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JACQUELINE DE ROMILLY - LES PARADOXES D'UNE PREMIERE DE CLASSE
FRISCHER DOMINIQUE
AU PONT 9
24,90 €
Épuisé
EAN :9791096310685
Tout le monde se souvient de la vieille dame digne, auréolée de sa cécité et de son habit vert et chantant les grandeurs de la civilisation grecque sur les plateaux de télévision. Un des monuments du XXe siècle finissant. En France, on ne touche pas aux monuments. C'est dire les difficultés qu'a rencontrées Dominique Frischer en entreprenant ce portrait d'une éternelle première de classe, dans la droite ligne de ses travaux antérieurs sur ce sujet. Témoins qui se dérobent, personnalités qui font pression, éditeur qui renonce, ce livre a failli ne jamais voir le jour tant on a lui fait comprendre qu'il fallait rester à distance respectueuse. Pour mener son enquête, outre les recherches et les entretiens, Dominique Frischer a inclu dans son corpus les romans, publiés ou non, que Jacqueline de Romilly n'a cessé d'écrire tout au long de sa vie. Et c'est un des charmes de cet ouvrage que de mettre en écho la vie sociale et la vie rêvée, d'en mesurer les recoupements ou les écarts, sans empathie ni mise en cause. Les réticents avaient d'ailleurs raison de se méfier car cette "biographie non autorisée" fait fi de tous les poncifs hagio-graphiques du genre : Dominique Frischer s'attache à montrer une femme assignée dès son plus jeune âge à l'excellence, dans un temps où il ne faisait pas bon être femme, et ce qu'il en coûtait de réussir sous la France de Vichy quand on avait comme elle une ascendance juive. C'est d'ailleurs la seule morale de cet ouvrage sans jugement de valeur mais qui permet de découvrir la personnalité secrète et complexe d'une femme connue pour son extrême discrétion sur sa vie privée, jusqu'à exiger d'être enterrée incognito... Psycho-sociologue de formation, Dominique Frischer est l'auteure de nombreux ouvrages et films documentaires.
Résumé : Nos couleurs d'aujourd'hui ne sont plus qu'une question de goût, dans un grand désordre que ne gouverne aucune règle. Pourtant, ce moment de leur longue histoire n'est qu'une exception. Toujours, les sociétés ont régi les significations de la couleur et ses usages magiques, religieux, politiques, sociaux selon des systèmes chromatiques qui ne se transgressaient pas sans risque et ne variaient qu'avec l'évolution des structures et des idéologies sociales. Hervé Fischer, en artiste et en sociologue, scrute l'oscillation permanente de la vision et de l'usage des couleurs en Occident entre deux pôles ?rationalisation et irrationalité, contrainte et liberté ?et dégage de leur tension les fondements d'une sociologie de la couleur, pour mieux en bâtir l'histoire. De la gamme rouge-jaune-noir-blanc des cavernes jusqu'aux fausses couleurs qui font voir l'univers invisible, des premières icônes jusqu'à la publicité et aux modes contemporaines en passant par le cercle de Chevreul, depuis les cathédrales colorées jusqu'au blanc des murs modernes, l'auteur dégage un chemin qui va du symbolisme des couleurs pures à l'invention du réalisme des couleurs, du clair-obscur de Rembrandt à la couleur lumière des impressionnistes et à l'anarchisme fauviste faisant écho aux crises sociales du temps. Vient alors l'idée du rôle moteur des grands artistes de l'Occident dans la trajectoire apparente des couleurs. On ne sait plus, au bout du compte, de la société ou de l'individu, qui agit sur l'autre pour bouleverser l'ordre établi ?tout ce qui fait d'un Léonard, d'un Delacroix, d'un Van Gogh, d'un Matisse un révolutionnaire. Eux le savaient, et les citations de leurs écrits qui émaillent le texte de ce livre, en accord avec la pertinence des images, nous conduisent à mesurer, par leurs questionnements et leurs certitudes, la hauteur des débats et la puissance des enjeux qui se nouent autour de la couleur.
A la lumière des mécanismes chimiques, génétiques et biologiques que l'homme a en commun avec l'animal, Helen Fisher analyse notre comportement sexuel et amoureux à travers les âges. Des premières hordes humaines jusqu'au couple moderne, elle parle de l'amour, du coup de foudre, des rapports sexuels, du mariage, de l'adultère, du divorce et de la famille. Un retour aux sources de l'humanité pour expliquer la naissance et l'évolution du sentiment amoureux. Une approche nouvelle et originale du couple et de l'amour.
