Présentation de l'éditeur Plus encore que les exploits héroïques et les conquêtes guerrières, l'amour est le thème dominant de la mythologie grecque. Toutes les nuances, de la tendresse à la passion destructrice, de la fidélité à l'amour volage, du désir de conquête au don de soi, y sont évoquées. Le répertoire mythologique, avec ses nombreuses créatures féminines et ses innombrables aventures amoureuses, permet l'expression artistique d'un érotisme que l'iconographie chrétienne n'offrait pas et que la morale chrétienne réprouvait par principe. Autant d'histoires, que Rubens, Titien, Poussin Girodet, Tintoret, Le Bernin ou Botticelli vont interpréter en réalisant des chefs-d'oeuvre. Cet ouvrage, Le Désir et les Dieux, invite le lecteur à redécouvrir la mythologie, à travers trente récits d'amours mythiques, commentés et analysés à travers 120 chefs-d' uvre de la peinture ; accompagné par le regard d'Yves Bonnefoy, qui retrace, dans un essai inédit, l'évolution du rapport des êtres humains aux dieux de la Grèce entre l'antiquité et l'âge du Baroque.
Françoise Frontisi- Ducroux raconte quelques grands mythes du féminin liés à la quenouille et au métier à tisser. Par ce choix, elle nous convie à une traversée de la politique des sexes où l'on passe sans cesse des figures de la mythologie aux réalités du quotidien chez les mortels. Si l'art d'entrelacer est un savoir-faire des femmes, le tissage suppose jeux et tensions entre masculin et féminin - comme dans le rapport nécessaire entre la chaîne et la trame sur le métier à tisser. Pour notre bonheur, l'auteur met en scène quelques grandes clames de la mémoire de nos cultures d'aujourd'hui: Ariane, Hélène, Pénélope, Philomèle et Procné, Arachné... Ce livre nous éclaire sur une histoire sans fin qui mer en jeu des mécanismes imaginaires où s"" entrelacent "masculin et féminin. Biographie de l'auteur Françoise Frontisi- Ducroux, helléniste, sous-directeur au Collège de France, a publié, entre autres, Dédale, Mythologie de l'artisan en Grèce ancienne (Maspero, 1975/La Découverte, 2000), Le Dieu- masque (La Découverte/ École française de Rome, 1991), Du masque au visage (Flammarion, 1995), L'Homme- cerf et la Femme- araignée (Gallimard, 2003) et, avec Jean-Pierre Vernant, Dans l'oeil du miroir (Odile Jacob, 1997)."
Büttner Philippe ; Frontisi Claude ; Massé Marie-M
Ernst Beleyer, qui nous a quitté le 25 février 2010, fut un infatiguable collectionneur de Paul Klee. Ce galeriste bâlois a réuni, avec son épouse Hildy, une des plus belles collections aujourd'hui accessible au public dans sa fondation des environs de Bâle;. Les chefs-d'?uvre de sa collection, présentés ici, illustrent le chemin parcouru par l'artiste, peintre suisse le plus célèbre du siècle, et l'un des plus convaincants explorateurs de l'abstraction.
Résumé : Pourquoi, dans les mythes grecs de métamorphoses végétales, les jeunes filles sont-elles transformées en arbres, tandis que les garçons donnent en mourant naissance à de jolies fleurs ? Cette question, point de départ du livre, est d'abord déterminée par la langue française, qui veut que la fleur soit un nom féminin et que l'arbre soit masculin. L'étonnement est peut-être moins grand pour un Italien habitué à penser les fleurs au masculin. Et que dire des langues qui prudemment font appel au neutre ? Mais chacun pense dans sa langue. De fait nos noms de fleur font alterner les deux genres. A côté de la rose, paradigme du féminin depuis rosa ? rosam ? rosae? combien de lis, de narcisses et de glaïeuls dans nos jardins ? De roses d'ailleurs (neutre en grec : rhodon) il ne sera pas question, non plus que de marguerites, ni en tant que fleurs ni en tant que filles. Et, si l'on creuse un peu, les "jeunes filles en fleurs" se révèlent plus garçonnières encore que dans le récit proustien. ¿Françoise Frontisi-Ducroux raconte des mythes anciens où des jeunes gens, filles et garçons, exposés au désir amoureux des dieux, se transforment en plantes. Syrinx poursuivie par le dieu Pan devient une brassée de roseaux. Hyacinthe, malencontreusement frappé par le disque de son amant, Apollon, meurt en faisant naître une jacinthe. Daphné, Myrrha, Narcisse, Adonis et quelques autres connaissent un sort semblable où le tragique s'associe à l'érotique.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)