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Livrer sur demande. Quand les artistes, les dissidents et les juifs fuyaient les nazis (Marseille 19
Fry Varian ; Ochs Edith ; Jacquier Charles
AGONE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782748903065
En août 1940, un jeune journaliste américain, Varian Fry, est envoyé à Marseille. Sa mission : faire évader les artistes, intellectuels et militants antinazis, souvent juifs, menacés par la police de Vichy et la Gestapo. La modeste organisation qu'il met sur pied s'oppose à l'article 19 de la convention d'armistice entre la France et l'Allemagne : "Le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants désignés par le gouvernement du Reich". En treize mois, avant que la police française n'expulse Varian Fry, avec l'aval des Etats-Unis, le Centre américain de secours aura, par des moyens légaux ou illégaux, permis l'évasion vers l'Amérique de milliers de réfugiés menacés de déportation, dont des écrivains comme André Breton et Heinrich Mann, des artistes comme Marc Chagall et André Masson. Ce bilan, qui relève de ce qu'on a appelé "résistance avant la Résistance", apparaît aujourd'hui comme un mouvement de solidarité internationale impulsé par les vestiges du mouvement ouvrier. Cet aspect, le moins connu de l'action de Varian Fry et de ceux qui l'ont accompagné, éclaire un moment historique singulier en même temps que l'héroïsme de l'individu ordinaire face à la déraison d'Etat.
Fry Varian ; Ochs Edith ; Jacquier Charles ; Hirsc
En août 1940, un jeune journaliste américain, Varian Fry, est envoyé à Marseille. Sa mission: faire évader les artistes, les intellectuels et militants politiques de gauche, souvent juifs, menacés par la Gestapo. La modeste organisation qu'il met sur pieds s'oppose à l'article 19 de la convention d'armistice entre la France et l'Allemagne: "Le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants désignés par le gouvernement du Reich." En treize mois, avant que la police de Vichy n'expulse Varian Fry - avec l'aval des États-Unis -, le Centre américain de secours aura, par des moyens légaux ou illégaux, sauvé plusieurs milliers de personnes. Mais cette action relève aussi de ce qu'on a appelé "la résistance avant la Résistance", et de ce qui apparaît aujourd'hui comme un mouvement de solidarité internationale impulsé par les vestiges du mouvement ouvrier. C'est l'aspect le moins connu mais aussi le mieux à même d'introduire le témoignage de Fry, et d'éclairer un moment historique singulier en même temps que l'héroïsme de l'individu ordinaire face à la déraison d'État.
Résumé : Zare a enfin intégré l'Académie impériale d'Arkanis. Le jeune cadet est plus que jamais près de retrouver sa soeur, détenue par l'Inquisiteur ! Mais il ignore que ce dernier lui a tendu un piège, et que plus il se rapproche du but, plus l'étau se resserre autour de lui...
Résumé : Zare Leonis n'a qu'un rêve : intégrer l'Académie impériale et servir l'Empire, comme sa soeur aînée et ses parents. En attendant, il étudie à l'Ecole des Sciences appliquées de Lothal. Mais ce qu'il découvre sur cette planète ne tarde pas à remettre en question tout ce en quoi il a toujours cru... Finalement, sait-il vraiment ce que cela signifie d'être un serviteur de l'Empire ?
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.