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La campagne des Halles. Les nouveaux malheurs de Paris
Fromonot Françoise
FABRIQUE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782913372467
Le centre de Paris n'en finit pas de panser ses plaiesarchitecturales. Près de vingt-cinq ans après le désastre orchestré par Jacques Chirac, la mairie annonçait en 2002 son intention de rénover le quartier des Halles. Appel d'offres, sélection des concepteurs, exposition de leurs propositions, concertation "citoyenne", choix final fin 2004: ce livre raconte les rebondissements d'une affaire publique toujours en suspens. Il montre comment le vide de la politique et de la culture municipales dansle domaine de l'urbanisme a laissé le champ libre aux intérêts politico-financiers et aux pressions des riverains, et conduit à un faux débat terminé en queue-de-poisson. Françoise Fromonot revient sur les quatre projets en lice, sur la polémique médiatique qu'ils ont déclenchée et s'interroge sur l'incapacité chronique des architectes français et de la critique à nourrir une véritable réflexion. Elle démonte l'alibi de la "démocratie participative" ainsi que les ressorts de la décision du maire. La nouvelle affaire des Halles révèle ainsi la continuité de la politique urbaine de Bertrand Delanoë avec celle de ses prédécesseurs. Un éclairage aussi instructif que cruel sur les mécanismes et les raisons qui façonnent aujourd'hui la forme d'une ville.
L'Opéra de Sydney, l'un des bâtiments les plus célèbres de ce siècle, est paradoxalement l'un des plus méconnus. Son nom évoque des formes sans pareilles, coques, voiles, crêtes opalescentes, dans un extraordinaire paysage. Il est devenu l'emblème d'une ville et d'un pays, mais son histoire et son architecte n'avaient jusqu'ici fait l'objet d'aucune véritable étude. Ce livre est une monographie sur Utzon, centrée sur l'Opéra, son oeuvre clé, qui y est étudié en détail. Sont aussi évoqués les projets de jeunesse, qui le préfigurent, et les entreprises postérieures, qui le prolongent. C'est encore une tentative pour reconstituer un monument incomplet : si l'extérieur de l'Opéra a été exécuté suivant les plans d'Utzon, ses propositions pour les intérieurs et le second oeuvre sont restées dans les limbes. Irréalisables pour certains, sans équivalent dans l'histoire de l'architecture occidentale pour d'autres, elles méritaient d'être exhumées pour que la vision d'Utzon, à défaut d'avoir abouti, soit au moins restituée dans un livre. Les illustrations puisent dans une iconographie largement inédite : dessins de l'architecte retrouvés à Sydney, images du chantier prises par le grand photographe australien Max Dupain, récemment disparu.
Fromonot Jacqueline ; Leguy Isabelle ; Fontane Gil
Un classement thématique: 30 chapitres classés par thèmes pour trouver facilement un terme, des encadrés pour signaler les nuances de sens et les irrégularités, des expressions idiomatiques pour acquérir une langue riche et vivante. Un entraînement efficace: des exercices d'acquisition pour une assimilation immédiate, des corrigés précis pour fixer les acquis. Une découverte vivante du contexte culturel: des sujets d'actualité et de la vie quotidienne, de nombreuses références à la civilisation pour mieux comprendre le monde anglophone.
Trois auteurs inaugurent cette première édition des cahiers de l'Ibois, l'initiative éditoriale semestrielle issue du laboratoire de l'EPFL consacré à la construction innovante en bois : Françoise Fromonot revient sur l'épopée héroïque de Jorn Utzon et de ce qu'il a vainement tenté de réaliser au moment de la construction de l'opéra de Sydney. Stéphane Berthier offre un panorama assez complet de la place de l'Ibois dans la constellation des laboratoires qui mettent au point des techniques de conception et de fabrication assistées par ordinateur. Quant à Yann Rocher, il s'efforce d'établir les nombreux liens constructifs et symboliques entre le matériau utilisé pour construire le Pavillon en bois du Théâtre de Vidy et sa fonction de lieu scénique. Three authors are inaugurating this first edition of the Ibois notebooks, the biannual editorial initiative of the EPFL laboratory dedicated to innovative wood construction : Françoise Fromonot revisits the heroic epic of Jorn Utzon and what he tried, and failed, to realise during the construction of the Sydney Opera House. Stéphane Berthier offers a rather complete panorama of the place of the Ibois in the constellation of laboratories developing computer-aided design and manufacturing techniques. As for Yann Rocher, he strives to establish the many constructive and symbolic links between the material used to build the wooden Pavilion of the Théâtre de Vidy and its function as a stage.
