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Images politiques. Acclamer, réclamer, proclamer
Fresnault-Deruelle Pierre
RABELAIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782869064287
Promettre, caricaturer, complaire. L'image politique utilise les mêmes ressorts rhétoriques que la publicité, les mêmes moyens et les mêmes outils. Mais alors que cette dernière fait mine d'induire un mode de vie, l'image politique se différencie en exaltant des valeurs qui consacrent une cause, un candidat ou un leader, et parfois même en usant d'intimidation voire de menace. Mais il y a également des cas où le publicitaire et le politique sont indissociables, comme sur les affiches des États autoritaires, dictatoriaux, voire totalitaires. Enrôler, galvaniser, Tromper. Dans cet ouvrage d'iconologie, différents supports de communication traditionnelle (affiches, logos, photos officielles, dessins) sont analysés afin de déterminer les effets utilisés (séduction, surprise, élan partagé, empathie?) pour produire sur le public une réaction particulière, dépassant parfois même la vision de leurs auteurs.
Relevant à la fois de la création graphique et du monde de la rue, l'affiche fait partie de notre quotidien visuel. Elle mériterait souvent qu'on lui prête une attention plus soutenue qu'un simple regard. A travers plus de vingt exemples d'affiches, traversant les époques depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la création contemporaine, Pierre Fresnault-Deruelle nous montre leur richesse visuelle et sémantique. Il nous présente des exemples illustres de placards vantant des produits de marque ou des spectacles et nous amène ainsi à la rencontre de quelques-uns des plus grands affichistes (Lautrec, Cassandre, Savignac, Bundi, etc). Dans son texte foisonnant et savoureux, Pierre Fresnault-Deruelle allie la description à l'interprétation, la référence pointue au trait d'humour et l'analyse sémiologique à l'enthousiasme du simple "regardeur".
Résumé : Une relecture de l'album Le Temple du Soleil , la suite des 7 Boules de cristal, sur le principe de l'analyse de vignettes sous forme de commentaires minutieux et... passionnants ! Structuré en trois parties qui suivent la chronologie de l'histoire, le livre convoque une iconographie variée : détails de vignettes, affiches, tableaux, extraits de films, imagerie populaire, bandes dessinées, photographies, objets culturels...
La bande dessinée est, dans le domaine de l'image fixe, une forme moderne de narration figurative. Outre le fait qu'elle peut être utilisée comme moyen d'information, la bande dessinée est avant tout un moyen d'expression. Si l'auteur a choisi une approche largement esthétique de ce médium, il en propose également une étude historique, médiologique (les supports) et technique (noir et blanc, couleurs, rhétorique des effets produits, etc.). En bref, il s'est agi de mettre l'accent sur l'intelligence graphique de ce qu'on appelle, par ailleurs, le "IXe art".
L'auteur s'est livré au plaisir de l'écriture, qui a entrepris de nous entretenir de trente-cinq tableaux de son choix. Qu'est-ce qui, dans les oeuvres retenues, a pu déclencher son envie de parler de Nattier, de Magritte, de Watteau ou de Picasso ? Qu'est-ce qui fait de telle toile une image où il est possible de trouver son chemin ?
Le tubercule d'origine andine qui conquiert l'Europe par petites étapes à partir du XVIe siècle est devenu si commun qu'il est parfois décrit à l'aide d'images stéréotypées. Ce livre entend souligner qu'il est bien autre chose, par la richesse des approches qu'a fait naître un colloque international et pluridisciplinaire entièrement dédié à la pomme de terre, organisé et publié grâce au soutien du CNIPT. La publication des actes propose un renouvellement historiographique important, par les thématiques qui sont envisagées, les espaces abordés et les périodes chronologiques considérées. Le lecteur trouvera ainsi réunies des communications sur les Amériques, l'Europe et l'Asie. Pour comprendre sa diffusion, les voies de cette innovation alimentaire et l'évolution des formes de sa consommation, plusieurs champs ont été mobilisés. L'histoire rurale et l'histoire urbaine, l'histoire économique et l'histoire des techniques ou encore l'histoire alimentaire sont convoquées dans leurs approches pluriculturelles. L'économie d'une filière et la géographie d'une culture devenue aujourd'hui celle du quatrième produit alimentaire mondial apparaissent dans toute leur ampleur. Enrichi de l'ajout d'un CD audit pour inclure une belle sélection de chansons dédiées à la pomme de terre, l'ouvrage permet donc de dépasser la simple étude d'une ressource potagère et d'une industrie agro-alimentaire. On y retrouve la présence de la pomme de terre dans des millions d'assiettes, chaque jour, à travers le monde.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.