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L'Héraldique française. Histoire, blassonnement et règles
Froger Michel
OUEST FRANCE
18,50 €
Épuisé
EAN :9782737357923
Neuf siècles d'héraldiqueHistoire et évolutionLes groupes humains, clans, tribus, cités se sont toujours regroupés autour d'un emblème collectif: les cités grecques frappaient monnaie portant leurs propres symboles; à Rome, chaque gens usait d'un emblème héréditaire et les légions n'avançaient que précédées de l'aigle impériale et de leur propre bannière.Les armées médiévales, quant à elles, se regroupaient autour de bannières d'étoffe, la plupart du temps monochromes, et les combattants se protégeaient au moyen d'un imposant bouclier. Il était tentant d'utiliser la surface de ce bouclier pour y peindre des figures géométriques vivement colorées ou des animaux plus ou moins féroces, pour impressionner l'ennemi.L'indescriptible mêlée des premières croisades incita les chefs des «nations» participantes à s'organiser. En 1188, pour rassembler plus facilement leurs combattants, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre signèrent un pacte des couleurs: le Français prit le rouge, l'Anglais choisit le blanc et le Flamand opta pour le vert.Mais l'évolution de l'art de la guerre entraîne une importante modification de l'armement des chevaliers. Désormais revêtu d'une cotte de mailles avec capuchon - le haubert -, lui-même recouvert d'une chemise de toile, le chevalier est devenu difficilement identifiable... à moins d'utiliser cette chemise comme support pour des signes de reconnaissance qui deviendront avec le temps des emblèmes personnels pérennes. Peu à peu, toute la classe guerrière nobiliaire fait usage d'armoiries.Parallèlement, à une époque où l'écriture n'est guère répandue, seul l'usage de sceaux permet d'authentifier les documents écrits. Des emblèmes personnels font alors leur apparition sur les sceaux des particuliers ainsi que sur ceux des villes: la première cité à s'en doter fut Cambrai en 1185.Les innovations améliorant la protection du combattant renforcent aussi son anonymat. Le casque à nasal est remplacé par un heaume couvrant entièrement la tête, ne laissant pour la vue qu'une petite fente horizontale. À la fin du XIIIe siècle, le heaume se transforme en bassinet dont le ventail abaissé masque alors totalement le visage: les armoiries n'en deviennent que plus indispensables. D'où l'émergence de personnages connaissant parfaitement les armoiries et aptes à les reconnaître rapidement, que ce soit à la guerre ou lors des joutes chevaleresques: les hérauts d'armes, poursuivants d'armes ou rois d'armes.Sur les champs de bataille, les hérauts, dépourvus d'armement, vêtus d'une tunique brodée - le tabard - aux armes de leurs seigneurs respectifs, assurent des missions diplomatiques entre belligérants, rédigent des testaments... et dénombrent les victimes après la bataille.Entre deux guerres féodales, le tournoi est la principale activité du chevalier: excellent moyen de s'entraîner et opportunité de briller en société. Pour cela, il faut être vu et reconnu par les spectateurs, d'où la création d'invraisemblables échafaudages au sommet du heaume - les cimiers - reprenant les figures des écus ou, inversement, servant de thème aux écus.(...)
Toute révolution engendre des excès. Pendant la Révolution française, qui ne dérogea pas à cette règle, l'héraldique en fit les frais ; les écus, considérés comme "vestiges de la féodalité" durent disparaître avec toutes les marques de noblesse le 19 juin 1790. Et pourtant, en cette fin du XVIIIe siècle, déjà plus de la moitié des armoiries étaient portées par des roturiers, sans parler des villes, des communautés, des corporations... Né d'une méconnaissance de la réalité, cet ostracisme envers l'héraldique perdurera longtemps ; Victor Hugo, dans "Notre-Dame de Paris", parlait encore de "hiéroglyphes de la féodalité" . De nos jours, les "blasons" sont encore très présents dans notre vie quotidienne. Plus de 18 000 communes françaises, de toutes tailles, portent des armoiries et, malgré la vogue du "logo" , une centaine de blasons communaux se créent chaque année. De plus en plus de particuliers, jeunes et moins jeunes, à la recherche de leurs racines, s'y intéressent et, comme la loi les y autorise, souhaitent se créer des armoiries.
