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Primatice architecte
Frommel Sabine ; Bardati Flaminia
PICARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782708408548
Bien que Giorgio Vasari ait fait l'éloge de ses constructions françaises et assigné ainsi à Primatice (1504-1570), héritier de Raphaël et de Giulio Romano, une place éminente parmi les architectes de la Renaissance, l'histoire de l'art a tardé à reconnaître son oeuvre. En 1900, Louis Dimier a mis en relief le rôle fondamental qu'avait joué l'architecture dans son itinéraire artistique. Mais tout au long du XXe siècle la recherche ne s'est guère intéressée à cet aspect essentiel de son activité et les organisateurs de la grande exposition de 2004, Primatice maître de Fontainebleau, ont préféré ne pas aborder le sujet. Quand cette exposition vint à Bologne, ville natale de l'artiste, nous avons publié un ouvrage collectif Francesco Primaticcio architetto, le premier consacré à cette problématique. Le présent volume en reprend l'essentiel, c'est-à-dire les contributions concernant l'oeuvre architecturale de Primatice en France, revues par les auteurs et enrichies de réflexions nouvelles. Victimes de l'évolution du goût, la plupart des bâtiments de Primatice, souvent restés inachevés, ont disparu et l'absence de dessins d'architecture autographes rend encore plus difficile l'étude de son oeuvre. Si les caractéristiques du style architectural de Primatice sont encore visibles au château de Fontainebleau et dans la chapelle funéraire de Diane de Poitiers à Anet, les restitutions graphiques, fondées sur la recherche archéologique et l'étude critique des documents, peuvent seules donner une idée des édifices détruits: la fontaine d'Hercule, la grotte du château de Meudon et la Rotonde des Valois. Ces édifices révèlent un artiste de premier rang, créateur d'architectures spectaculaires, promoteur d'échanges renouvelés entre la France et l'Italie, auteur de synthèses originales associant les deux cultures. Cette oeuvre jette une lumière nouvelle sur la réception de la Renaissance italienne en France entre 1540 et 1570 et les métamorphoses du vocabulaire architectural qui eurent lieu pendant cette période. Elle illustre de manière exemplaire la circulation des modèles et des savoirs.
La représentation de l'architecture dans les arts figuratifs (peinture, fresque, dessin, relief, marqueterie) demeure un sujet largement délaissé par les historiens de l'art. La réflexion à laquelle nous convie Sabine Frommel avec ce cycle de conférences, accompagné de cette publication éditée par Hazan dans la collection La Chaire du Louvre, s'étend de la dimension métaphorique des monuments, ruines et chantiers aux manières et aux styles avec lesquels l'architecture et l'espace sont évoqués et continuellement repensés. De cet horizon de presque quatre siècles se dégagent des continuités, des mutations et des renouveaux, révélant des influences fertiles entre les artistes et l'osmose entre les différents genres. Cette captivante exploration offre ainsi un accès singulier aux oeuvres du musée et enrichit notre regard sur des productions majeures mais aussi moins connues de la Renaissance italienne. Avec La Chaire du Louvre, le musée du Louvre propose un rendez-vous annuel consacré à la recherche en archéologie, en histoire des arts et de la culture. Chaque année, un historien de renom présente à l'Auditorium une synthèse inédite sur un sujet original, qui permet des rapprochements transdisciplinaires entre des oeuvres du monde entier. La Chaire du Louvre entend ainsi favoriser un moment de créativité et de transmission qui nourrisse une réflexion sur les oeuvres d'art et leur signification dans les sociétés actuelles.
Ce volume pose les fondements d'une approche renouvelée de l'histoire de l'architecture occidentale à travers la question - longtemps éludée par l'historiographie contemporaine - des concours d'architecture, de la fin de l'époque médiévale à nos jours. Apparu dans le sillage des grands chantiers gothiques européens au cours des XIIIe et XIVe siècles, la pratique des concours devait profondément marquer la culture architecturale en revêtant des modalités d'organisation et de déroulement variées d'un pays à l'autre avant de s'imposer comme le mode de désignation le plus courant à l'époque moderne et contemporaine. Au-delà des seules compétitions, cet ouvrage s'intéresse à des aspects jusqu'à présent complétement méconnus de l'histoire des concours, qu'il s'agisse des conditions d'organisation et de déroulement de ces consultations mais encore des processus de normalisation des méthodes de représentation qui voient notamment la codification des rendus graphiques et la généralisation des maquettes. L'histoire des concours se confond également avec l'émergence d'un corps de professionnels aux compétences reconnues qui apportent leurs expertises en tissant des réseaux à l'échelle européenne sur fond de surenchère monumentale. A travers l'histoire des concours, se dessine celle des processus de sélections, de débats, de confrontations mais aussi de synthèse et de compromis qui entourent jusqu'à nos jours la production architecturale dans une visée des plus stimulantes et dont la recherche de qualité architecturale demeure le maître-mot.
Depuis plusieurs décennies déjà, l'interprétation des productions artistiques ne se contente plus d'examiner les styles et les évolutions des formes. Il prend pleinement en compte le rôle du commanditaire, le caractère particulier d'un mécénat ainsi que les caractéristiques matérielles d'un projet et de sa réalisation. Centré sur la dialectique entre création et procédures de gestion et de communication, enjeu capital tout à la fois de l'histoire de l'art et de celle des pratiques administratives, ce volume rend compte du croisement d'intérêts qui lie les chercheurs rattachés à l'équipe HISTARA (EA 7347). Les réflexions ici réunies intègrent plus largement le concept de pouvoir, s'inscrivant en cela dans la tendance historiographique récente qui cherche à lever le voile sur les contextes social, religieux intellectuel, symbolique et humain. Le large cadre chronologique adopté permet de révéler tant les persistances entre les différentes périodes historiques que les basculements ou les ruptures qui font émerger des changements de paradigme et, en corollaire, de nouveaux programmes. Les contributions ont ainsi vocation à rejoindre les débats contemporains sur les origines et les itinéraires évolutifs de certains phénomènes, renouvelant les connaissances sur la manière dont divers groupes sociaux et religieux ont, à différentes périodes, réagi face à des situations et défis analogues. Loin d'être hermétiques, les quatre sections thématiques du volume font preuve d'une perméabilité qui invite à découvrir des transversalités et passerelles entre les acteurs, des témoignages et leurs motivations ainsi que des événements et des dialogues qui les ont fait naître.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Aspects de la vie de la Gauloise toutes catégories sociales. Le constat est qu'elle représente un maillon essentiel de la société malgré son absence dans les fonctions administratives de la ville ou de l'Etat.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.