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REGARDS SUR LES BIBLIOTHEQUES RELIGIEUSES D'ANCIEN REGIME
FROESCHLE-CHOPARD MA
CHAMPION
75,00 €
Épuisé
EAN :9782745326522
Regards sur les bibliothèques religieuses d'Ancien Régime est un recueil d'articles qui s'appuie sur des fonds et des documents très divers, sur des catalogues dressés soit par des bibliothécaires responsables de fonds importants, soit par des commissaires municipaux qui visitent les maisons religieuses en 1790-1791, soit par la reconstitution d'une collection à partir des ex-libris des livres conservés, soit enfin par l'analyse des recensions qui constituent des "bibliothèques idéales" des rédacteurs de périodiques. Au-delà du constat, général et sans surprise, qui est la grande importance prise par la théologie dans ces collections religieuses, ce recueil cherche à saisir l'orientation particulière de chacune d'entre elles. Le classement utilisé par les catalogues, la prépondérance de telle discipline, la répartition des ouvrages dans cette discipline, toutes ces perspectives fournissent les bases de l'analyse. On y voit l'emprise, selon tel ou tel fonds, de la théologie mystique, du jansénisme ou des sciences et arts. Mais pour chacun de ces domaines, les livres révèlent une quête spécifique. La théologie mystique des Capucins de Toulon ne se limite pas aux livres de piété qui s'accumulent chez les Visitandines de Caen. Le jansénisme des Mauristes d'Orléans n'est pas celui de l'évêque de Montpellier ou des Nouvelles ecclésiastiques. La physique que privilégient les bibliothèques des Minimes de Marseille ou des Mémoires de Trévoux n'est pas uniquement le résultat d'une ouverture sur les sciences, c'est aussi une recherche de Dieu.
Dans la ligne des recherches qu'elle a entreprises il y a plus de dix ans (voir son ouvrage " La Religion populaire en Provence orientale au XVIIIe siècle ", Beauchesne, 1980), Marie-Hélène Froeschlé-Chopard, chercheur au CNRS, a dépouillé une étonnante quantité de sources, et donne une synthèse de l'évolution religieuse de la Provence, depuis la fin du XVIe siècle jusqu'à nos jours. L'intérêt de cette recherche unique en son genre, tant par sa méthode que par son ampleur, est d'avoir confronté de manière systématique la hiérarchie des noms de dédicaces d'églises et de sanctuaires du terroir, celle des saints personnages des retables exposés à l'intérieur des églises, et enfin celle des textes normatifs de la religion chrétienne. Parmi les principaux résultats de l'enquête, on peut mentionner la rupture progressive (à partir du XVIIe siècle) entre le monde du " dehors ", où règne le saint fondateur (premier évangélisateur de la région) et celui du " dedans ", où règnent des saints de l'intimité avec Dieu : le rôle des confréries (Rosaire, Pénitents, Saint-Sacrement) dans ce changement ; le fait, enfin, que le " christocentrisme " recommandé à Vatican II est une tendance de l'histoire des dévotions amorcée dès le XVIIe siècle...
Cet ouvrage se propose d'analyser la culture religieuse populaire à partir d'une région donnée : la Provence orientale. Procédant par touches successives à travers l'étude des lieux de culte et de leur iconographie, des confréries et des coutumes, l'ouvrage définit une culture religieuse qui n'apparaît pas simplement comme une résistance des populations à une religion imposée par les autorités ecclésiastiques. C'est une culture capable, certes, de véhiculer des revendications latentes, mais aussi d'investir et de transformer le message nouveau défini après le concile de Trente pour le ramener à soi. Marie-Hélène Froeschlé-Chopard a mené cette analyse dans la région de Vence et de Grasse. qui jouit d'un riche patrimoine religieux -en particulier les tableaux et les retables conservés à l'intérieur des églises et de nombreux documents laissés par des générations d'évêques réformateurs qui tentent d'imposer le modèle défini par la Réforme catholique de l'époque moderne sur une société religieuse profondément enracinée depuis des siècles. Iconographie et manuscrits permettent ainsi, comme l'écrit Alphonse Dupront dans sa longue préface, de retracer les contours de l'espace sacré, réalité fondamentale bien que profondément enfouie et souvent ignorée de la société qui la vit, de reconstituer ce tout inextricable que forment religion du peuple et religion de l'élite, et de saisir l'aveu d'une tension plus ou moins conflictuelle entre deux cultures. On parle beaucoup aujourd'hui de déchristianisation. Pour impropre et équivoque que soit le mot, on peut se demander si les réalités humaines et sociales qu'il entend représenter ne procèdent pas de certaines ruptures inconsciemment vécues comme un triomphe de la modernité sur des millénaires d'histoire. L'étude de Madame Froeschlé-Chopard conduit à cette interrogation : ce n'est pas le moindre de ses mérites, non plus que le moins utile de ses services pour notre conscience d'un "actuel" , héritier de toute cette histoire. Alphonse Dupront Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses, Marie-Hélène Froeschlé-Chopard est directeur de recherches au CNRS. (h.) et membre du Centre de Recherches Historiques (EHESS). Elle a publié plusieurs autres ouvrages dont Atlas de la Réforme pastorale en France de 1550 à 1790 (avec Michel Froeschlé, préface de Marc Venard), Paris, CNRS, 1986 ; Espace et sacré en Provence (XVIe-XXe siècle). Cultes, Images, Confréries, Paris, 1994 ; Les ordres religieux et leurs livres à l'époque moderne (avec Bernard Dompnier), Clermont-Ferrand, 2000 : Itinéraires pèlerins de l'ancienne Provence, Marseille, 2002 ; Dieu pour tous et Dieu pour soi. Histoire des confréries et de leurs images à l'époque moderne, (préface de Marc Venard), Paris, 2006.
Cet ouvrage est l'aboutissement de nombreuses années de recherches sur la vie religieuse dans la France d'Ancien Régime. Les confréries y sont étudiées dans leurs statuts et leurs images, dans leurs projets et leurs témoignages, dans leur profusion aux XVe et XVIe siècles et leurs mutations au cours des deux siècles suivants. Si le midi de la France a constitué pour l'auteur un espace privilégié d'investigation, les résultats de son travail aboutissent à des conclusions générales qui, d'une part, sont valables aussi pour de larges secteurs de l'Europe catholique et qui, d'autre part, sont d'une portée historique beaucoup plus considérable qu'on ne serait d'abord tenté de le penser. " En effet on ne lit pas souvent dans les ouvrages consacrés au développement de la civilisation occidentale que la préoccupation du salut personnel a constitué l'un des chemins par lesquels l'individualisme est devenu l'une des caractéristiques majeures des mentalités européennes. C'est pourtant ce qui s'est passé et ce que Mme Froeschlé-Chopard démontre en s'appuyant sur une forte documentation de textes et d'images. Entre la fin du Moyen Age et la Révolution française, les confréries se sont beaucoup transformées. Certes, elles ont été de plus en plus fermement tenues en main par le clergé paroissial et elles ont privilégié des dévotions en opposition avec le protestantisme : au Saint-Sacrement, au Rosaire, au Sacré-Cœur. Mais, d'autre part - et c'est cet aspect surtout que je veux souligner - elles ont été de plus en plus orientées vers la prière personnelle, la vie intérieure, la communion fréquente et la préoccupation du salut individuel. Inversement, par rapport à la situation médiévale, le souci du groupe et les manifestations collectives sont passés au second plan. On se trouve dès lors devant une évolution sociale et culturelle de grande ampleur qui méritait d'être mise en relief. " Jean Delumeau
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi