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Puis-je hurler ?
Frayssinet Dani
SULLIVER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782351220825
Le décor: urbain, saturé de voitures, de publicités, de bruit et de fureur. L?époque: début de siècle, fin de cycle. Les protagonistes: des jeunes adultes, plus si jeunes en réalité, en dépit de leurs façons de vivre. Tous au travail mais se tenant, qui par choix, qui par orgueil, qui par peur, qui par inadaptation, en marge du flot majoritaire. Solitaires, isolés, y compris dans le foisonnement de leurs nuits citadines. Ils vont se renifler, s?attirer, s?opposer, se chercher, se quitter au fur et à mesure que la situation se tend autour d?eux et par l?effet de leur action. Pour autant, cette histoire n?est pas tant celle de leurs relations que celle de leur confrontation rageuse au monde qui les entoure, à ce système qui leur laisse toujours moins d?espace, qui tend chaque jour à imposer la résignation comme idéologie de survie.
Résumé : Le livre d'activités pour épater ses copines ! Les jeunes filles d'aujourd'hui adorent bricoler et sont toujours fières d'arborer leurs propres créations. Voici une foule d'idées originales pour parfaire son look, décorer et personnaliser sa chambre, préparer les fêtes ou les vacances et offrir de chouettes cadeaux. Plus de 100 modèles simples à réaliser et dans l'air du temps pour toutes les créatrices de 8 à 12 ans. A la maison ou en collectivité, toute seules, entre copines ou guidées par un adulte, elles s'amuseront pendant des heures à concevoir des objets faisant appel à des techniques faciles et variées et des matériaux très abordables ! Et grâce à la liste détaillée du matériel, aux illustrations, aux explications en pas à pas et aux patrons, la réussite est assurée !
La poésie de Manuel Forcano est délicate, profonde et sensuelle. Elle s'est nourrie au lait des humanismes et à l'eau de Méditerranée: des lyriques grecs et latins de l'Antiquité, des classiques arabes et hébreux qu'il a traduits. Pourtant, elle reste limpide, simple, toujours liée à l'expérience vécue, à la quotidienneté. Le voyage, très souvent, ou le souvenir du voyage, sont les prétextes du poème. Pour un rien, soudain, les souvenirs affleurent et avec eux remonte la chaleur des touchers, la géographie des corps et puis bien sûr la nostalgie. Nostalgie de ce qui fut et qui n'est plus. Nostalgie même de ce qui n'est jamais advenu. Superficielle nostalgie, car, sous la peau du souvenir, le désir est une plaie encore ouverte et la vie ne demande qu'à exulter. Les poèmes choisis pour ce recueil sont autant de pages arrachées au carnet de bord d'un marin revenu à sa table, au terme de bien des périples. Carnets tendrement désabusés où le désir et le plaisir ont pris le nom des vents et des courants qui portèrent le navire d'une escale à une autre, d'un amour à un autre, tout autour de la Méditerranée. Manuel Forcano dit lui-même dans l'un de ces textes: "Se souvenir / c'est être la vigie d'un navire coulé / et crier sous la mer / Terre en vue!". Lire ce recueil revient à s'embarquer à son bord, aveuglé, impatient, sans rien savoir des vagues.
Parce qu'il désapprouve la violence à laquelle le condamne l'exercice de la souveraineté, le prince Nébride quitte son royaume et choisit l'exil. Yarfoz, un savant hydraulicien, s'est mis en route à sa suite. Et les voilà qui s'aventurent, ces deux justes en quête d'humanisme, parmi des peuples imaginaires et des cités fabuleuses, à la rencontre d'autres moeurs et d'autres lois, dans un voyage initiatique qui prend peu à peu la forme d'une interrogation sur les fondements mêmes de l'organisation sociale... Rafael Sánchez Ferlosio occupe une place particulière dans la littérature espagnole contemporaine. Parus dans les années cinquante, ses deux premiers livres avaient connu un succès considérable. Le silence qui s'ensuivit témoigna de son opposition au régime. Et c'est bien dans cet exil intérieur qu'il faut chercher la source du palimpseste que voici, où la réflexion sur le pouvoir s'accorde magnifiquement aux démesures de la légende et de l'épopée.
