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UN ITINERAIRE INTELLECTUEL. L'historien journaliste, de France-Observateur au Nouvel-Observateur (19
Furet François
CALMANN-LEVY
39,25 €
Épuisé
EAN :9782702129524
Le livre que voici illustre une longue et double fidélité de François Furet: à l'activité du journaliste, à l'identité d'un journal, sous ses deux noms successifs, France Observateur puis Le Nouvel Observateur. Le premier article date de mars 1958. Le dernier, un mois avant sa mort, de juin 1997. Grâce à ce vaste ensemble, on pourra désormais entreprendre, aux côtés d'un commentateur curieux et vif, un voyage au long cours: la traversée de quarante ans de notre vie politique et intellectuelle.On y verra l'historien préciser ses méthodes et privilégier de plus en plus l'histoire politique et conceptuelle par rapport à l'histoire économique et sociale - sans ostracisme pourtant. On y verra l'intellectuel décliner ses goûts littéraires et philosophiques, se faire le commentateur de Rousseau, Chateaubriand, Constant, Tocqueville. Enfin, à travers de superbes portraits de Jaurès, Blum, Malraux, on découvrira un véritable écrivain.Le genre de la collection d'articles est généralement guetté par la dispersion et le disparate. Ce livre-ci y échappe. Le problème qui est mille et une fois abordé, à travers tant de sujets divers ( politique, phénomène communiste, Amérique, Israël, vie intellectuelle), c'est la dérive de l'espérance révolutionnaire, devenue sous la Révolution française un mauvais rêve, et au XXe siècle un gigantesque cauchemar. Et c'est aussi, en dépit de tous les démentis de l'histoire, la résistance de cette espérance, l'obstination mise par les hommes, et par les intellectuels surtout, à ravauder leurs croyances pour protéger leurs illusions.François Furet a constamment cherché, quelque désespérant que soit le spectacle, à ne pas l'escamoter: l'histoire lui servait à ne pas se raconter d'histoires."Mona Ozouf L'auteur Historien de réputation internationale, François Furet est décédé en juillet 1997. Ses deux derniers ouvrages parus: Le Passé d'une illusion (Robert Laffont/Calmann-Lévy, 1995) et Fascisme et Communisme (en collaboration avec Ernst Nolte, Plon, 1998). Le préfacier Co-auteur du Dictionnaire critique de la Révolution française avec François Furet, Mona Ozouf était sa plus proche complice intellectuelle et amicale. Dernier ouvrage paru: La Muse démocratique (Calmann-Lévy, 1998, Prix de l'essai de l'Académie française)."
La Révolution française peut être interprétée à la fois comme le produit de ce qu'elle a appelé l'Ancien Régime, et comme l'avènement de la civilisation où nous vivons depuis. Dans le premier cas, elle est le grand spectacle de ce qui s'est passé avant elle ; dans le second, elle inaugure le cours de l'égalité et de la démocratie modernes. Ce livre est une tentative pour la penser sous ces deux aspects, en renouant avec des questions posées par la tradition historiographique du XIX ? siècle.
Disparu en 1997, François Furet fut sans doute l'un des plus grands historiens de la Révolution française, à laquelle il consacra l'ensemble de ses travaux. Ce volume regroupe des articles publiés par François Furet dans des revues savantes ou, au contraire, généralistes, dans les années 60 et 70, et regroupés selon différentes thématiques : le statut de l'histoire dans la culture classique, l'histoire juive contemporaine, etc. Une longue préface de l'auteur explicite sa conception de la discipline et de ses enjeux. Un classique de l'historiographie.
Cet ouvrage rassemble les textes des interventions prononcées lors des Entretiens du Patrimoine qui se sont déroulés en janvier 1996 au Théâtre national de Chaillot, sous la présidence de François Furet. Intitulé Patrimoine, temps, espace _ Patrimoine en place, patrimoine déplacé, ce colloque était consacré aux principes de la conservation et de la préservation du patrimoine in situ. Les ingterrogations que suscite la notion de contexte ne sont ni récentes ni limitées aux seuls monuments historiques. Elles concernent le patrimoine dans sa définition la plus large tant en France qu'à l'étranger. Initiées par la direction du Patrimoine au ministère de la Culture en 1988, ces rencontres annuelles ont pour objectif de favoriser une réflexion doctrinale approfondie sur le patrimoine. Les Entretiens du Patrimoine sont ainsi l'occasion d'une confrontation des connaissances et des expériences entre spécialistes français et internationaux. Collection des Actes des Entretiens du Patrimoine SCIENCE ET CONSCIENCE DU PATRIMOINE (1994) Sous la présidence de Pierre Nora, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. PATRIMOINE, TEMPS, ESPACE PATRIMOINE EN PLACE, PATRIMOINE DEPLACE (1995) Sous la présidence de François Furet, de l'Académie française, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. A paraître : PATRIMOINE ET PASSIONS IDENTITAIRES (1997) Sous la présidence de Jacques Le Goff, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Comment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.
