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Imaginaires des Sahariens. Habiter le paysage
Frérot Anne-Marie
CTHS EDITION
35,00 €
Épuisé
EAN :9782735507528
Extrait de l'introductionApproches des imaginaires«Interrogez les initiés lorsque vous ne savez pas.»Adage arabeDévoiler les imaginaires des femmes et des hommes du Sahara, tel est l'objet de ce livre en reconnaissance à tous les Sahariens rencontrés depuis une trentaine d'années, de tous celles et ceux qui ont accepté de livrer une part des visions de leur désert et outils de leurs relations intimes avec les lieux. Aujourd'hui, un grand nombre de ces interlocuteurs a disparu et, selon l'adage africain, un «vieux qui meurt est une bibliothèque qui brûle». Aussi était-ce un devoir de transmettre leurs savoirs sur le paysage, l'espace et le temps, et tenter de transcrire leurs images du désert. Ce livre est donc, avant tout, un témoignage du langage de l'espace, du tapis de mots et notions vernaculaires et du système d'objets symboliques comme médiateurs d'une culture inscrite dans un environnement particulier: le désert du Sahara africain.L'imaginaire dont il est question dans ce livre est géographique. Il fait référence à la réalité matérielle (climat, relief, organisation, usages et pratiques de l'espace, etc.), mais aussi aux mythes, aux possibles, à une conception idéale, idéelle ou abstraite du réel. Selon le statut social du locuteur, ses codes culturels, ses schèmes conceptuels, sa personnalité, son activité économique, politique, religieuse, etc., les discours sur l'espace diffèrent. Au final, les représentations individuelles et collectives se superposent, s'entremêlent et s'entrecroisent mobilisant tout autant les composantes spatiales relatives à la structure du lieu que les significations culturelles et sociales de celui-ci. C'est en ce sens que nous parlons «des» imaginaires des Sahariens. Car tous les groupes humains structurent leur espace et font naître des types de paysages qui sont aussi des possibilités d'actions en tant que réalités physiques matérielles et fonctionnelles. Analyser des représentations spatiales, c'est donc tenter de comprendre pourquoi et comment des femmes et des hommes voyagent, s'orientent, se repèrent, disent, nomment, maîtrisent, s'approprient, sacralisent leur espace.Nos objectifs sont multiples: envisager le paysage comme description et support de l'imagination; constituer une sorte de musée des images produites avant que les Sahariens ne se perdent dans une «imagerie prête à la consommation» dont le monde actuel connaît l'inflation; étudier les procédures de la production, transmission, réception et actualisation de ces images dans un contexte culturel, social et religieux qui en conditionne les formes et la manipulation; comprendre la géographie bâtie par les groupes sahariens en réponse à leurs besoins vitaux de fonctionnement et de reproduction. Ces nécessités, tant physiques que sociales, génèrent des procédures et des technologies spécifiques, se rapportant à des systèmes de régulation, et articulées sur les plans symboliques (contrôle intellectuel et modes de connaissance du milieu), matériel (transformation et appropriation du milieu) et structurel (découpage du territoire en unités fonctionnelles organisées par des réseaux d'ordre économique, social, religieux, politique, etc.).Décrypter les signes des relations codifiées entre les Sahariens et le désert, comprendre le rapport (individuel et collectif) aux territoires est un projet de géographie contemporaine inscrite dans le registre des valeurs culturelles, sociales et symboliques relevant d'un contexte économique particulier. Pour le dire autrement, l'environnement et le paysage ne peuvent être pensés en dehors des liens dynamiques matériels et idéels que les sociétés entretiennent avec la nature, et les logiques à l'oeuvre dans la production des territoires sont indissociables de leurs dimensions symboliques, des représentations de la nature et des perceptions du paysage comme contenu et contenant.«Les représentations mentales de l'espace sont subjectives, au sens où elles permettent à un sujet de se représenter un espace, en le rendant présent à la conscience.» Selon les travaux de psychologues comme Piaget, tout se passe comme si ce qui constitue la possibilité même de notre identité pouvait nous mener à la confusion de celle-ci. Que l'autre puisse me représenter, ou que je puisse me retrouver dans lui, voilà qui assure un des fondements de la sociabilité, mais situe d'emblée le fonctionnement psychique de l'Homme et la spatialité dans l'imaginaire, loin d'être un obstacle au développement de la pensée, ce mouvement projectif est nécessaire à son épanouissement et inscrit l'environnement dans une dialectique - au quotidien - entre réel et imaginaire, entre liberté de «rêverie poétique» et contraintes environnementales. Durand parle de «trajet anthropologique» pour décrire ce va-et-vient continu de l'image entre les «racines innées de la représentation» et les «intimations variées de l'environnement».
C'est dans le choix ambitieux de la liberté que s'inscrivent la sensibilité et le sens profond de l'oeuvre de l'artiste franco-argentine, Marie Orensanz. Son travail s'observe et s'analyse à partir du postulat inlassablement invoqué: « être libre ». Son univers profondément conceptuel aborde les questions du sens des choses, du langage, de l'infini à travers des installations, sculptures, photographies et dessins, qui mettent en scène des fragments (de marbres, de phrases, de plantes). La démarche de Marie Orensanz s'inscrit dans une recherche de dialogue avec le lecteur-spectateur. Un message subtil, parfois subliminal, jamais emphatique, toujours présent, traverse ses oeuvres, dans lesquelles se conjuguent texte et matière, pensée et forme, vide et plein.
Résumé : Court-termiste, polluante, rivée à ses seuls intérêts... Depuis une vingtaine d'années, un feu nourri de critiques s'abat sur l'entreprise, contestant sa légitimité. Naguère fierté nationale et dépositaire du progrès, elle se voit aujourd'hui chargée d'opprobre pour avoir contribué aux maux qui affligent la planète, du creusement des inégalités à la crise écologique. Les auteurs de ce livre en ont pourtant la conviction, l'entreprise est un bienfait. Que certains de ses acteurs l'aient un temps oublié ne fait que souligner l'urgence de la ramener à sa vraie raison d'être : son utilité pour la société. Et, à ce titre, elle a son rôle à jouer dans les défis colossaux qui marquent notre époque. Une telle ambition ne pourra aboutir sans une redéfinition collective du capitalisme. S'appuyant sur les leçons enseignées par les récentes crises et sur le regard croisé d'un grand patron et d'un professeur chercheur, L'Entreprise de demain veut poser les fondations de ce nouveau récit.
Cette présentation de questions africaines - dynamiques et mobilités, économie politique, conditions naturelles, population, campagnes et villes - réunit les textes de six géographes et d'un économiste. Elle apporte des éclairages à l'échelle d'un continent aux multiples facettes, souvent indéfinissable et qui ne cesse d'étonner par son inventivité, ses dynamiques internes et ses mobilités souvent liées à des stratégies de survie. Cet ouvrage, au-delà d'un support cognitif d'une question aux concours de l'enseignement secondaire, rendra service à tous ceux qui s'interrogent sur des espaces et des sociétés qui savent jouer des échelles.