Extrait LA CROIX DE LORRAINE En termes héraldiques, c'est une croix patriarcale, avec deux traverses généralement inégales, celle du haut étant réduite. Elle correspond à une croix latine traditionnelle, complétée par une petite traverse évoquant l'écriteau (titulus), avec les lettres initiales I N R I (Jésus Nazarenus Rex Judaeorum), que Pilate fit apposer par dérision sur la partie haute de la croix de la crucifixion. En fouillant sur le Golgotha, des restes de croix furent découverts en 327 par sainte Hélène, mère de Constantin ; leur assemblage reconstitua une «Vraie Croix» qui resta à Constantinople jusqu'au XIIIe siècle. Mais, au fur et à mesure des poussées musulmanes, des morceaux en furent dispersés en Europe. En Crète, un évêque nommé Thomas en possédait un fragment. Il l'offrit en 1241 à Jean d'Alluye, un chevalier angevin de retour de la Croisade des Poètes (durant laquelle périt le comte Henri de Bar). De retour en son Anjou natal, Jean d'Alluye vend sa précieuse relique à l'abbaye de la Boissière, pour une somme de 550 livres tournois, soit l'équivalent de 46 kg d'argent pur. Présentée dans un reliquaire en forme de croix à deux traverses, dans une Chapelle de la Vraye Croix au sein de l'abbaye, la relique attire la foule des pèlerins et notamment les ducs d'Anjou. En 1360, le duc Louis Ier d'Anjou crée un Ordre de la Croix d'Anjou, au blason de sinople à la croix à double traverse de sable, bordée d'or. Son petit-fils, René Ier d'Anjou, épouse Isabelle de Lorraine, fille du duc Charles II, et devient duc de Lorraine en 1431. C'est son petit-fils, René II de Lorraine, qui prendra comme signe de ralliement la croix d'Anjou, en opposition à la croix de Saint André arborée par les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire. Depuis la défaite du Téméraire devant Nancy en 1477, cette croix d'Anjou à double traverse est devenue «Croix de Lorraine», symbole fort de l'identité régionale. (...)
Le personnage de Marie-Madeleine a intéressé et fait rêver beaucoup de théologiens, d'écrivains, de poètes et surtout d'artistes peintres. Il existe une abondante bibliographie et une surabondance de représentations picturales. Marie Madeleine reste pourtant un personnage à la fois connu et méconnu : certains exégètes n'ont-ils pas distingué trois femmes où les auteurs de cet ouvrage n'en voient qu'une ? La divergence d'interprétation s'explique facilement : soit on utilise une critique textuelle externe en posant a priori la distinction ? et aucune preuve historico-critique ne peut en effet établir l'unité des personnages ainsi distingués à cause de la disparité des textes des évangiles ; soit on essaye de comprendre la signification des textes et on découvre, par critique interne, qu'ils ne deviennent intelligibles qu'avec l'unité d'une seule personne, Marie de Béthanie. Cet ouvrage suit cette voie, corroborée par l'opinion de plusieurs Pères de l'Église (comme saint Grégoire le Grand) et par l'oeuvre de Maria Valtorta, dont il n'est pas fait usage dans l'exégèse des textes, laissant à cette oeuvre sa valeur de "révélation privée" mais en en montrant, sur ce point, la vraisemblance. Pour l'histoire de Marie-Madeleine en son exil de Provence, la méthode historique classique est évidemment suivie. Cet ouvrage comporte donc deux parties : la première explique les implications théologiques et anthropologiques de la Révélation ; la seconde développe les fruits historiques de la présence de Marie Madeleine en Provence, l'enracinement du christianisme en cette belle "province" romaine et la dévotion à Marie-Madeleine ? "la femme la plus importante de l'Évangile après la Vierge Marie" ? qui n'a cessé de grandir au fil des siècles. Jean-François Froger a publié une dizaine d'ouvrages développant une anthropologie rationnelle cohérente avec la révélation biblique, dont une étude approfondie du monde des archétypes. Ces études épistémologiques ont contribué à l'élaboration d'une nouvelle théorie de la physique fondée sur la logique quaternaire. Jean-Michel Sanchez est docteur en histoire de l'art, spécialiste de l'art sacré, enseignant et conférencier, membre du Centre international d'études sur le Linceul de Turin. Ses recherches portent sur l'architecture et la décoration des églises françaises, italiennes et espagnoles. Il a publié de nombreux articles et divers ouvrages, dont Reliques et reliquaires aux mêmes éditions. En quarante ans de pratique, Jean-Paul Dumontier s'est spécialisé dans la photographie de l'art religieux dans les églises de France, mettant en valeur avec une rare maîtrise des sujets souvent inconnus ou difficiles d'accès. Les différentes approches des auteurs font toute la richesse anthropologique, historique et iconographique de cet ouvrage, où le lecteur découvrira les raisons pour lesquelles sainte Marie-Madeleine a été choisie pour être l' "Apôtre des apôtres", dans la révélation des mystères de la Résurrection.