Le Code civil, le Conseil d'Etat, la Légion d'Honneur, les préfets, les lycées... ces institutions familières ont en commun d'avoir été créées, refondées ou redéfinies sous le Consulat, le régime qui est issu du coup d'Etat de Bonaparte (1799) et auquel succède l'Empire (1804). Alors que le pouvoir législatif était le coeur de la Révolution française, il est laminé en 1799 et remplacé par un pouvoir exécutif omnipotent, concentré dans les mains d'un homme qui en fait sa chose. La centralisation administrative, telle que nous nous la représentons aujourd'hui, prend sa source dans la dictature de Bonaparte . Elle rompt avec la logique "décentralisatrice" mise en oeuvre depuis 1789 et renforcée par le Gouvernement révolutionnaire en l'an II. Aussi, ce que l'on nomme abusivement "le centralisme jacobin" devrait être désigné comme le "centralisme bonapartiste" . Le processus de centralisation s'accompagne d'une confiscation de la démocratie. Les décisions prises sont hors du contrôle du peuple, alors qu'il est prétendu souverain. L'administration se substitue alors à la politique, le fonctionnaire remplace l'élu et le citoyen est réduit au statut d'administré. Les experts choisis par Bonaparte sont les seuls habilités à définir l'intérêt général et les politiques censées l'incarner. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disparaît et la référence à la république, de plus en plus formelle, n'a pour seule fonction que de légitimer le régime. L'ordre social repose sur le propriétaire qui a le "droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue" , le patron dominant ses ouvriers, le mari sa femme et le père ses enfants. La dictature de Bonaparte entend "dépolitiser" la nation et s'appuie sur la surveillance policière et la mise en place d'un régime où la liberté de la presse n'est plus qu'un mot. Le Concordat avec le Pape "recléricalise" la France et fait des prêtres les auxiliaires du pouvoir. Le culte du Chef de l'Etat et les valeurs militaires de l'ordre, de l'obéissance et de l'honneur sont érigés en culture politique dominante. A l'extérieur, le Consulat de Bonaparte est marqué par la construction d'une hégémonie autoritaire sur les peuples "libérés" par les armées françaises (Hollande, Suisse, Italie du Nord, Allemagne rhénane) et par une réaction coloniale sanglante en Guadeloupe et à Saint-Domingue, accompagnée du rétablissement de l'esclavage en 1802. Aujourd'hui, la société propriétaire et les stigmates "bonapartistes" de la Constitution de la Ve République - la monarchie républicaine, la "verticalité du pouvoir" , le législatif marginalisé - suscitent la critique et interrogent la nature de notre "démocratie" et ses dysfonctionnements.
Un enfant qui continue à faire pipi au lit est-il un handicapé? Celui qui refuse d'ouvrir ses livres est-il un dyslexique? Le gamin turbulent est-il atteint de TDAH (trouble-déficit de l'attention avec hyperactivité)? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s'attaque ce livre. Grâce à une langue médico-sociale (LMS) élaborée, en s'appuyant sur une version totalement dévoyée de la psychanalyse, l'Etat normalise et évalue à tout-va tandis que l'industrie pharmaceutique invente des maladies et des molécules pour les traiter. Ces deux forces conjuguées, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, créés après la Libération, où un enfant peut encore parler de son symptôme.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.