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Les couleurs de l'Occident. De la préhistoire au XXIe siècle
Fischer Hervé
GALLIMARD
35,00 €
Épuisé
EAN :9782072781506
Nos couleurs d'aujourd'hui ne sont plus qu'une question de goût, dans un grand désordre que ne gouverne aucune règle. Pourtant, ce moment de leur longue histoire n'est qu'une exception. Toujours, les sociétés ont régi les significations de la couleur et ses usages magiques, religieux, politiques, sociaux selon des systèmes chromatiques qui ne se transgressaient pas sans risque et ne variaient qu'avec l'évolution des structures et des idéologies sociales. Hervé Fischer, en artiste et en sociologue, scrute l'oscillation permanente de la vision et de l'usage des couleurs en Occident entre deux pôles ?rationalisation et irrationalité, contrainte et liberté ?et dégage de leur tension les fondements d'une sociologie de la couleur, pour mieux en bâtir l'histoire. De la gamme rouge-jaune-noir-blanc des cavernes jusqu'aux fausses couleurs qui font voir l'univers invisible, des premières icônes jusqu'à la publicité et aux modes contemporaines en passant par le cercle de Chevreul, depuis les cathédrales colorées jusqu'au blanc des murs modernes, l'auteur dégage un chemin qui va du symbolisme des couleurs pures à l'invention du réalisme des couleurs, du clair-obscur de Rembrandt à la couleur lumière des impressionnistes et à l'anarchisme fauviste faisant écho aux crises sociales du temps. Vient alors l'idée du rôle moteur des grands artistes de l'Occident dans la trajectoire apparente des couleurs. On ne sait plus, au bout du compte, de la société ou de l'individu, qui agit sur l'autre pour bouleverser l'ordre établi ?tout ce qui fait d'un Léonard, d'un Delacroix, d'un Van Gogh, d'un Matisse un révolutionnaire. Eux le savaient, et les citations de leurs écrits qui émaillent le texte de ce livre, en accord avec la pertinence des images, nous conduisent à mesurer, par leurs questionnements et leurs certitudes, la hauteur des débats et la puissance des enjeux qui se nouent autour de la couleur.
Résumé : Le monde dans lequel nous vivons se transforme en profondeur et soulève des interrogations sur les parcours d'artistes. Cette étude interroge les réalités complexes qui traversent leurs trajectoires professionnelles : dynamiques de création, épreuve du numérique et art numérique, lieux de vie au coeur de la cité, rapport aux dernières crises sociétales... Treize autrices et auteurs apportent des approches singulières, caractéristiques de leur propre parcours, en lien avec le milieu artistique et leur discipline universitaire : information et communication, art, esthétique, anthropologie, management. La première partie démêle ce que les parcours de vie d'artistes de la scène révèlent quant à leurs usages du numérique où à l'émergence des tiers-lieux culturels. A partir d'un séminaire d'étude, la seconde partie évoque le numérique dans le travail de création et les parcours d'artistes, des arts visuels au spectacle vivant. Quand la recherche rend la parole aux artistes !
Le Goût, cette notion sensuelle, se pare d'un pluriel de tolérance et dévoile au plus profond de l'humain, ses valeurs raffinées et philosophiques. A la demande de Sylvie Dallet & Éric Delassus, les artistes et chercheurs Georges Chapouthier, Christophe Guillouët, Emmanuel Lincot, Sylvie Lopez-Jacob, Nicolas Malais, Ralf Marsault, Emile Noël, Frédéric Pascal, Iégor Reznikoff, Sylvie Rollet, Pascal Salaün, Gilbert Schoon, Adrien Sina, Tian Wang et Diane Watteau explorent les saveurs éthiques du goût, subtilement indispensables à la démocratie.
A l'heure de la mondialisation néolibérale, l'art s'apparente de plus en plus à un produit financier que créent et manipulent les grands capitalistes de ce monde, ces princes de la finance devenus collectionneurs de supplément d'âme à coups de millions. Leur emprise sur la diffusion et le marché de l'art est aujourd'hui comparable au pouvoir monopolistique de Hollywood sur le cinéma. L'art circule comme une monnaie parallèle, spéculative mais désarrimée des variations fiévreuses des grandes places boursières. Le phénomène est si caractéristique de notre époque, si mondial, qu'il n'y a plus de nouveau mouvement artistique qu'on puisse nommer, sinon, par défaut, ce market art, comme on parlait jadis de l'impressionnisme ou de l'art abstrait. L'art est-il définitivement enseveli sous l'argent ? L'art contemporain prépare-t-il la nouvelle bulle de la finance ? Voilà les questions auxquelles veut répondre Hervé Fischer.
Résumé : En 1979, Hervé Fischer a déclaré au cours d'une performance au Centre Beaubourg à Paris : L'Histoire de l'art est terminée. Puis, il a publié sous ce titre un livre qui a eu un grand retentissement. Trente ans plus tard, où en sommes-nous ? Sa prophétie était-elle juste ? Dans L'avenir de l'art, il fait le point et montre comment la crise généralisée de l'art postmoderne, si durement dénoncé, constitue en fait l'écho légitime de la crise de sens et de valeurs que nous traversons. Mais il en prend le contre-pied en évoquant l'avenir de l'art. Une véritable tour de Babel des arts émerge aujourd'hui, qui met fin au monopole de l'art occidental et ouvre de nouvelles voies. Les arts numériques se sont imposés, dans lesquels Hervé Fischer lui-même a été un pionnier très engagé, même s'il en montre aussi les écueils. Les arts scientifiques contribuent désormais activement aux débats de société sur l'intelligence et la vie artificielles, les manipulations génétiques et l'écologie. En réaction au désenchantement généralisé de notre époque, les arts prennent la relève de la magie, remplacent la religion et se rapprochent de la philosophie. Face au scandale éthique permanent de nos sociétés, ils recourent à une esthétique interrogative et vont contribuer à mettre au monde un autre monde.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.