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Le pouvoir territorialisé en France
Frinault Thomas
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753518346
Si la littérature consacrée à l'étude des pouvoirs territorialisés en France est devenue impressionnante, à mesure que le mouvement décentralisateur lui-même progressait, elle demeure encore très souvent éclatée, en termes de sous-champ, et spécialisée, d'un point de vue disciplinaire. Dans ce livre, Thomas Frinault souhaite apporter un éclairage à la fois transversal et pluridisciplinaire sur le pouvoir territorialisé à travers l'étude des institutions, de la démocratie et de l'action publique locale. En repartant de l'épisode fondateur de la Révolution française, ce livre cherche à retracer le mouvement de consolidation progressive des pouvoirs institutionnels, qu'il s'agisse des collectivités territoriales ou de leurs groupements, jusqu'à la réforme territoriale de décembre 2010. Cette évolution a immanquablement posé la question de son cadre démocratique, le lien étroit entre sphère locale et démocratie, qu'il relève de l'ordre des choses et/ou de l'incantation, ayant été placé au coeur des discours sur la réforme décentralisatrice. Si la démocratie locale a essentiellement été aménagée par la voie d'une transposition de la logique représentative, que ce livre aborde à travers l'étude des élus (élections locales, sociographie des élus, notabilité, professionnalisation, présidentialisation), l'hégémonie du système représentatif n'empêche nullement l'exploration d'expériences locales multiples et hétérogènes rassemblées sous le vocable de démocratie participative. Enfin, l'analyse de l'action publique locale se sépare ici entre l'examen de sa dimension substantielle, qu'il s'agisse des ressources matérielles mobilisées (financières et humaines) ou des actions menées dans les domaines les plus significatifs, et l'étude de sa dimension processuelle (contractualisation, appels à projet, évaluation, gouvernance).
Frinault Thomas ; Troupel Aurélia ; Vignon Sébasti
Une étude d'après des données d'enquêtes originales, pour appréhender le pouvoir local. Qui sont les élus locaux ? Quel est leur rôle et comment l'exercent-ils ? Qu'en est-il de leur notabilité et de leur professionnalisation ? Quelles dimensions politiques sous-tendent les caractéristiques techniques des scrutins ? Mêlant à la fois des aspects techniques et juridiques, l'espace politique constitue un champ mouvant et complexe, particulièrement au niveau local. Ce livre analyse les évolutions institutionnelles dans une perspective longitudinale qui permet de mieux saisir leurs enjeux et leurs effets sur le personnel politique local. Il entend fournir des repères utiles issus des sciences sociales, essentiels à la compréhension de l'espace politique local, en évoquant notamment les luttes de pouvoir, le casting électoral, la diversité du corps électoral, la féminisation ou encore le cumul des mandats. Pour les étudiants, chercheurs et enseignants en science politique, sociologie et sciences sociales ; pour les élus et fonctionnaires.
Frinault Thomas ; Le Bart Christian ; Neveu Erik ;
Résumé : Effondrement des grands partis, recours aux primaires, élection présidentielle disruptive, formes inédites de mobilisation populaire... Le paysage politique traditionnel et le modèle démocratique ont connu d'importants changements ces dernières années, et ces phénomènes récents viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique : le mouvement LREM a-t-il remis en question la définition "classique" des partis politiques ? En quoi la victoire d'Emmanuel Macron a-t-elle bouleversé les conceptions habituelles du champ politique, du vote et des logiques de carrières ? Que signifie l'émergence des mouvements sociaux comme "Nuits debout" ou les "Gilets jaunes" ? En quoi Internet a-t-il modifié la communication politique française ? En interrogeant ces nouveaux objets, cet ouvrage propose une nouvelle sociologie politique de la France qui vient articuler les outils théoriques des différentes approches sociologiques (sociologie de l'Etat, de l'action publique, des mobilisations...) à l'actualité la plus récente.
Dans un contexte de vieillissement démographique et de diversification continue des domaines d'intervention de l'État social, la dépendance a circonscrit un champ doté d'une autonomie suffisante pour être l'objet d'une politique spécifique. L'un des principaux enjeux fut la création d'un nouveau droit spécifique de prise en charge des besoins sociaux des personnes dépendantes. Plutôt que de mener le débat essentiel sur le choix entre une prestation d'aide sociale et la création d'un nouveau risque assurantiel, les pouvoirs publics français n'ont cessé de tâtonner, d'agir par étape, par essai-erreur. Cette activité de bricolage politique a fini par générer un droit social inédit, confirmant le leadership départemental tout en l'émancipant des caractéristiques de l'Aide sociale. La justification d'un tel choix fait opportunément appel à l'idée d'un lien entre territorialisation et modalités techniques. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de compenser financièrement un risque, le recours au local est en effet présenté comme le dépassement possible d'une logique de guichet. De fait, la mise en oeuvre de la réforme s'accompagne d'une recomposition des politiques gérontologiques départementales autour des nouveaux impératifs de partenariat, de coordination, de gestion par cas.
Il y a quelque chose d'essentiel à étudier et à comprendre le fonctionnement des politiques publiques parce qu'elles sont devenues l'élément premier de caractérisation d'un Etat de plus en plus producteur de biens et de services. Au-delà d'une légitimité légale qui détermine un droit de commander, l'exercice du pouvoir se manifeste ainsi par des politiques publiques aussi bien instituantes (elles définissent socialement la réalité et les problèmes à résoudre) qu'instituées (elles mobilisent des règles, ressources et acteurs pour apporter des réponses à des besoins). Désormais, ces politiques relèvent d'une gouvernance multi-niveaux (dynamiques décentralisatrices, intégration européenne, intensification de la coopération économique mondiale...). Analyser les politiques publiques ouvre aussi sur une compréhension plus fine des démocraties. C'est en effet grâce à des promesses de réformes de politiques publiques - les biens électoraux - que candidats et partis se différencient sur le marché électoral. Mais étudier les politiques publiques, c'est précisément comprendre l'impossibilité qu'il y a à déduire leurs caractéristiques de celles de la politique électorale, en mettant en exergue la dimension complexe et chaotique de l'action publique. A partir d'une littérature internationale et française, d'approches théoriques et de cas empiriques, cet ouvrage décrypte aussi bien les chaînons des politiques publiques (problèmes publics, décision et changement, mise en oeuvre, évaluation) que leurs protagonistes et leurs rôles (décideurs politiques, groupes d'intérêt, experts). Avec le soutien du laboratoire Arènes UMR 6051
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.