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On ira voir la tour Eiffel
Fréha Pierre
ORIZONS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782296088450
Eté 1962, c'est l'exode vers la France : l'Algérie est indépendante. Quatre enfants, âgés de neuf à dix-huit ans, racontent à tour de rôle, et au fil des mois, leur expérience de l'exil et de l'abandon. La page de l'intégration peu à peu se dessine. Imperceptiblement. Comment résister à cette fièvre ? La moindre des choses, quand on est exilé, c'est de réussir, non ? Ils sont anéantis par le désastre, frappés par l'ironie d'un soi-disant retour sur une terre à laquelle ils ne sont liés que par quelques années d'école communale et les slogans d'un régime colonial qui ne s'attendait pas à devoir imposer à ses administrés un tel réajustement. C'est que l'intégration n'attend pas, les belles années 60 trépignent d'ajouter ces enfants au cadre si parfait de la capitale française en les invitant à s'élever jusqu'à elle, en faisant fi du passé récent et des siècles vécus sous d'autres cieux...
Rarement aperçu autant de têtes à claques qu'à Saly, station balnéaire à 80 km au sud de Dakar. Sénégaulois... Les gens d'ici n'ont que ce mot à la bouche. Sénégal d'un côté, Gaule de l'autre. Hmmm. Héritage colonial ? Théorie de la tribu ? Promoteurs, agents immobiliers, agents de voyage, gérants de boulangerie, voire de supermarché, c'est eux, les Sénégaulois ? Oui.
A la mort de son meilleur ami, Mirsad Bukvic est confronté à une situation inédite d'héritage impliquant les fameux réseaux sociaux. Il va parcourir une partie du monde pour tenter de résoudre un problème qu'il ressent à juste titre comme insoluble. Mi polar mi conte philosophique, petit jeu pervers entre clause testamentaire et manipulation familiale, réflexion discrète sur les réseaux sociaux ? Il y a un peu de tout cela dans Harrison. Quel est l'impact de ces réseaux sur nos vies actuelles ? Des règles familiales ancestrales pourraient-elles être leur victime ? Que dire si par-dessus le marché nos animaux domestiques font les frais de tout ce cirque ?
Damien Renoueux, archéologue qui jouit d'une certaine reconnaissance auprès de ses pairs, cherche un éditeur pour l'ouvrage qu'il vient de terminer sur l'Egypte ancienne. En parallèle, Damien a une activité pour le moins étonnante : la vente de slips à son domicile, avec essayage au besoin. Alors qu'une éditrice enthousiaste lui promet une publication, le silence s'installe, et Damien commence à douter : a-t-elle changé d'avis ? Court-elle après un auteur plus bankable ? Un regard lucide, ironique et drôle sur les dessous de l'édition et les jeux de pouvoir dans le monde littéraire.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.