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Le cinéma français, de la Nouvelle vague à nos jours
Frodon Jean-Michel
CAH CINEMA
29,95 €
Épuisé
EAN :9782866426033
Le cinéma français de la Nouvelle vague à nos jours brosse un portrait d'un demi-siècle du cinéma français depuis le tournant décisif de la fin des années 50. Cette histoire commence dans un flamboiement promis au plus brillant avenir, passe par de sombres périodes où les cassandre prédisent sa mort pour arriver à la situation contemporaine d'un cinéma toujours vivace, porté par des auteurs variés au risque de l'éclatement, poreux dans ses frontières avec les "images"au risque de devenir minoritaire.L'auteur, enfant de la Nouvelle vague, cinéphile passionné et journaliste formé à l'école de la presse quotidienne, documenté et prolifique, tisse le fil des événements pour dessiner une histoire avec ses étapes, ses protagonistes, ses ruptures et ses renaissances. C'est à l'enchaînement d'un récit qu'est convié le lecteur, où les petites histoires participent à la grande Histoire. Les batailles esthétiques, les affrontements économiques, les évolutions techniques ou les combats politiques s'entremêlent au destin des vedettes, des auteurs, des nababs, des fonctionnaires, des inventeurs, des commerçants, des artistes, des penseurs... et finalement des films, traités comme des personnages à part entière. Un "casting d'enfer" mis en scène par l auteur bénéficiant d un impressionnant corpus d'informations de première main.Cet ouvrage constitue la référence la plus complète sur l'âge moderne et la situation contemporaine du cinéma français, grâce au croisement des angles d'approche, non seulement esthétiques mais également économiques et politiques. Le point de vue est également novateur en ce qu'il est celui d'un auteur, né dans les années 50, exactement contemporain de l'histoire qu'il raconte et dont il a été le témoin direct et le commentateur à chaud dans les pages de l'hebdomadaire corporatif Le film Français, puis Le Monde, puis Les Cahiers du cinéma.L'ouvrage est organisé chronologiquement en cinq grandes parties découpées par décennies. Chacune d'elles voit apparaître son lot de nouvelles personnalités qui marquent ou dominent la période, et nombre d'entre elles se retrouvent dans la continuité. Le rôle de l'état, la place des grands groupes comme Pathé, Gaumont, UGC, une approche globale du cinéma français dans un système mondial rythment la vie économique et politique qui forment l'environnement plus ou moins favorable à la création.Après une plongée rétrospective dans 50 ans de cinéma, cette nouvelle édition révisée et augmentée permet au lecteur d'embrasser synthétiquement les courants à l"uvre au présent et dégagent une vision perspective du cinéma français.Les années 2000 sont marquées par une redistribution des pouvoirs en place: un désengagement de la puissance publique, le changement de donne entre le cinéma et la télévision, une"globalisation"favorable à la montée des grosses productions, et l'intervention croissante des pouvoirs locaux dans la production, une influence grandissante des nouvelles technologies.Côté auteurs, Frodon met l'accent sur la"génération 2000"avec Christophe Honoré, François Ozon, Mathieu Amalric, Laurent Cantet, sans oublier la pleine maturité de cinéastes de la génération qui les précède directement comme Arnaud Desplechin, Olivier Assayas ou Claire Denis, ni les oeuvres tardives de ces cinéastes des années 60 qui n'en finissent pas de nous éclairer en ce début de 21e siècle, comme Godard, Resnais, Rohmer...Côté tendances esthétiques, c'est la place désormais incontournable du documentaire, des"petites formes"rendues possibles par l'utilisation des petites caméras numériques et l'entrée du cinéma dans les musées d'art contemporain qui marquent les années 2000."
Hollywood est-il en passe d'imposer au monde entier ses images et ses récits ? Ou bien au contraire, le refus de cette mondialisation des imaginaires mène-t-il à des replis identitaires lourds de haines archaïques et de nouveaux conflits ? L'histoire commune du cinéma et des nations depuis cent ans aide à mieux poser ces questions, et à entrevoir des réponses. Parce que les peuples ont, comme les individus, besoin de rêver pour ne pas devenir fous. Parce qu'au XXe siècle leurs rêves collectifs auront été les films. John Wayne et le citoyen Kane, Alexandre Nevski ou Mabuse sont des héros politiques de notre époque. Entre le raz de marée industriel de Titanic et les " nouvelles vagues ", toujours recommencées, de Rossellini à Kiarostami, de Godard à Wong Karwai ou à Egoyan, se déroule une partie où le pouvoir et les songes des hommes sont en jeu. Refusant la solitude de l'internaute et la globalisation de la planète, l'interrogation l'un par l'autre du cinéma et de la nation aide à refuser de s'incliner d'emblée devant la toute-puissance des techniques et de la marchandise.
