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Tu n'avais peur de rien
Fugain Stéphanie ; Mendibil Claude
FLAMMARION
21,00 €
Épuisé
EAN :9782081270992
Ma princesse, on s'en est raconté des histoires, le doigt posé sur le globe aux continents colorés et aux océans azur. Nous sautions les frontières à grands éclats de rire. Tu les ferais ces voyages, disais-tu, un jour, plus tard, quand viendrait le temps de vivre tes aventures. Celui-là, tu ne l'avais pas prévu, pourtant nous l'avons fait ensemble, main dans la main, yeux dans les yeux, peau contre peau. Un aller simple en enfer où les saisons passaient au rythme de ta respiration. Et d'où je suis revenue seule. Tu voulais voyager, écrire. Mais ton bateau est resté à quai. Pour toi, j'ai pris la plume et le vent. J'ai raconté tes rires, tes envies, tes passions, tes rêves. Ces paysages ensoleillés où tu t'enfuyais en fermant les paupières. Et celui, vitrifié, blanc, où tu questionnais ton destin, forte, déterminée, courageuse." Stéphanie Fugain.
Ces lignes sont tressées de mes larmes qui ont baigné dans l'aridité des sentiments insensibles. Elles portent le deuil d'une humanité qui dérive. Il n'y a pas de poésie dans ces lignes. Ces lignes n'ont trait à la poésie que la douleur de ma voix brisée entre les tumultes du silence et l'incrément toujours croissant de l'indifférence. Ces lignes croupissent au fond d'une gorge maintenant déployée à force de convictions millénaires. Ces lignes ouvrent la voie à la nouvelle poésie. Elles éclairent les sentiers plongés dans l'obscurité par les soins d'une main invisible castratrice de toute velléité de progrès, celui qui mène à l'homme et non à sa pseudoscience. "Des rêves et des lignes, c'est (...) un recueil où le vers libre est roi. Tour à tour proche de la formule par sa densité que restitue son caractère ramassé, du verset par la portée de son amplitude large, ce vers libre a également des relents du précepte prosaïque caractéristique du manifeste, indiquant ainsi la philosophie de l'art. (...) Sous ce rapport, la poésie de Michel Feugain se scandera moins qu'elle ne se déclamera, à la faveur d'une expression qui consacre l'une des lames de fond de l'humanisme si cher à l'auteur : la liberté." Blaise Tsoualla
?Un gars sympathique dont tout le monde connaît les plus célèbres refrains. C'est ainsi que l'on pourrait décrire Michel Fugain. Du haut de ses 75 ans, il est toujours aussi jovial et souriant. Comme il se décrit lui-même : "Je suis un train toujours à l'heure". Comment a-t-il construit sa vie, dépassé ses faiblesses, magnifié son potentiel ? Quels événements a-t-il eu à affronter et à transcender ? Quelles sont les valeurs qu'il a envie de transmettre ? Comment la vie l'a-t-elle modelé ? C'est ce que révèle l'auteur, qui a décidé tout petit que la vie n'était pas un problème.
On constate une "flambée" de foi, aussi bien chrétienne que musulmane, au fur et à mesure que les crises s'intensifient en Afrique subsaharienne. Mais les incohérences constatées, au sein même de nos communautés chrétiennes où la passivité va de pair avec l'ataraxie ne permettent pas un optimisme béat. Dieu est pris en "otage" par des hommes qui Lui donnent des visages selon leur convenance et leurs intérêts. Face à cette défiguration du visage de Dieu, il est urgent d'aider les chrétiens africains à retrouver le vrai visage de Dieu.
Je m'appelle Marie. Le 18 mai 2002 j'ai perdu ma petite soeur, Laurette, d'une leucémie. Elle avait vingt-deux ans, nous avions six ans d'écart. J'étais la grande, l'aînée, celle qui montre l'exemple. Celle qu'on copie, qu'on imite, qu'on adule.Et pourtant, ce samedi 18 mai, elle ne m'a ni imitée ni copiée. Elle est partie. Elle a lâché prise. Elle m'a lâchée. À 20 h 20...Sa dernière blague de petite soeur a été de me choisir, moi, comme témoin de son départ. Pour quitter ce monde qui la faisait tant souffrir depuis dix mois et six jours.***À l'hôpital, nous assurions une sorte de relais, ma mère, mon père et quelques-unes des meilleures amies de Laurette. Le plus acharné des relais.Ce jour-là, c'était mon tour de la veiller. Nous venions de remonter du jardin de l'hôpital Saint-Louis avec Richard, mon mari. Une pause avec mes amies, celles de toujours qui étaient là pour moi. Un moment volé à la vie de Laurette pour tenter de reprendre des forces, de faire le plein d'énergies positives. Assises sur un bout de pelouse de l'hôpital, au milieu des voitures qui allaient et venaient - chargées de joie ou de peine, d'un avenir incertain ou de la naissance d'un espoir -, nous étions là, à parler, pour ne pas pleurer d'épuisement. Parler de n'importe qui, de n'importe quoi.Avec le recul, je crois que je n'ai jamais été aussi superficielle dans ma conversation qu'à ce moment-là.J'avais l'impression d'entendre sans comprendre des bribes de phrases qui s'envolaient comme des papillons au sortir de leur cocon. Seuls, perdus au milieu de la cour des miracles. Un grand flou qui n'avait rien d'artistique.Le mot d'ordre avait toujours été de ne faire entrer dans la chambre que du positif, de la force, du soleil. Pour qu'elle sente que nous étions là, à ses côtés, sans jamais cesser d'y croire. Sans nous lamenter, sans avoir l'indécence de souffrir, d'être fatigué. Même après dix mois. Parce qu'un malade sent tout. Il vous voit et il sait. Il sait si vous êtes porteur d'une bonne nouvelle ou oiseau de malheur. Il devine vos angoisses, vos joies, vos douleurs même si celles-ci sont extérieures à son enfermement, à sa condition. Comme si, quand vous poussez la porte de sa chambre, le courant d'air provoqué par votre mouvement vous trahissait, laissant s'engouffrer avant vous dans la pièce confinée le parfum de vos ressentis... Les malades vivent dans une réalité qui n'est pas la nôtre. Étrangement, ils ont le recul de leur enfermement. Ils ne trichent pas, ils peuvent vous mentir, pour votre bien, mais ne se mentent jamais à eux-mêmes. Cloîtrés dans leur chambre, hypersensibles, ils sont réceptifs à toute émotion qui pénètre leur pièce, leur terrain de jeu.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)