politiques ainsi qu'aux praticiens et chercheurs des sciences humaines. Biographie de l'auteur Jean Furtos est psychiatre des hôpitaux, chef de service au Centre hospitalier le Vinatier (Bron-Lyon) et directeur scientifique de l'ORSPERE-ONSMP.
L'observance est le fait pour un patient de suivre les recommandations faites par son médecin : prendre un traitement, suivre un régime spécifique, arrêter de fumer... Mais nombreux sont ceux qui ne suivent pas l'ordonnance prescrite : la non-observance est devenue un enjeu majeur de santé publique, avec des conséquences graves sur l'efficacité thérapeutique, la guérison des malades et les coûts de santé. Elle impacte aussi la qualité de vie du patient et de ses proches. Et si les techniques de négociation étaient un outil efficace pour améliorer l'observance ? En tant que négociateurs professionnels, les auteurs de cet ouvrage transmettent leur expertise. Médecins, équipes soignantes, pharmaciens, proches de patient... ils vous livrent leurs techniques à travers 12 histoires vraies. Des histoires de vie autour de la relation médecin-patient, dans lesquelles vous vous reconnaitrez peut-être, pour agir contre la non-observance.
L'essentiel en fiches pour réussir sa formation : toutes les informations utiles à propos du diplôme, de la formation et du métier ; l'ensemble des compétences et connaissances du programme en 50 fiches, assorties de schémas et de tableaux pour faciliter la mémorisation ; des conseils et outils méthodologiques prenant en compte les exigences des épreuves de certification. Tous les domaines de compétences : DC 1 - accompagnement social et éducatif spécialisé ; DC 2 - participation à l'élaboration et à la conduite du projet éducatif spécialisé ; DC 3 - travail en équipe pluriprofessionnelle ; DC 4 - implication dans les dynamiques institutionnelles.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?