Froger Michelle - Straub Anthony - Barreau Jean-Mi
Cet ouvrage comprend : Des pistes d'exploitation pour les différentes pages des unités ; Des suggestions d'activités complémentaires ; Les corrigés de tous les exercices du manuel ; Une fiche d'évaluation sommative à la fin de chaque unité, sur les 5 activités langagières ; Le script des enregistrements audio et des vidéos.
Résumé : Apparues vers 1130 au temps des Croisades, les armoiries permettaient l'identification des combattants sur les champs de bataille. Elles s'imposeront rapidement à toutes les classes de la société occidentale comme un moyen aussi pratique qu'esthétique de symboliser une personne physique ou morale. Il ne faudra pas beaucoup de temps à un observateur curieux et attentif du XXIe siècle pour repérer dans son environnement immédiat quelques blasons ou figures héraldiques : ils ornent papier à en-tête et cartes de visite, capots d'automobiles et panneaux indicateurs, bagues de cigares et boîtes de cigarettes, bouteilles de vin et emballages de fromages... Malgré les siècles donc, l'Héraldique (discipline qui traite des armoiries) reste vivante et, comme la Généalogie à laquelle elle est étroitement liée, suscite un vif regain d'intérêt. Ouvrage complet et pédagogique, ce guide pratique de l'Héraldique, très largement illustré (environ 650 dessins de blasons en couleurs), permet la lecture de l'identité et de l'éthique des lignées des milieux les plus divers.
Mignon, vous allez être un grand roi": Louis XV fut longtemps impressionné par les dernières paroles qui lui avaient été adressées par Louis XIV sur son lit de mort. Son arrière-grand-père l'avait exhorté à éviter la guerre à tout prix. Le Bien-Aimé s'appliqua à régner pacifiquement et fut le premier roi à épargner à la France le traumatisme de l'invasion de son territoire. Il profita d'une nouvelle ère de prospérité économique pour jeter les bases d'une réforme économique et fiscale et mettre en place une administration moderne. Son règne fut aussi celui de grands progrès scientifiques et de l'épanouissement des arts.
Résumé : Depuis le petit Port-Racine si cher à Prévert, à la pointe du Cotentin, aux jardins de Monet à Giverny, la Normandie est un paradis pour les promeneurs. Qu'ils soient intéressés par l'histoire, la littérature, la peinture, les sports ou même la gastronomie, les visiteurs trouveront forcément un lieu leur correspondant. Impossible d'en faire un inventaire exhaustif ni définitif. Aussi, au fil des pages de ce petit livre, les auteurs ont voulu, par un texte court, transmettre leur intérêt et les données pratiques indispensables pour que le lecteur y trouve un prétexte de balade, selon ses envies et ses humeurs, afin de multiplier par cent les plaisirs normands.
Résumé : Quels liens y a-t-il entre Claude Nougaro, Jean Réno, Gérard Depardieu, Gérard Klein et Jean-Marc Ayrault ? Y a-t-il encore des chansons inédites de l'auteur de "Toulouse" ? Quelles étaient ses véritables relations avec Serge Gainsbourg, Léo Ferré, Georges Brassens et Jacques Brel ? Claude Nougaro a quitté la scène et la Seine le 4 mars 2004. Mais depuis dix ans, il est toujours présent dans le coeur de sa famille, de ses amis et de ses musiciens. Jacques Hébert a rencontré Claude Nougaro et ses proches (appartenant à la sphère privée ou publique) et a rassemblé dans ce livre leurs témoignages, leurs souvenirs et leurs confidences. A travers ces entretiens, Jacques Hébert trace le portrait de Claude Nougaro, un artiste en proie aux doutes, en quête perpétuelle d'amour, d'amitié et de reconnaissance mais aussi un homme turbulent, imprévisible, terriblement malicieux, généreux et attachant.