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Le journal de voyage du Cavalier Bernin en France
Fréart de Chantelou Paul
MACULA
35,00 €
Épuisé
EAN :9782865890668
Le 2 juillet 1665, Bernin, 67 ans, familier des rois et des papes, arrive à Paris auréolé d'une gloire immense. Fréart de Chantelou, 56 ans, est chargé de l'accompagner et de le servir. C'est un gentilhomme de grande culture, parlant italien, ami et collectionneur de Poussin. Pendant cinq mois, il va noter jour après jour les faits et gestes de son hôte.?Nous voyons Bernin aux prises avec Colbert, luttant contre la cabale des architectes français, s'acharnant à séduire un Louis XIV de 27 ans fasciné par sa propre image. Il lui promet "le plus grand et le plus noble palais d'Europe" et s'écrie, dès leur première rencontre : "Qu'on ne me parle de rien qui soit petit !"?Chantelou nous conte par le menu les deux grandes affaires du voyage : le palais et le buste du roi. Bernin dessine quatre projets pour le Louvre. Nous assistons à toute l'entreprise - du plan à la première pierre. Son monument ne sera pas construit mais, de Hampton Court au palais royal de Stockholm, il influencera l'Europe pendant un siècle par le truchement de la gravure.?L'exécution du buste, telle que Chantelou nous la décrit, est un véritable traité de sculpture baroque : premiers crayons sur le vif ("pour s'imprimer le visage du roi dans l'esprit"), choix du bloc, ébauche... Puis vient, avec une virtuosité stupéfiante, l'attaque directe du marbre, poussée "jusqu'à la sueur" et au-delà...?Le Journal nous offre un éclairage précieux sur les mécanismes de la décision et sur les pratiques de la société de Cour - société d'influence où d'intenses rivalités s'affrontent sous le vernis d'une langue à l'économie sans pareille.
Résumé : L'intérêt de la médecine chinoise face aux risques de cancer, expliqué par le Docteur Jean-Luc Amouretti L'Europe concentre 23, 4 % des cas de cancer dans le monde, alors qu'elle ne représente que 9 % de la population mondiale. Les populations asiatiques, elles, développent peu de cancers, mais l'incidence de ces pathologies chez les migrants chinois et japonais dans les pays occidentaux rejoint très vite celle de leur pays d'adoption. Comprendre les conditions et le terrain qui favorisent l'apparition du cancer est le premier pas pour le prévenir. C'est que permet la médecine chinoise qui, depuis plus de 2 000 ans, propose cinq orientations essentielles de bonne santé : savoir manger, respirer, se reposer, bouger et aimer. En réajustant les processus de circulation et la qualité des liquides corporels (Yin) et du métabolisme (Yang), la médecine chinoise prévient les maladies et accompagne efficacement le traitement allopathique du cancer. Le Dr Amouretti, médecin généraliste diplômé en médecine chinoise, fort d'une expérience clinique de plus de trente ans, développe les grands principes de cette médecine millénaire et donne des conseils, notamment diététiques, pour les cas de cancers les plus fréquents : sein, prostate, poumon. Il construit, tout au long de ce livre accessible à tous, un pont entre médecine chinoise et médecine occidentale, pour nous aider à protéger notre équilibre physique, psychique et sprirituel.
Univers en continuelle expansion, composé de milliers d'éléments disparates, Londres échappe à l'entendement. Pas d'autre moyen pour comprendre la ville que d'accepter de s'y perdre - et de s'ouvrir ainsi à des rencontres inattendues.Cet ouvrage invite à un parcours urbain insolite et décalé, au fil de trente rencontres avec un architecte, des photographes, des activistes, des collectionneurs, des libraires, des éditeurs, des cinéastes, un jardinier, des musiciens... Avec, pour seul principe de navigation, une progression du centre vers la périphérie, de l'officiel vers l'underground.A la fois dérive, enquête, jeu de piste, récit de voyage ou d'aventure, cet ouvrage est un documentaire subjectif et poétique de la scène culturelle et sociale de Londres aujourd'hui. A chaque lecteur de recomposer à sa manière, au fil de sa lecture, le puzzle de la ville.
Résumé : Roland Fréart de Chambray (1606-1674) lut l'une des figures essentielles de l'administration des arts en France dans les années 1636-1645. Commis de François Sublet de Noyers, son cousin et très puissant Surintendant des Bâtiments. il participa à des missions en France comme en Italie afin de valoriser et d'illustrer la magnificence du roi et de l'Etat. Il fut ainsi chargé de collectionner des antiquités italiennes et de commander des moulages de sculptures romaines pour décorer les maisons royales. Après une intense période d'activité, Chambray se consacra à la rédaction et l'édition d'ouvrages. Il écrivit le Parallèle de l'architecture antique avec la moderne en 1650 et L'Idée de la perfection de la peinture en 1662. deux textes fondamentaux pour la théorie de l'art au XVIIe siècle. Le Parallèle, illustré d'un corpus considérable de gravures et fondé sur l'utilisation des grands traités architecturaux de la Renaissance, se présente comme un véritable texte polémique d'architecture prônant la supériorité des Anciens sur les Modernes et fait de son auteur le défenseur moderne de l'architecture antique. Dans l'Idée de la perfection, Chambray définit les principes fondamentaux de la peinture, en se fondant sur une relecture des plus importants traités esthétiques et en cherchant à les confronter à des gravures des ?uvres de Raphaël ou de Michel-Ange. Il critique ainsi les " techniciens " de l'art de peindre mais aussi les maniéristes et fonde une théorie de l'art conçue comme une science rationnelle où pensée et géométrie l'emportent sur les sens. Frédérique Lemerle-Pauwels et Milovan Stanié introduisent cet ouvrage en rappelant le contexte politique. institutionnel. familial et artistique de l'élaboration des traités, ainsi que leurs enjeux esthétiques.
Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les c?urs, Tamara Drewe est l'Amazone urbaine du XXIe siècle. Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gravées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds, c'est-à-dire à la fois poignante et absurde. Librement inspiré du roman de Thomas Hardy Loin de la foule déchaînée, un portrait à charge délicieusement cruel et ironique de l'Angleterre d'aujourd'hui.
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).