Le monde est différent. Le cinéma est différent. Depuis 20 ans, la planète cinématographique a changé de forme, de taille, de couleur, de rythme et d'intensité. Elle s'est agrandie aux dimensions de nouveaux continents entiers. C'est cet enrichissement que nous appelons ici le Sud du cinéma. Ces apports viennent de ce qu'on nomme "les pays du Sud", la formule est contestable, pas la formidable ouverture qui s'est produite depuis deux décennies. D'Iran, de Chine, d'Argentine, d'Afrique noire, d'Asie centrale, du Moyen-Orient... sont venus de nouveaux artistes, de nouvelles histoires et de nouvelles manières de les raconter, de nouvelles images et de nouvelles manières de les montrer. Neuf régions où les héritages traditionnels originaux nourrissent des regardsau présent, en phase avec une actualité méconnue, passionnante, souvent tragique, parfois joyeuse. Pour en rendre compte, cet ouvrage propose neuf essais écrits par les meilleurs connaisseurs des cinématographies de ces régions. Ils composent ensemble le portrait contrasté d'un monde tel que le cinéma contemporain le donne à voir, à comprendre. Notre monde. Ces cinématographies ont trouvé depuis 20 ans des relais, des appuis, des interlocuteurs dans les pays du "Nord", et singulièrement en France. Parmi ces alliés figure en bonneplace le Fonds Sud Cinéma, organe de soutien mis en place conjointement par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture (Centre national de la cinématographie). C'est à l'occasion des 20 ans du Fonds Sud Cinéma que le présent livre a été composé sous la direction de Jean-Michel Frodon.
Révélé au grand public avec Yi-Yi (prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2000), Edward Yang, chef de file du Nouveau Cinéma Taïwanais, a marqué durablement le cinéma de l'entre-deux siècles avec une oeuvre au carrefour des influences chinoises, japonaises, américaines et des nouvelles vagues européennes. Lui qui sut si bien filmer les femmes et la grande ville se révéla capable de faire jouer ensemble tragédie historique et chronique intimiste, comédie burlesque, émotion et réflexion critique. Disparu trop tôt en 2007, il laisse une oeuvre singulière, en rupture radicale avec un certain exotisme qui a propulsé le cinéma asiatique au-devant de la scène internationale. E n sept longs métrages, il livre une vision du monde sans équivalent dans la production mondiale, qui lui vaudra l'amitié et l'admiration des plus grands noms du cinéma mondial (dont certains témoignent dans ce livre), mais aussi les foudres des autorités politiques et financières, qu'il dénoncera sans relâche. Richement illustré de documents et de dessins inédits dus à cet artiste complet, ce livre retrace le parcours de celui qui fut du même élan un grand styliste et un grand observateur du monde contemporain.
François Truffaut disait: "Tout le monde a deux métiers: le sien et critique de cinéma." Voir des films et aimer en parler avec passion est une manifestation répandue de l'esprit critique de tout un chacun. Quelle serait alors la spécificité du travail du critique? Jean-Michel Frodon, critique de cinéma depuis de nombreuses années, met ici en évidence les enjeux de cette activité, son inscription dans le cadre des médias, et surtout l'importance de l'écriture. Il décrit comment s'effectue concrètement le travail du critique, des projections de presse à la salle de rédaction, dans les revues de cinéma comme dans les journaux, à la radio et à la télévision comme sur Internet. Du journalisme à la littérature, entre sollicitations promotionnelles et tentation du guide à la consommation, la critique fascine et irrite à la fois. Elle tire sa noblesse de l'expression d'un avis personnel, inspiré par des émotions qui nourrissent une réflexion offerte en partage. Héritière de la critique d'art née sous les auspices de Diderot et de Baudelaire, la critique de cinéma possède, en France, une histoire particulièrement riche, retracée ici. Ses engagements esthétiques, son dialogue avec les créateurs ont suscité de nombreux mouvements artistiques, du "Cinéma d'art" des années 20 à la Politique des auteurs et la Nouvelle Vague dans les années 60. Une comparaison avec les situations dans d'autres pays permet de mieux en apprécier la spécificité. Un florilège de textes représentatifs des grands critiques, du début du XXe siècle à aujourd'hui complète l'ouvrage.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)