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La connaissance des autres
Fruteau de Laclos Frédéric
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204145985
Penser serait l'exercice exclusif des sachants de l'Occident. Faux ! Voici l'éloge des marges, des différences et des inconnues qui montre comment et combien, jusque dans la sagesse populaire et les sagesses d'ailleurs, la pensée est la chose la mieux partagée du monde. Une révision profonde de nos idées toutes faites qui nous appelle à nous réveiller. Et si l'Occident n'avait pas été seul à philosopher ? Nous avons longtemps refusé d'admettre cette évidence alors que, très tôt, des ethnologues, des psychologues et des philosophes des sciences ont repéré l'existence de systèmes d'idées dans le reste du monde. On croisera, dans cette fresque philosophique d'une extrême originalité, des figures intellectuelles peu communes : une spécialiste des Bantous (J. Roumeguère-Eberhardt), elle-même épouse d'un guerrier masaï ; un pionnier de l'ethnographie européenne (A. Varagnac), en quête de notions conçues dans des régions de France étrangères à la pensée dominante ; ou encore un philosophe (E. Ortigues) qui, après avoir séjourné en Afrique, montre que la logique de la découverte scientifique est indissociable des expériences vécues par les individus et les groupes humains. Au terme de cette traversée, les concepts que nous croyions si bien connaître nous apparaissent sous un jour nouveau, au prisme d'une ethnophilosophie et d'une géophilosophie revisitées. Un ouvrage essentiel pour sortir de l'ethnocentrisme et en finir avec l'héritage intellectuel laissé par la colonisation.
Bergson Henri ; Fruteau de Laclos Frédéric ; Worms
« Mais pourquoi Bergson propose-t-il une introduction à la métaphysique, et non pas à sa métaphysique? La question ne porte évidemment pas sur la forme du titre, qui ne pouvait être différente Bergson introduisant à sa métaphysique n'aurait de toutes façons pas pu donner un autre intitulé. Le problème est que, dans son contenu même, ce texte n'entend pas introduire à certains concepts essentiels de la philosophie bergsonienne, mais prétend d'emblée parler pour tous les philosophes et métaphysiciens: on s'aperçoit que les philosophes s'accordent.... C'est là en réalité le nerf de l'argumentation de Bergson: décrire la division de la philosophie en systèmes différents, s'opposant sur le choix des concepts généraux symbolisant un point de vue sur le réel et affirmer clairement son intention de refonder la métaphysique: ou la métaphysique n'est que ce jeu d'idées, ou bien, si c'est une occupation sérieuse de l'esprit, il faut qu'elle transcende les concepts pour arriver à l'intuition. Cette thèse est reprise et amplifiée dans le cours du développement une fois qu'a été découverte et démontrée l'unicité et la solidité de l'intuition philosophique, au-delà de toutes les divisions d'école et de la distinction des concepts qui auront été, à tort, privilégiés: "Enfin la philosophie ainsi définie ne consiste pas à choisir entre des concepts et à prendre parti pour une école, mais à aller chercher une intuition unique d'où l'on redescend aussi bien aux divers concepts, parce qu'on s'est placé au-dessus des divisions d"écoles".» (F. Fruteau de Laclos, extrait de l'Introduction)."
Résumé : Emile Meyerson (1859-1933), philosophe français, juif d'origine polonaise, chimiste formé en Allemagne, a élaboré une oeuvre de philosophie des sciences considérable, forte de plusieurs volumes, qui embrasse les conceptions de la science classique comme les principes de la thermodynamique, la théorie de la relativité et la mécanique quantique. Longtemps, l'oeuvre de Meyerson a été négligée dans la "tradition épistémologique française". Pourtant, dès l'entre-deux-guerres, elle avait su rallier à elle nombre de penseurs éminents, qu'ils soient physiciens tels Albert Einstein et Louis de Broglie (1892-1987), ou psychiatres comme Eugène Minkowski (1885-1972) et le jeune Jacques Lacan (1901-1981). On se propose ici de restituer la complexité de cette épistémologie qui a su aussi bien s'expliquer avec la philosophie idéaliste allemande qu'interroger le fonctionnement du sens commun. On examine les relations, parfois conflictuelles, que Meyerson entretint avec certains philosophes de son temps, en France (Léon Brunschvicg, Gaston Bachelard) comme à l'étranger (Gottlob Frege, Moritz Schlick). On identifie enfin une lignée souterraine de philosophie des sciences qui mène de Meyerson à Alexandre Koyré (1892-1964) et Thomas S Kuhn (1922-1996). Avec elle s'ouvrent des perspectives originales pour un règlement pacifique de la "guerre des sciences" qui divise nos contemporains.
Gilles Deleuze et Jean-François Lyotard sont deux figures centrales de la pensée française contemporaine. Leur connivence, née dans les années 1970 alors qu'ils enseignent à l'Université expérimentale de Vincennes, procède d'une critique partagée de l'humanisme classique, d'une distance comparable à l'égard du structuralisme, enfin d'une thématisation commune du désir et de la sensibilité. La publication, à deux ans d'intervalle, de L'Anti-Oedipe et d'Economie libidinale confirme cette proximité : les auteurs y soutiennent des positions éthiques et politiques tout aussi intempestives. On aurait pourtant tort de croire que leurs idées relèvent d'une même "philosophie de la différence", expression qui caractérise la seule entreprise de Deleuze. Dès les années 1980, Lyotard et Deleuze ont en effet divergé sur le sens à accorder à la psychanalyse, à l'oeuvre de Wittgenstein ou encore à l'obligation morale. Le propos du présent volume est de mettre à profit quarante années de recul pour confronter à nouveaux frais ces deux représentants de la philosophie française, en restituant l'héritage, l'évolution et le prolongement de leurs pensées respectives. Les contributions ici réunies déploient le large éventail des disciplines que Deleuze et Lyotard ont explorées et discutées. Elles s'intéressent aussi bien à la période de leur plus grande proximité théorique qu'à l'apparition des différends les opposant, au moment même de l'avènement, chez Lyotard, du concept de "différend".
Résumé : Décrire la psychologie des philosophes, ce n'est pas fouiller dans leur vie pour exhiber leurs petits secrets. C'est plutôt constater qu'entre les deux extrêmes d'une métaphysique de la durée et d'une anthropologie de l'homme grec, une lignée de penseurs initialement formés à la philosophie a fourni une contribution décisive à l'histoire de la psychologie. C'est exhumer des entreprises originales aussi méconnues que la psychologie historique, objective, comparée d'Ignace Meyerson, ou la psychologie sociale génétique de Philippe Malrieu, ressaisies dans leurs relations concrètes. Mais c'est aussi prendre conscience que nombre de grandes figures de la philosophie française ont croisé la route de ces psychologues au point de retrouver, sans toujours le dire, leur méthode, leur objet ou leurs concepts, comme font fait Jean-Paul Sartre et Michel Foucault. C'est enfin se rendre compte que, par-delà l'opposition des structuralistes à la psychologie et en marge des développements des sciences cognitives, il y a place dans la pensée contemporaine pour ces hybridations "psycho-philosophiques".
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
La diversité des cultures, la place de la civilisation occidentale dans le déroulement historique et le rôle du hasard, la relativité de l'idée de progrès, tels sont les thèmes majeurs de Race et histoire. Dans ce texte écrit dans une langue toujours claire et précise, et sans technicité exagérée, apparaissent quelques-uns des principes sur lesquels se fonde le structuralisme.
Résumé : "Enfant, je savais donner ; j'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J'admire aujourd'hui, avec l'homme blanc, un paysage peint dont la valeur est estimée en dollars !" T. C. McLuhan donne ainsi la parole aux Indiens pour évoquer leur mode de vie ancestral, en harmonie avec leur environnement naturel, mais aussi la mise en péril de leur existence par l'arrivée de l'homme blanc (anéantissement des troupeaux, invasion des terres), entraînant l'affaiblissement et la disparition de l'esprit de leurs peuples. Un émouvant témoignage des Indiens d'Amérique du Nord, qui racontent leur mode de vie en harmonie avec la nature : un exemple précieux pour l'homme moderne.
Leiris Michel ; Hollier Denis ; Marmande Francis ;
Revue de presse Faisant de lui-même une sorte d'objet d'étude, Michel Leiris (1901-1990) réalisa avec La Règle du jeu sa plus vaste entreprise autobiographique.