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Melvill
Fresan Rodrigo ; Gugnon Isabelle
SEUIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782021502220
Un père agonisant en proie à la fièvre et au délire raconte sa jeunesse, son Grand Tour, les palais vénitiens peuplés de figures fascinantes et maléfiques, sa ruine et son plus beau voyage, la traversée à pied du fleuve Hudson gelé ; un fils encore enfant, assis au pied du lit, recueille, attentif, ces derniers mots hallucinés. L'oeuvre d'Herman Melville, auteur magistral, incompris, bien trop en avance sur son temps et jugé fou et dangereux par certains critiques de l'époque, puiserait-elle sa source dans cet ultime legs paternel ? S'interrogeant sur les méandres de la fiction, qui oscille sans cesse entre réalité et imagination, Rodrigo Fresán aborde sous un jour nouveau l'énigme de la vocation littéraire. A la fois biographie souvent inventée, roman gothique peuplé de fantômes et évocation d'un amour filial, Melvill condense tout le talent, l'humour et l'immense culture du grand écrivain argentin. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon "Mevill est une invocation, une "séance" : les voix du père et du fils traversent le temps pour parler d'échec et de génie, des mystères de la baleine et des vampires dans le ciel de la nuit. Fresán invoque les héritiers de la tristesse et de l'obsession d'une écriture hypnotique d'une rare beauté. Ce roman est une invitation à marcher sur la glace". Mariana Enriquez "Une écriture puissante et hypnotique" El Mundo "Fascinant". El País "Passionnant pour les amateurs de Melville, mais aussi du pur Fresán". La Vanguardia "Une interprétation libre, totalement libre, débridée et très drôle de la relation entre Alan Melvill et son fils" . Juan Gabriel Vásquez Rodrigo Fresán est né en 1963 à Buenos Aires. En 1991, il publie son premier livre, Histoire argentine, qui est aussitôt un best-seller. En 1999, il s'installe à Barcelone où il travaille comme critique littéraire. Nourri de culture anglo-saxonne, de Philip K. Dick à John Cheever, il impose, avec Les Jardins de Kensington, Mantra et Le Fond du ciel, une oeuvre vertigineuse, fertile en rêves et en visions, qui fait de lui un écrivain atypique, transgresseur et incontournable. Il a reçu en 2017 le prix Roger-Caillois et, en 2018, La Part inventée a été couronné aux Etats-Unis par le Best Translated Book Awards. Après avoir vécu en Amérique latine, Isabelle Gugnon se consacre à la traduction d'auteurs de langue espagnole, parmi lesquels Antonio Munoz Molina, Manuel Vilas, Juan Gabriel Vásquez, Rodrigo Fresán, Carmen Posadas et Tomás Eloy Martínez.
L'histoire se déroule en une nuit au cours de laquelle Peter Hook (Hook est le nom anglais du capitaine Crochet) raconte à un petit garçon prénommé Keiko Kai, la vie de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan, et la sienne propre. Ces deux « biographies » sont présentées de façon alternée, comme des correspondances en positif et négatif.James Matthew Barrie, né en Écosse, connaît une enfance heureuse jusqu'à la mort accidentelle de son frère aîné, David. Sa mère plonge alors dans la dépression et la folie et délaisse le petit James, qui comprend que pour garder l'amour des autres il ne faut pas grandir. Peter Hook, lui, naît dans les années soixante. Il est le fils de beatniks issus de richissimes familles, son père est un musicien raté qui n'a de cesse de jalouser les Beatles et sa mère une égérie du Londres de l'époque. L'enfance de Hook est marquée par cette ambiance folle et insouciante des Swinging Sixties. Dans le Londres du début du siècle, Barrie travaille comme journaliste, puis écrit des pièces de théâtre qui connaissent un grand succès, jusqu'au jour ou il rencontre la famille Llewelyn Davies qui a cinq enfants. Il s'immisce dans la vie de la famille, joue avec les enfants qui, en fait lui permettent de continuer à vivre à l'Age d'Or de l'enfance innocente, leur raconte des histoires et créé à partir d'eux et de leurs jeux dans Kensington Gardens le personnage de Peter Pan qui sera un triomphe pour l'auteur. Hook, parallèlement, devient lui aussi un auteur de best-sellers pour enfants en inventant Jim Yang, un jeune garçon qui sur sa bicyclette se promène dans le passé et dans le futur.Au fur et à mesure que le livre avance, le récit de Hook est de plus en plus halluciné, violent, mêlant rêves, cauchemars, réalité, époques. Le récit prend un ton dramatique lorsqu'on en arrive à la vieillesse de Barrie et à la folie évidente de Hook, narrateur omniscient, inquiétant, criminel, contrepoint parfait de James Matthew Barrie.Voici un livre tout à fait novateur et dérangeant. Un livre sur l'enfance et la mort, un livre sur Londres et la fascination de l'auteur pour les Beatles (en fait la nuit de Hook est le pendant et un hommage à une célèbre chanson du groupe « A day in life »), une réflexion sur les rapports de l'écrivain et la pérennité des oeuvres, sur le passage de la réalité à la fiction, sur la relation auteur-personnage. Rodrigo Fresán prend des risques pour tenter de trouver de nouvelles voies à la littérature, et on ne peut que se réjouir de cette audace. Il est à n'en pas douter un véritable rénovateur des lettres latino-américaines, le seul qui ose prendre des chemins différents. On ne peut être que fasciné par son livre.
