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La photographie en France au XIXe siècle. Essai de sociologie et d'esthétique
Freund Gisèle ; Gunthert André
BOURGOIS
15,20 €
Épuisé
EAN :9782267022650
« La présente étude porte sur l?importance immense de la photographie en tant que procédé dereproduction et, en particulier, sur le rôle qu?elle a joué à ses diverses phases dans l?évolution duportrait. Elle s?étend de l?époque de l?invention de la photographie, c?est-à-dire de la troisièmedécade du XIXe siècle à 1870 environ, en embrassant à la fois la floraison artistique et ladécadence de la photographie de cette période. En étudiant un moment de l?histoire de la photographie, nous essayons de mettre en lumière l?histoire de la société bourgeoise de l?époque correspondante, afin de démontrer, par un exemple concret, les relations qui rendent l?art et la société dépendants l?un de l?autre. En effet, dans la vie contemporaine, la photographie joue un rôle des plus importants. Il nous est difficile aujourd?hui d?imaginer qu?elle n?a pas cent ans d?existence. Il n?est presque aucune forme d?activité humaine qui ne l?emploie d?une manière ou d?une autre. Elle est devenue indispensable à la science comme à l?industrie. La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s?est tellement incorporée à la vie sociale qu?on ne la voit plus à force de la voir. Elle a pris droit de citer dans la vie courante, et c?est un de ses traits les plus caractéristiques que d?être reçue également dans toutes les couches sociales. C?est en cela que réside sa grande importance politique. Elle est le moyen d?expression typique d?une société consciente des butes qu?elle poursuit, d?esprit rationaliste et fondée sur une hiérarchie de professions; en même temps qu?elle est devenue pour cette société un instrument de premier ordre. Son pouvoir de reproduire exactement la réalité extérieure, pouvoir inhérent à sa technique, lui prête un caractère documentaire et lui donne l?apparence d?être le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. » (Gisèle Freund) Pionnière en matière de recherche appliquée au domaine de la photographie dans le champ dessciences sociales, Gisèle Freund applique à sa thèse la méthodologie de la sociologie de l?art, qui« ne se propose que de découvrir pourquoi à tel moment de l?histoire, et dans les conditionssociales qui y sont créées, tel genre jouit ou non de la faveur générale ».
Comment l'arrivée d'Hitler au pouvoir fait d'une jeune sociologue exilée une photographe bientôt mondialement célèbre, c'est ce que Gisèle Freund nous raconte ici. Photographe des écrivains, grand reporter, elle s'intéresse avant tout aux individus, aux visages. Avec son outil, qui nous apparaît aujourd'hui d'une modernité inégalée, elle devance toujours d'une longueur son époque. Des années 30 aux années 60, émaillé d'anecdotes, de paysages, de portraits de célébrités ou d'inconnus, ce texte est l'histoire d'un des regards les plus éveillés du XXe siècle.
La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et ?uvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique: elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.
Deux témoignages bouleversants : A la fin de l'année 1938, les autorités suédoises accordèrent à 500 enfants juifs allemands l'autorisation de venir en Suède. Ils reçurent un permis de séjour dans le pays à condition d'émigrer dès que possible vers un autre Etat. Durant l'année 1939, 490 enfants environ se rendirent en Suède par l'intermédiaire des " transports d'enfants ". Se séparer de son enfant pour qu'il ait une chance de survivre à l'enfer nazi : voilà le terrible choix que durent faire les parents d'Anja Kerbel Jacobsohn. C'est ainsi qu'elle devint la fille adoptive de la famille Simon à Norrkoping... Anja nous donne à lire les lettres bouleversantes qu'elle échangea avec ses parents réfugiés en France, puis rattrapés par la machine de guerre nazie et déportés à Auschwitz où ils périrent. L'horreur au quotidien dans le ghetto de Lodz, en Pologne : voilà l'enfer où vécut Mala Maroko Freund, de septembre 1939 à août 1944.Elle n'avait alors que 13 ans. Répondant aux questions du journaliste Richard Lévi, elle nous raconte son calvaire et sa " marche à la mort " vers Auschwitz-Birkenau, Langenbielau, Breslau-Hundsfeld, Gross-Rosen, Mauthausen et Bergen-Belsen où elle fut libérée le 15 avril 1945. Elle pu alors rejoindre Malmö, en Suède, le 14 juin 1945.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.