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Roberto Rossellini
Frappat Hélène
CAH CINEMA
7,95 €
Épuisé
EAN :9782866424831
Roberto Rossellini est pour la postérité le fondateur du néoréalisme avec Rome, ville ouverte et le précurseur du cinéma moderne avec voyage en Italie. Premier documentaire sur la destruction de la vieille Europe par le nazisme, la force inédite de Rome, ville ouverte provient de la position morale de son auteur pour qui le réalisme en art est avant tout affaire de vérité. Avec Paisà, traversée de l'Italie du sud au nord dans les pas des soldats américains, et Allemagne année zéro, tourné dans les rues de Berlin en ruines, il signe une trilogie en forme d'exploration d'un monde inconnu, celui de l'après-guerre. Il est difficile aujourd'hui de se représenter le scandale provoqué par le "couple adultère" Ingrid Bergman-Roberto Rossellini qui engendre cinq grands films que l'on peut voir autant comme des documentaires sur leur relation que comme l'observation clinique du nouveau monde "moderne" qui tente de se rebâtir sur les ruines de l'ancien. Voyage en Italie est le film de cette révolution du cinéma qui bouscule les règles du récit comme la nature des personnages, proposant au spectateur lui-même de vivre le temps du film une véritable expérience intime. La voie de la nouvelle vague est ouverte. A partir des années soixante, Rossellini, persuadé que la télévision est désormais le lieu de toutes les inventions, consacre la fin de sa vie à une série de téléfilms didactiques sur l'histoire de l'humanité et de ses grands penseurs: L'âge du fer, Le Messie, Socrate. Cette dernière partie de son ?uvre, la moins connue, tire encore aujourd'hui sa force de la puissante utopie qui l'a vue naître. Biographie: Hélène Frappat est écrivain. Elle est l'auteur de deux romans parus aux éditions Allia: Sous réserve (2004) et L'Agent de liaison (2007). Elle est également critique de cinéma et auteur de Jacques Rivette, secret compris (Cahiers du cinéma, 2001). Elle produit Rien à voir, magazine mensuel de cinéma sur France Culture.
Règle numéro 1. II ne doit se trouver, à l'intérieur de ce livre, aucun mensonge. Règle numéro 2. Je dois y avouer, sans exception, tous mes mensonges. Hélène Frappat est née à Paris en 1969. Sous réserve est son premier roman.
Un ancien mari tombe le masque en emportant mes bijoux ; une armée de traîtres complote dans l'ombre ; deux espionnes n'auraient jamais dû se rencontrer ; un bègue croise une kleptomane oublieuse des prénoms ; le jour tombe, serai-je encore en vie pour voir un autre jour se lever ? ; n'oublie jamais d'épouser ta couverture ; ma bague volée passe de doigt en doigt ; pendant ce temps, les enfants disparaissent ; écoute, et tu seras sauvée ; je serai l'espion qui unit : l'agent de liaison. une nuit, pourtant, Je m'introduis dans une petite maison dont j'ai obtenu à grand peine l'adresse, et je fouille toutes les pièces, plongées dans le noir, à la recherche d'un coffret de bijoux. J'ai à peine trouvé la boîte que le locataire de ce pavillon de banlieue entre à l'improviste chez lui, et tente de m'arracher mes bijoux. mon espionne m'accosta : Nous nous trouvons ensemble je ne sais où. Nous sommes debout de part et d'autre d'un petit secrétaire qui nous sépare. Il a la morgue fuyante du mari de Joan Fontaine dans Soupçons. Je lui propose un marché : Rends-moi les bijoux, et en échange je te donne : TOUT. qui es-tu ? J'aime la nuit. Je suis plus libre que le jour. Tout m'appartient au crépuscule. Je veux tout voir ; et j'ai presque tout vu. Il est toujours minuit pour moi. Lorsque le jour s'éclipse au ras des toits, que les angles précis des immeubles se détachent dans la masse blanche du ciel avant de se dissoudre en ombres noires, je sors de chez moi. A cette heure indécise où l'oeil humain perd ses repères, à cet instant que les militaires choisissent pour lancer les attaques sur les champs de bataille, je fais le guet, à l'affût de ce que les hommes du jour ne nous disent pas. La nuit, je surprends les crimes des traîtres et les manoeuvres félines des voleurs et des espions. La nuit, celui qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre constate que les mortels ne peuvent cacher aucun secret.
Petite déjà, Emmanuelle portait un chemisier Cacharel en liberty dont les pointes du col percent encore le coeur de L., vingt ans plus tard. Petite déjà, L. semblait vivre son enfance à travers celle de son amie, en spectatrice attentive, discrète, ultrasensible. Nul frôlement surpris de loin dans les ombres floutées de la grande maison de la vallée de Chevreuse, siège de secrets tus où elle n?était qu?invitée de passage, ne lui a échappé. Il n?est pas de silence, complice ou contrit, flottant entre les parents d?Emmanuelle ou entre l?enfant et sa mère, qui ne résonne encore à son oreille. De cette vie voisine, elle n?a rien raté, sinon les vingt années qui viennent de s?écouler, passées à rater un peu la sienne mais comme on manque un train. C?est dans le train, justement, celui qui l?entraîne vers les retrouvailles inattendues, inespérées, avec Emmanuelle, que la jeune femme devenue mère d?un petit garçon à moitié italien réorganise aujourd?hui ce passé ébréché, dans le reflet des vitres brouillé par le paysage, qui toujours peut en cacher un autre. Roman historique de l?instant, Inverno commence comme un polar, fait mine parfois de taquiner le mélo et dessine en condensé, sans en avoir l?air, comme les enfants tracent des visages dans la condensation sur les vitres des trains (toujours les trains), le destin de trois générations de femmes. Dans un geste esthétique à la grâce inquiétante, l?auteur tisse une structure en lanterne magique, qui bouleverse la chronologie pour mieux saisir la vérité d?un soupir, la blessure d?un regard, le tressaillement d?un coeur. Avec une délicatesse et une justesse rares, Hélène Frappat explore la position du témoin qui surprend chacun à la lisière de soi, au bord des autres. Objet littéraire singulier, cinégénique et musical, Inverno effeuille les mystères de la mémoire et fredonne la dissonance des émotions, sur l?air d?une fugue où la nostalgie n?est jamais dénuée de violence.
Dans l?enfance, Emmanuelle a été la meilleure amie de L. Vingt ans plus tard, elle resurgit dans sa vie, l?invitant à lui rendre visite en Bretagne. Avec une délicatesse et une justesse rares, "Inverno" effeuille les mystères de la mémoire et fredonne la dissonance des émotions, sur l?air d?une fugue où la nostalgie n?est jamais dénuée de violence.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.