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Market art
Fischer Hervé
LES PEREGRINES
20,00 €
Épuisé
EAN :9791025202036
A l'heure de la mondialisation néolibérale, l'art s'apparente de plus en plus à un produit financier que créent et manipulent les grands capitalistes de ce monde, ces princes de la finance devenus collectionneurs de supplément d'âme à coups de millions. Leur emprise sur la diffusion et le marché de l'art est aujourd'hui comparable au pouvoir monopolistique de Hollywood sur le cinéma. L'art circule comme une monnaie parallèle, spéculative mais désarrimée des variations fiévreuses des grandes places boursières. Le phénomène est si caractéristique de notre époque, si mondial, qu'il n'y a plus de nouveau mouvement artistique qu'on puisse nommer, sinon, par défaut, ce market art, comme on parlait jadis de l'impressionnisme ou de l'art abstrait. L'art est-il définitivement enseveli sous l'argent ? L'art contemporain prépare-t-il la nouvelle bulle de la finance ? Voilà les questions auxquelles veut répondre Hervé Fischer.
Résumé : Le monde dans lequel nous vivons se transforme en profondeur et soulève des interrogations sur les parcours d'artistes. Cette étude interroge les réalités complexes qui traversent leurs trajectoires professionnelles : dynamiques de création, épreuve du numérique et art numérique, lieux de vie au coeur de la cité, rapport aux dernières crises sociétales... Treize autrices et auteurs apportent des approches singulières, caractéristiques de leur propre parcours, en lien avec le milieu artistique et leur discipline universitaire : information et communication, art, esthétique, anthropologie, management. La première partie démêle ce que les parcours de vie d'artistes de la scène révèlent quant à leurs usages du numérique où à l'émergence des tiers-lieux culturels. A partir d'un séminaire d'étude, la seconde partie évoque le numérique dans le travail de création et les parcours d'artistes, des arts visuels au spectacle vivant. Quand la recherche rend la parole aux artistes !
Fischer Hervé ; Vamos Catherine ; Després Bernadet
Paradoxalement, nos technologies numériques, bien que fondées sur un code binaire, 1-0, élémentaire en comparaison des alphabets de 26 lettres, créent plus de conscience humaine et une exigence d'éthique planétaire agissante. Certes, la bataille entre l'hybris, la violence inhumaine, et le respect éthique de l'autre, ne cessera jamais. Mais il faut savoir choisir son camp, alors que l'humanisme traditionnel a perdu toute crédibilité depuis les catastrophes du XXe siècle. L'hyperhumanisme est certes une utopie, mais qui donne un sens positif à notre aventure humaine, et que notre époque requiert urgemment face aux périls et aux scandales de la réalité qui ressurgissent sans cesse.
Résumé : En 1979, Hervé Fischer a déclaré au cours d'une performance au Centre Beaubourg à Paris : L'Histoire de l'art est terminée. Puis, il a publié sous ce titre un livre qui a eu un grand retentissement. Trente ans plus tard, où en sommes-nous ? Sa prophétie était-elle juste ? Dans L'avenir de l'art, il fait le point et montre comment la crise généralisée de l'art postmoderne, si durement dénoncé, constitue en fait l'écho légitime de la crise de sens et de valeurs que nous traversons. Mais il en prend le contre-pied en évoquant l'avenir de l'art. Une véritable tour de Babel des arts émerge aujourd'hui, qui met fin au monopole de l'art occidental et ouvre de nouvelles voies. Les arts numériques se sont imposés, dans lesquels Hervé Fischer lui-même a été un pionnier très engagé, même s'il en montre aussi les écueils. Les arts scientifiques contribuent désormais activement aux débats de société sur l'intelligence et la vie artificielles, les manipulations génétiques et l'écologie. En réaction au désenchantement généralisé de notre époque, les arts prennent la relève de la magie, remplacent la religion et se rapprochent de la philosophie. Face au scandale éthique permanent de nos sociétés, ils recourent à une esthétique interrogative et vont contribuer à mettre au monde un autre monde.
Méconnu en France, Sri Aurobindo fut pourtant un des personnages les plus influents de l'Inde du XX` siècle. Après des études en Angleterre, à vingt ans, il se jette dans l'arène politique pour défier le joug britannique. Il lance son propre journal en 1906 et pose les premiers jalons de l'indépendance de l'Inde, notamment les stratégies de résistance passive, reprises plus tard par Gandhi. Mais loin du pacifisme de ce dernier, Sri Aurobindo est persuadé que le combat de libération ne peut aboutir que par l'action, fut-elle armée. Puisant dans la sagesse millénaire de l'Inde, son engagement politique se double dès le début d'un autre combat, spirituel. En 1910, il commence une seconde vie à Pondichéry, en Inde française : dans ses écrits, dont le plus important reste La Vie divine, paru en 1920, il décrit les conditions du "Grand Passage" qui doit conduire à une nouvelle évolution de l'homme et théorise un Yoga intégral. Le rayonnement de son oeuvre est tel que de nombreux disciples affluent de l'Inde et du monde entier vers l'Ashram qu'il fonde en 1926 avec sa compagne Mirta Alfassa, puis vers Auroville, lieu communautaire créé en 1968. A travers la première biographie en français de Sri Aurobindo, Luc Venet raconte le destin de cette figure exceptionnelle et livre les clefs d'une pensée qui nous ouvre la possibilité d'une humanité nouvelle.
« En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.4e de couverture : « En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.
Résumé : Sybille compte les tic-tac de l'horloge, comme les cachets qu'elle doit prendre. Pourtant, il y a peu encore, elle fut sacrée " Reine de la pub " par son boss, sa Sainteté P.Y. " Conservez comme vous aimez " : le slogan qu'elle avait proposé pour promouvoir des boîtes de conservation lui avait valu d'être portée aux nues dans toute l'agence. Mais elle fut bien vite supplantée par la Belle Capucine, Princesse Commerciale... Alors, ce fut le renvoi. Depuis Sybille déraille, en proie à des troubles obsessionnels, mais Sybille s'accroche, s'échinant à court-circuiter le hasard. Jusqu'à ce qu'elle décide de planifier sa vengeance... Une satire moderne et cinglante, scandée comme une prophétie infernale, sur l'inhumanité du monde moderne, dont on ne ressort pas indemne.
Résumé : Luce : "vagabonde" ; Adèle : "voleuse" ; Emilienne : "vicieuse" . Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer "mauvaise fille" : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés - et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive. Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre "Enfants en Justice" de l'Ecole nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" , et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).