Jamais autant qu'aujourd'hui l'"entrée dans la vie" n'est apparue comme une source d'anxiété et de colère pour des millions de jeunes gens. L'entrée dans la vie ? C'est le premier travail payé, le premier amour, la première participation à l'activité de la cité. De Chaplin à Kennedy - en passant par Saint-Just, Trotski, Marie Curie, Freud ou Gandhi -, des révolutionnaires de 1789 à ceux de 1917 en Russie, des communards aux Black Blocs, tous ont connu ce moment où la vie bascule et prend un tournant décisif. En piochant dans ses souvenirs personnels et grâce à de nombreux exemples d'hommes et de femmes, célèbres ou anonymes, Marc Ferro nous montre comment la famille, la religion, l'économie ou le simple surgissement d'événements inattendus font éclore des destins individuels, mais dessinent aussi, à travers la révolte, l'émancipation ou l'invention, les mouvements collectifs qui font l'Histoire.
Ernst Kantorowicz (1895-1963) est considéré à la fois comme un spécialiste d'histoire de l'art, de théologie médiévale et de droit canonique, de philologie et de droit patristique, de littérature et de philosophie médiévales. Peut-être le doit-il d'abord à sa nature artiste. Sa biographie de Frédéric II de Prusse parue en 1927 est devenue un best-seller et Les Deux Corps du roi (publié en 1957), une expression de la science politique et du langage courant. Sa vie elle-même traverse les tragédies du siècle. Né dans une famille juive industrielle de Poznán, il débute en ardent nationaliste, engagé volontaire au service du Kaiser, blessé à Verdun, volontaire encore pour la lutte contre les spartakistes. C'est à ce titre qu'après la Première Guerre il est étroitement lié au Cercle de Stefan George — considéré alors comme le plus grand poète vivant — qui avait constitué autour de lui une sorte de secte fanatique d'antimodernisme et d'antirationalisme dévouée au culte du héros et à la recherche d'une Allemagne secrète et souterraine. Nationaliste conservateur, Kantorowicz s'engage pourtant dans la lutte antihitlérienne dès 1933, ce qui le conduit à refuser de prêter serment au régime nazi et donc à devoir démissionner de son poste universitaire en 1934. Il échappe de peu à la Nuit de cristal en 1938 et réussit à fuir, par l'Angleterre, aux Etats-Unis où il trouve un poste à Berkeley. Il s'y attache, fait école jusqu'à ce que le maccarthysme fasse de lui un des défenseurs de l'indépendance universitaire (à l'allemande), un des premiers intellectuels à refuser le serment de loyauté. Déchu de nouveau de son poste universitaire, il est accueilli à Princeton au sein de l'Institute for Advanced Study. Mais c'est sa personnalité qui rend Kantorowicz fascinant : cet érudit avait l'élégance d'un dandy, un charme personnel qui lui valait toutes les conquêtes, féminines et masculines. Il s'est lancé dans des liaisons brillantes avec l'aristocratie allemande et fut tout proche, sa vie durant, du grand historien d'art d'Oxford Maurice Bowra, autour de qui se pressait une cour d'esprits brillants.
Histoire de l'Histoire, l'historiographie analyse la manière dont chaque époque écrit l'Histoire, la comprend et l'utilise. Cet ouvrage permet de suivre l'évolution du rôle que l'Histoire a joué au cours des siècles. Il montre l'importance de sa fonction politique dans l'exaltation de la grandeur des rois, de la nation, puis de la République. Il met en évidence les lignes de continuité - et les ruptures - dans la manière dont s'est écrite l'histoire, ainsi que dans les progrès accomplis dans les méthodes critiques. Enfin, le rôle de l'historiographie dans la construction - parfois difficile - de l'image que la société a d'elle-même est mis en lumière. L'intérét pour l'historiographie s'affirme plus que jamais comme le montrent le dernier chapitre et les annexes qui présentent une synthèse des vingt dernières années d'écriture de l'Histoire. Cet ouvrage permet de comprendre l'évolution du rôle de l'étude de l'histoire en France de la période médiévale à nos jours et présente les plus récentes orientations d'analyse historique : l'histoire comme "roman national" , les migrations, le genre dans l'histoire... Un livre indispensable pour découvrir les grands mouvements historiographiques et les grandes figures qui ont marqué la discipline et pour mesurer le poids de l'histoire dans la construction politique et idéologique de la France au fil des siècles.