Présentation de l'éditeur Plus encore que les exploits héroïques et les conquêtes guerrières, l'amour est le thème dominant de la mythologie grecque. Toutes les nuances, de la tendresse à la passion destructrice, de la fidélité à l'amour volage, du désir de conquête au don de soi, y sont évoquées. Le répertoire mythologique, avec ses nombreuses créatures féminines et ses innombrables aventures amoureuses, permet l'expression artistique d'un érotisme que l'iconographie chrétienne n'offrait pas et que la morale chrétienne réprouvait par principe. Autant d'histoires, que Rubens, Titien, Poussin Girodet, Tintoret, Le Bernin ou Botticelli vont interpréter en réalisant des chefs-d'oeuvre. Cet ouvrage, Le Désir et les Dieux, invite le lecteur à redécouvrir la mythologie, à travers trente récits d'amours mythiques, commentés et analysés à travers 120 chefs-d' uvre de la peinture ; accompagné par le regard d'Yves Bonnefoy, qui retrace, dans un essai inédit, l'évolution du rapport des êtres humains aux dieux de la Grèce entre l'antiquité et l'âge du Baroque.
Sexe, mystère et religion. Trois questions entrelacées, trois regards pour les démêler. Au départ la villa dite des Mystères à Pompéi et sa célèbre fresque. Faisant table rase des interprétations passées et des lectures pour initiés, Paul Veyne se livre à une enquête minutieuse qui replace ces peintures dans un monde féminin idéal, imprégné de poésie dionysiaque et qui débouche sur une phénoménologie du sentiment religieux chez les Anciens.Du côté des Grecs, en contrepoint de cette analyse, François Lissarrague nous fait entrer dans l'imagerie du gynécée avant d'emprunter un chemin plus fantaisiste, en compagnie des satyres, joueurs et voyeurs impénitents. Françoise Frontisi-Ducroux s'aventure ensuite dans le domaine de l'érotique grecque, pour s'intéresser aux modalités de regard dans les moments les plus intimes. Que peut-on en déduire sur les relations des sexes et des genres dans la société grecque ? Sur le point de vue qui préside à la création des images ? Y a-t-il place pour un regard féminin ?.
Jean-Pierre Vernant, spécialiste de la pensée et de la philosophie grecques, s?interroge ici avec Françoise Frontisi-Ducroux, sur les fondements de la représentation et de l?image de soi chez les Grecs. L?approche, outre la richesse de documentation, qu?elle soit littéraire, archéologique ou iconographique, se distingue par l?originalité de son objet : le miroir comme symbole du reflet et de la vision de soi. À travers une étude du miroir, c?est en effet à un véritable voyage dans l?histoire des mentalités et des représentations que nous invite ce livre. Étude sur l?être et le paraître, sur le fond et la forme, cet ouvrage nous permet, par l?analyse du regard des anciens, de mieux appréhender notre regard sur mêmes et sur les autres.
Pourquoi les méduses portent-elles le nom de Méduse ? En quoi l'anthologie a-t-elle tout à voir avec des couronnes de fleurs ? Le délogement d'Eole, maître des vents, est-il une explication au changement climatique ? Françoise Frontisi-Ducroux retrace l'évolution sémantique des mots et fait apparaître, en jouant avec eux, dans leurs métamorphoses, les mythes et les légendes grecs. Une invitation à garder son imaginaire bien ouvert.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)