Résumé : A quoi rêvent les jeunes filles ? Quels sont les espoirs, les aspirations, les attentes, les modèles de celles qui, grâce aux conquêtes féministes des trente dernières années, incarnent la première génération de privilégiées censées disposer des mêmes droits que les garçons ? Sont-elles plutôt sentimentales, ambitieuses, cyniques, déterminées, pragmatiques... ou quelque peu désemparées ? Agées de 14 à 26 ans, elles connaissent souvent un environnement familial instable, un horizon social bouché. Nourries de discours alarmistes à propos du sida, du chômage ou de la progression continue des divorces, elles se perçoivent comme une génération blessée à qui on a interdit de rêver et de se projeter dans l'avenir. Cela ne les empêche pas d'avoir des idées précises sur la manière dont elles souhaitent organiser leur vie personnelle et professionnelle ainsi que les valeurs qu'elles veulent défendre pour réaliser leurs rêves. Mêlant réflexion, portraits et entretiens, A quoi rêvent les jeunes filles ? s'adresse autant à celles-ci qu'à leurs mères pour qui souvent leurs filles sont des inconnues et permet de mieux comprendre les futures femmes du XXIe siècle.
Résumé : Cette histoire de l'Autriche racontée à travers des appartements évoque la fin d'une époque et la décadence de Vienne. La description de deux appartements, du début du siècle, l'un habité par un riche avocat juif, l'autre par de vertueux ouvriers syndicalistes, ouvre le récit. Il se continue pendant les années 28-30 par l'alliance du fils de famille avec la fille de l'ouvrier et se termine, au moment de l'Anschluss, sur les souvenirs d'enfance de l'auteur. L'écriture savoureuse et lucide de Wolfgang Georg Fischer recrée un monde, sa férocité à mi-chemin entre l'humour de Swift et l'ironie des romantiques lui permet de conduire son récit jusqu'à la dissolution finale.
Fuchs Edith - Houzel Christian - Lévy Robert - Mal
Le capitalisme est-il la fin de l'histoire ? Edith Fuchs, Christian Houzel, Robert Lévy, Justine Malle, Christiane Ménasseyre, Anne Raymond, Hélène Raymond-Feingold, Philippe Renou, Xavier F. Renou, Hadi Rizk, Antoine Roullé, Jean-Jacques Szczeciniarz, André Tosel, Martine Verlhac Comment sortir du désespoir de masse ? Depuis la fin de la guerre froide, le capitalisme est partout, avec ses gagnants et ses perdants (parfois les gagnants d'hier), avec sa violence essentielle, ses ravages sociaux et ses destructions des fragiles équilibres écologiques. Mais est-ce pour toujours ? Pour en contester la légitimité il faut d'abord le penser, s'il est vrai que sa puissance repose d'abord sur le consentement que des milliards d'humains lui accordent. Que l'on veuille le réguler ou en sortir, quelle place donner à l'économie de marché ? Et dans celle-ci quelle place aux pratiques anciennes ou nouvelles de solidarité, depuis le patrimoine restant de solidarité ouvrière jusqu'aux formes diverses d'économie sociale et solidaire, depuis le retour à une agriculture émancipée du productivisme jusqu'aux innovations technologiques prometteuses ? S'il y a toujours un peuple de Gauche, cette Gauche, qui rêve d'unité et crève de ses divisions, doit regarder en face au moins quatre de ses croix : le bilan du soviétisme (à distance du déni-exécration et de la nostalgie crispée) ; la question du nucléaire (et d'une politique énergétique ouverte aux énergies nouvelles) ; l'Europe (potentiel lieu de souveraineté enfin adéquat pour faire antidote aux souverainismes et au social-libéralisme) ; la laïcité (principes communs assurés et libres désaccords). Il ne s'agit pas là de la dernière analyse prétendant dévoiler la vérité, mais d'un appel au travail, c'est-à-dire à la confrontation des raisons. Pour faire renaître l'esprit des Lumières. Et redonner corps à l'espoir. Philosophes ou intellectuels de diverses spécialités, les auteurs se sont retrouvés dans la conviction que face à la dureté de l'état du monde et aux divisions visibles ou cachées qui grèvent les forces de Gauche, il importe de joindre présence dans les luttes et détours théoriques, de mettre de la théorie dans les luttes pour les faire gagner en justesse et en efficacité. Et ils engagent ici les premiers pas de cette entreprise.
J'ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail. Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure. Entre fantaisie et sérieux de l'enfance, j'évoque le temps réfléchi d'évènements quotidiens qui m'ont touché.
A l'ombre de la guerre Dominique Moaty Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore. Pour les enfants, c'est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu'on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l'ours en peluche. Pour la petite, c'est plus compliqué, elle est en charge : c'est l'aînée des filles, il faut qu'elle s'occupe des petits, on lui a appris à servir. Ni larmes ni plaintes : il s'agirait bien de se plaindre, alors qu'il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c'est qu'elle aimerait bien comprendre. Revoir l'enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c'est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, avec ce qu'on découvre, ce qu'on comprend, ce qu'on entrevoit. Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ? Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l'ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses oeuvres contemporaines. Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.
Eduardo Jozami 2922 jours ... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur. Ecrivain, homme politique, universitaire, journaliste, militant du mouvement des Droits de l'Homme, Eduardo Jozami a été détenu en Argentine pendant toute la dictature civile et militaire. " 2922 dias, Memorias de un preso de la dictadura " a été publié en 2014 aux éditions Sudamericana à Buenos Aires.