Une nuit, Peter Hook, auteur de livres pour enfants, raconte à un petit garçon l'histoire de sir James Matthew Barrie, auteur de Peter Pan. Il évoque le Londres de l'ère victorienne, la jeunesse de Barrie marquée par la mort de son frère et sa relation avec les enfants Llewelyn Davies, modèles de Peter Pan. Mais, au fil de son histoire, Peter Hook met aussi en scène sa propre vie à l'époque des Beatles et des beatniks, et celle de son propre personnage, Jim Yang, voyageant dans le temps pour ne pas grandir.
Biographie de l'auteur Rodrigo Fresan est né à Buenos Aires en 1963. Ecrivain et journaliste, il vit à Barcelone. Fresan a connu le succès critique dès son premier livre, Histoire argentine, en 1991. Chargé par son éditeur d'écrire sur Mexico, il publie Mantra en 2001.
Résumé : Une mystérieuse fondation dédiée à la préservation des songes les plus extraordinaires. Une soeur qui réécrit du fond de l'espace Les Hauts de Hurlevent. Un génie littéraire addict aux papillons. Des parents psychédéliques mettant en scène dans les supermarchés les guérillas des années soixante-dix. Une ville où les librairies sont insomniaques. Et un écrivain qui, lui non plus, ne dort pas, et tente de retrouver un rêve d'enfance. Après avoir exploré les rouages de l'imagination dans La Part inventée, Rodrigo Fresán poursuit sa trilogie sur les coulisses de la création en plongeant dans les engrenages d'une matière première aussi universelle que mystérieuse : les rêves. Livre envoûtant et vertigineux, placé sous le haut patronage d'Emily Brontë, de Bob Dylan et de Vladimir Nabokov, La Part rêvée nous offre une clé des songes et des insomnies, comme seul le grand écrivain argentin pouvait en façonner. Ce magnifique voyage au coeur des mécanismes secrets qui régissent les grandes oeuvres littéraires peut se lire aussi comme une autobiographie cryptée et un cri de révolte face à l'appauvrissement de l'écriture et de la lecture à l'ère numérique.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame. Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.
Résumé : Deux vieilles dames embarquent pour un road-trip en Coccinelle à travers l'Espagne. Leur seule comparse est une mouette posée sur le toit de la voiture ; leur unique bagage, un sinistre paquet suspect ballottant au gré des coups de volant intempestifs de dona Olvido. En robe de mariée, Bruna, sa fidèle servante bourrue, l'accompagne comme elle le fait depuis plusieurs décennies. De terribles secrets semblent les lier pour toujours, à commencer par les frasques de Benigno, le défunt mari d'Olvido, acoquiné avec les sympathisants pro-indépendantistes de Galice ; puis celles de son excentrique famille. Le tout favorisé par l'isolement d'une vaste demeure, sur fond de guerre civile, de complots partisans et de tensions politiques. Dans ce qui deviendra une fuite échevelée où se succéderont incidents et rencontres hétéroclites, ces Thelma et Louise octogénaires sèmeront de nombreux cadavres, échappés du placard de leur passé et jonchant leur course folle.
Résumé : Tobias Martins arrive dans l'archipel de Fernando de Noronha avec un but précis : il doit concevoir et rédiger un guide de voyages afin d'attirer de nouveaux touristes vers cette destination de rêve. Car ces îles sont l'un des secrets les mieux gardés du Brésil. Situées au milieu de l'Atlantique, dans la zone intertropicale, elles constituent une superbe réserve naturelle et un paradis pour les amateurs de surf, de plongée et de sports marins. Accompagné de sa playlist aux rythmes de samba et de bossa-nova, Tobias nous fait découvrir les paysages somptueux de l'île principale ; mais il ne tarde pas à comprendre également que, derrière la carte postale, se cache un monde bien plus complexe et dangereux. Une avarie sur l'avion qui relie Fernando de Noronha au continent, un double crime dont le mobile reste obscur, et la menace d'une gigantesque vague déferlante suffiront à montrer une fois de plus aux touristes - et à Tobias - que sous ces joyeux tropiques, les frontières entre fête, rêve et enfer ne sont jamais bien définies.
Ce volume contient:Romans: Le Grand Voyage (1963) L Évanouissement (1967) Quel beaudimanche! (1980) L Écriture ou la vie (1994) Le Mort qu il faut (2001) Préfaces à: E. Zamiatine, F. Claudín, G. Herling, L. Kolakowski, E. Poretski,P. Nothomb, Primo Levi, T. Kizsny.Essais: L Arbre de Goethe Mal et modernité Ni héros, ni victimes.Weimar-Buchenwald L Expérience du totalitarisme « A-t-on vraiment vécu quelque chose dont on n arrive pas à faire le récit, àreconstruire significativement la vérité même minime en la rendant ainsicommunicable? Vivre vraiment, n est-ce pas transformer en conscience c est-à-dire en vécu mémorisé, en même temps susceptible de devenirprojet une expérience personnelle? Mais peut-on prendre en chargequelque expérience que ce soit sans en maîtriser plus ou moins le langage? C est-à-dire l histoire, les histoires, les récits, les mémoires, lestémoignages: la vie? Le texte, la texture même, le tissu de la vie? »Quel beau dimanche!, 1980« Un jour viendrait, relativement proche, où il ne resterait plus aucunsurvivant de Buchenwald. Il n y aurait plus de mémoire immédiate deBuchenwald: plus personne ne saurait dire avec des mots venus de lamémoire charnelle, et non pas d une reconstitution théorique, ce qu aurontété la faim, le sommeil, l angoisse, la présence aveuglante du Malabsolu dans la juste mesure où il est niché en chacun de nous, commeliberté possible. Plus personne n aurait dans son âme et son cerveau,indélébile, l odeur de chair brûlée des fours crématoires. »L Écriture ou la vie, 1994