La réapparition des films de Debord, après 20 ans d'absence, relève d'une duplicité certaine: la machine récupératrice va sen emparer, faisant des films un objet de fétiche pour contemplateurs béats et "branchés"; pire, elle en fera des ?uvres d'art, des objets culturels, quelques avatars de l'inoffensif cinéma expérimental. Hors des contextes et des objectifs d'action directe comment réagir à l'une des phrases-clés du Film Hurlements en faveur de Sade: "Le cinéma est mort."? Comment comprendre l'affirmation dans Guy Debord son art et son temps: "Et maintenant, je me propose d'être anti-télévisuel dans la forme comme j'ai pu l'être dans le contenu"? Les alliés du spectacle édulcoreront le contenu politique des films, feindront de ne pas les comprendre; mieux: ils classeront les idées dans les musées mortifères de leur histoire, dans les tiroirs poussiéreux de l'académisme. Non, l'art n'est plus aujourd'hui que l'ennemi de la conscience; la culture n'est plus qu'un simulacre qui sert à légitimer le prix de la marchandise, et l'histoire politique est aux mains de désinformateurs patentés. Mais pourquoi retarder l'échéance? Debord connaissait déjà ces mécanismes; renversant Hegel qui écrivait que le faux était un moment du vrai, il savait que le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Le spectateur d'aujourd'hui, dont on a rempli la courte mémoire de lambeaux épars et décomposés d'une illusoire conscience historique, dont on a programmé la liberté, aliéné le corps, pardonné tous les péchés, n'est pas seulement entouré par le faux, il en est lui-même un produit, et il le sait. Nous parlions de duplicité, l'autre versant en est ce moment du vrai sur nos écrans; tout comme l'histoire de la révolution espagnole ou celle des conseils ouvriers de Hongrie demeurent les terrains de luttes où les positions des uns et des autres se dévoilent, la ressortie des films de Debord pourra tout au moins servir à ceci: faire parader leurs ennemis.
Grand écrivain dont le style était unanimement admiré, même par ses adversaires, Jean-Jacques Rousseau n'avait pas cependant l'écriture facile. De cet ennemi de la correspondance, ne nous sont pas moins parvenues quelque 2 700 lettres écrites de 1730 à 1778. Une vie d'homme n'est pas uniforme, et celle de Rousseau moins que toute autre, aussi ses lettres sont-elles d'une grande diversité. Certaines sont familières ou personnelles, révélatrices d'un tempérament susceptible de passions ardentes. Certaines, touchantes, vont à celle qui partagea son quotidien pendant trente-trois ans et n'hésita jamais, à partir de 1762, à le suivre dans son exil. La correspondance révèle aussi, chez ce solitaire par choix et par force, son besoin d'autrui, son exigence de compréhension toujours déçue, sa conception intransigeante de l'amitié. "Je fus ami si jamais homme le fut", assure-t-il dans Les Confessions. Autre Rousseau encore, et qu'on ne pouvait ignorer, le philosophe qui constitue son "magasin d'idées" et surtout, en 1756, la lettre qu'il adresse, sur la Providence et la théodicée, au Voltaire du Poème sur le désastre de Lisbonne. Autre Rousseau enfin, celui qui s'exprime, de plus en plus angoissé, quand, après les désastres de Môtiers et de l'île de Saint-Pierre, il pénètre dans l'univers effrayant de la paranoïa des dernières années. Il serait artificiel de présenter cette correspondance selon un ordre thématique. Mais suivies une à une, dans l'ordre chronologique, les 78 lettres de ce florilège font percevoir les étapes successives d'une vie, d'une carrière et d'une pensée.