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Parcours transnationaux de la démocratie : transition, consolidation, déstabilisation
Fregosi Renée
PETER LANG AG
50,85 €
Épuisé
EAN :9789052017358
Les formes nouvelles de mondialisation à l'oeuvre depuis une trentaine d'années ont accéléré la diffusion internationale de concepts et de visions du monde, de projets de société et de paradigmes de développement. Elles ont également favorisé la concomitance de changements de référentiels et la reproduction de processus politiques dans des situations locales diverses. De l'Europe méridionale à l'Afrique et l'Asie en passant par l'Amérique latine et l'Europe de l'Est, les transitions à la démocratie des années 1970-1990 ont ainsi ouvert de nouveaux chantiers intellectuels. La science politique, invitée à réactiver ses théories de la démocratie, a considérablement élargi le champ du comparatisme interrégional en proposant de nouveaux universaux. Les élections justes et libres d'une part, la justice transitionnelle d'autre part, ont constitué les fondements à plus ou moins court terme des démocraties restaurées, légitimant les nouveaux régimes nés sur les décombres de l'autoritarisme et ouvrant la voie à la consolidation démocratique. Toutefois, les exigences de la "bonne gouvernance" ont rapidement standardisé ces pratiques en leur conférant de nouvelles significations politiques, parfois très éloignées de leurs objectifs originels. C'est dans ce contexte que le populisme est (re)devenu une figure importante du jeu politique contemporain pour s'imposer, durant les années 2000, comme une forme d'exercice du pouvoir dominante dans le monde. On observe alors une série de glissements ou de renversements parfois inattendus entre démocratie et autoritarisme, tant dans l'ordre des discours que dans celui des pratiques, qui témoignent de la perpétuelle imbrication de modes de gouvernement souvent pensés comme antinomiques et de la polymorphie démocratique au seuil du XXe siècle.
Système de pensée à la fois théologique, juridique et sociopolitique, l'islam a-t-il des difficultés particulières à reprendre à son compte les fondements sur lesquels reposent la laïcité à la française (et notamment les Lumières)? Peut-il laisser ses fidèles se référer à un État émancipé de tout principe divin? D'un autre côté, il est évident qu'il doit bien s'adapter à une situation sans guère de précédents: plutôt que de penser la laïcité dans l'islam, il faut penser l'islam clans la laïcité. La laïcité se trouve de plus en plus interpellée dans sa capacité à répondre à des demandes cultuelles nouvelles et, plus largement, à réguler une société religieusement plurielle. Ce livre ambitionne de prendre toute la mesure des mutations qui traversent actuellement les communautés musulmanes de France et oeuvrent à la redéfinition des contours de l'islamité dans un environnement sécularisé et pluraliste. Penser et vivre l'islam dans la laïcité est sans doute un défi audacieux. C'est pourtant celui que vivent au quotidien les musulmans de France, sous le regard d'une société inquiète d'une diversité qui l'oblige à penser autrement les équilibres entre religion et État hérités du passé. Biographie de l'auteur Franck Frégosi est directeur de recherche au CNRS au sein de l'unité PRISME (Université Robert Schuman) de Strasbourg. il enseigne par ailleurs à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence où il dirige le parcours recherche du master Religion et Société. Spécialiste des questions d'organisation du culte musulman et des modes d'expression de l'islam dans l'espace européen, il a publié et dirigé plusieurs travaux sur ces thèmes.
Après usage, les héritiers de François Mitterrand ont rendu l'instrument partisan dans l'état où leur mentor l'avait trouvé en 1969, lorsque Gaston Deferre obtint moins de 6% à l'élection présidentielle. Comment le Parti socialiste est-il tombé si bas ? "Socialiste depuis trois générations" comme elle aime à se présenter, Renée Fregosi adhère au Parti socialiste en 1976 et fera partie du personnel permanent de la Rue de Solferino entre 1980 et 1997. Son parcours personnel au Parti Socialiste français des années 70 à nos jours est à bien des égards emblématique de l'évolution et des errements de la gauche non communiste, en France mais aussi dans le monde à travers l'Internationale Socialiste. A l'approche du quarantième anniversaire de la victoire socialiste de mai 1981, Renée Fregosi revient sur les relations ambiguës du PS français avec la social-démocratie, mêlant anecdotes vécues, expérience militante, actions de coopération internationale et réflexions. De nombreux personnages célèbres de la vie politique française et internationale des dernières décennies y sont évoqués, les mentalités et les moeurs politiques y sont étudiées en entomologiste. Mais au-delà de ses turpitudes qui l'ont conduit à son déplorable déclin, le PS est aussi coupable de laisser béant cet espace qu'aucun acteur politique n'est réellement susceptible de combler de façon satisfaisante aujourd'hui pour articuler à nouveau ce que Jaurès appelait la République politique, la République laïque et la République sociale.
Quatrième de couverture La diversification croissante du paysage religieux contemporain s'impose comme l'une des caractéristiques majeures des sociétés occidentales et notamment de la France laïque. Cette situation interpelle autant les responsables des religions ayant une assise historique ancienne que les responsables des pouvoirs publics. Les premiers, déjà touchés par un affaiblissement numérique généralisé, se trouvent confrontés à des expériences nouvelles de cohabitation religieuse avec des religions d'implantation récente comme le bouddhisme, ou de réimplantation massive (cas de l'islam). A quoi s'ajoute la multitude des groupes et mouvements « socialement controversés » habituellement rangés dans la catégorie de « sectes » . Quant aux pouvoirs publics, ils sont également concernés, principalement à l'échelle des communes. Dans cet ouvrage collectif, les auteurs ont voulu, sur la base d'études de terrain, de monographies et de témoignages d'acteurs (élus locaux et religieux), mesurer la régulation étatique et laïque du pluralisme religieux en France à l'aune de situations et d'expériences locales. Ce livre, qui analyse différents aspects de l'insertion locale des groupes religieux et de politiques municipales plus ou moins audacieuses, permet aussi de découvrir des exemples de gestion originale de la diversité religieuse.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.