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Nouvelle sociologie politique de la France
Frinault Thomas ; Le Bart Christian ; Neveu Erik ;
ARMAND COLIN
30,15 €
Épuisé
EAN :9782200628727
Effondrement des grands partis, recours aux primaires, élection présidentielle disruptive, formes inédites de mobilisation populaire... Le paysage politique traditionnel et le modèle démocratique ont connu d'importants changements ces dernières années, et ces phénomènes récents viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique : le mouvement LREM a-t-il remis en question la définition "classique" des partis politiques ? En quoi la victoire d'Emmanuel Macron a-t-elle bouleversé les conceptions habituelles du champ politique, du vote et des logiques de carrières ? Que signifie l'émergence des mouvements sociaux comme "Nuits debout" ou les "Gilets jaunes" ? En quoi Internet a-t-il modifié la communication politique française ? En interrogeant ces nouveaux objets, cet ouvrage propose une nouvelle sociologie politique de la France qui vient articuler les outils théoriques des différentes approches sociologiques (sociologie de l'Etat, de l'action publique, des mobilisations...) à l'actualité la plus récente.
Frinault Thomas ; Karila-Cohen Pierre ; Neveu Erik
Notion faussement familière, "l'opinion publique" est utilisée au quotidien par les journalistes, les acteurs politiques, et invoquée via un outil comme le sondage. Elle laisse penser qu'il serait possible d'accéder à une vision globale, même floue, des attentes d'un peuple. Mais dans nos sociétés contemporaines individualistes, peut-on encore parler d'une opinion publique ? Est-elle la somme des opinions individuelles ? Si tel est le cas, comment les recenser ? Et pourquoi saisir l'opinion : pour l'écouter, la contrôler, l'assagir ? Derrière l'opinion publique se cache donc la question du droit à parler et à être écouté dans l'espace public, question intimement liée aux aspirations démocratiques des sociétés. Dans cette synthèse historique de grande ampleur, les auteurs font émerger des "régimes d'opinion", c'est-à-dire des configurations sociales et historiques dans lesquelles une forme d'opinion publique trouve à s'exprimer. Ils se penchent sur la notion et les réalités de l'opinion publique du monde grec à nos jours, dressent un bilan des rapports complexes entre sondages et opinion et proposent une réflexion exploratoire sur l'impact des réseaux sociaux sur l'espace public.
Il y a quelque chose d'essentiel à étudier et à comprendre le fonctionnement des politiques publiques parce qu'elles sont devenues l'élément premier de caractérisation d'un Etat de plus en plus producteur de biens et de services. Au-delà d'une légitimité légale qui détermine un droit de commander, l'exercice du pouvoir se manifeste ainsi par des politiques publiques aussi bien instituantes (elles définissent socialement la réalité et les problèmes à résoudre) qu'instituées (elles mobilisent des règles, ressources et acteurs pour apporter des réponses à des besoins). Désormais, ces politiques relèvent d'une gouvernance multi-niveaux (dynamiques décentralisatrices, intégration européenne, intensification de la coopération économique mondiale...). Analyser les politiques publiques ouvre aussi sur une compréhension plus fine des démocraties. C'est en effet grâce à des promesses de réformes de politiques publiques - les biens électoraux - que candidats et partis se différencient sur le marché électoral. Mais étudier les politiques publiques, c'est précisément comprendre l'impossibilité qu'il y a à déduire leurs caractéristiques de celles de la politique électorale, en mettant en exergue la dimension complexe et chaotique de l'action publique. A partir d'une littérature internationale et française, d'approches théoriques et de cas empiriques, cet ouvrage décrypte aussi bien les chaînons des politiques publiques (problèmes publics, décision et changement, mise en oeuvre, évaluation) que leurs protagonistes et leurs rôles (décideurs politiques, groupes d'intérêt, experts). Avec le soutien du laboratoire Arènes UMR 6051
Si la littérature consacrée à l'étude des pouvoirs territorialisés en France est devenue impressionnante, à mesure que le mouvement décentralisateur lui-même progressait, elle demeure encore très souvent éclatée, en termes de sous-champ, et spécialisée, d'un point de vue disciplinaire. Dans ce livre, Thomas Frinault souhaite apporter un éclairage à la fois transversal et pluridisciplinaire sur le pouvoir territorialisé à travers l'étude des institutions, de la démocratie et de l'action publique locale. En repartant de l'épisode fondateur de la Révolution française, ce livre cherche à retracer le mouvement de consolidation progressive des pouvoirs institutionnels, qu'il s'agisse des collectivités territoriales ou de leurs groupements, jusqu'à la réforme territoriale de décembre 2010. Cette évolution a immanquablement posé la question de son cadre démocratique, le lien étroit entre sphère locale et démocratie, qu'il relève de l'ordre des choses et/ou de l'incantation, ayant été placé au coeur des discours sur la réforme décentralisatrice. Si la démocratie locale a essentiellement été aménagée par la voie d'une transposition de la logique représentative, que ce livre aborde à travers l'étude des élus (élections locales, sociographie des élus, notabilité, professionnalisation, présidentialisation), l'hégémonie du système représentatif n'empêche nullement l'exploration d'expériences locales multiples et hétérogènes rassemblées sous le vocable de démocratie participative. Enfin, l'analyse de l'action publique locale se sépare ici entre l'examen de sa dimension substantielle, qu'il s'agisse des ressources matérielles mobilisées (financières et humaines) ou des actions menées dans les domaines les plus significatifs, et l'étude de sa dimension processuelle (contractualisation, appels à projet, évaluation, gouvernance).
Dans un contexte de vieillissement démographique et de diversification continue des domaines d'intervention de l'État social, la dépendance a circonscrit un champ doté d'une autonomie suffisante pour être l'objet d'une politique spécifique. L'un des principaux enjeux fut la création d'un nouveau droit spécifique de prise en charge des besoins sociaux des personnes dépendantes. Plutôt que de mener le débat essentiel sur le choix entre une prestation d'aide sociale et la création d'un nouveau risque assurantiel, les pouvoirs publics français n'ont cessé de tâtonner, d'agir par étape, par essai-erreur. Cette activité de bricolage politique a fini par générer un droit social inédit, confirmant le leadership départemental tout en l'émancipant des caractéristiques de l'Aide sociale. La justification d'un tel choix fait opportunément appel à l'idée d'un lien entre territorialisation et modalités techniques. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de compenser financièrement un risque, le recours au local est en effet présenté comme le dépassement possible d'une logique de guichet. De fait, la mise en oeuvre de la réforme s'accompagne d'une recomposition des politiques gérontologiques départementales autour des nouveaux impératifs de partenariat, de coordination, de gestion par cas.
Résumé : L'ouvrage décrit les principales caractéristiques psychopathologiques des psychoses, puis dégage leurs spécificités : délires chroniques (paranoïa), schizophrénies, psychoses aiguës, "psychoses thymiques" (mélancolie, manie, folie maniaco-dépressive). L'approche psychopathologique, soutenue par les auteurs, comporte deux niveaux complémentaires : la description des maladies et de leurs aspects psychologiques, la formulation des théories explicatives psychologiques des troubles. Ce livre s'adresse aux étudiants de psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Résumé : Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.